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Femmes Aid à Rosso : Mettre fin à la violence contre les femmes 18 avril, 2010

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femmesaid.jpg Cérémonie officielle de l’ouverture du centre d’écoute       femmesaidvuedelasalle.jpg Un auditoire attentif

C’est le 15 avril que la cérémonie de l’ouverture du Centre de Prévention contre la violence à l’encontre des femmes a eu lieu en présence du wali  mouçaid et du hakem de Rosso, des représentants de plusieurs Ong et de nombreuses femmes.  Il reviendra au coordinateur Hassan Ould Belloul de présenter  l’Ong Femme Aid. Une Ong qui a depuis longtemps, entrepris des actions de lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes.  C’est ainsi  qu’elle  a, depuis 2000, inscrit dans ses plans d’action et réalisé des activités de lutte contre les violences. Il s’agit notamment de  la réalisation du film ‘Lumières sur l’excision’, de l’élaboration et de la diffusion de brochures, d’affiches et dépliants sur les MGF, d’une série de formations et de sensibilisation à Nouakchott, en Adrar, au Gorgol et au Trarza  sur les MGF et d’actions de plaidoyer et de lobbying. Le coordinateur précisera que le programme actuel était une concrétisation de la collaboration entre la société civile et  les partenaires techniques et financiers (PTF) de
la Mauritanie, notamment l’Union européenne qui intervient à travers son programme «Instrument Européen Pour
la Démocratie et les Droits de l’homme (IEDDH) : Prévenir les violences  à l’encontre des femmes ».

Après la présentation de l’association, de la mission du centre d’écoute  par le coordinateur, Mme  Soultana Mint Mohamed Yahya, présidente de l’Association a pris la parole pour s’adresser à l’assistance. Dans son allocution, Mme Soultana Mint Mohamed Yahya a rappelé que malgré le rôle de première importance que la femme joue dans la société elle continue de subir diverses formes de violences. Ce phénomène a pris une telle ampleur que la situation ne préoccupe plus seulement les femmes et leurs associations, mais aussi les décideurs, les institutions nationales et internationales, la société civile, les experts , les éducateurs, etc. Il est devenu urgent  dira-t-elle de déployer d’énormes efforts pour mettre fin à cette situation. Une femme sur trois dans le mode est victime de violence selon des rapports des Nations Unies rappellera Mme Soultana Mint Mohamed Yahya. Cela constitue une flagrante violation des droits de l’homme. La présidente de l’association rappellera les objectifs et la mission du centre d’écoute de Rosso. Il s’agit notamment de contribuer à la prise en charge psycho médicale des femmes et des filles victimes de violence (viol, MGF,  violence physique, etc.) à travers des prestations gratuites, de créer une base de données sur les violences qui sont souvent passées sous silence et d’offrir une base d’information  pour les besoins scientifiques et de plaidoyer, d’expérimenter le fonctionnement de ces structures en vue de les élargir  au besoin. Le centre d’écoute a pour mission entre autres, de recevoir les femmes et filles victimes de violence, de leur offrir les premiers soins, de référer les  cas nécessitant une prise en charge médicale aux structures  sanitaires compétentes  (dispensaires, hôpitaux)  avec un accompagnement du centre, d’assurer une prise en charge psychologique et une assistance juridique des victimes.  Pour atteindre ces objectifs le centre est doté d’un personnel pluridisciplinaire en mesure d’assurer et de garantir les missions qui lui sont assignés : une sage femme, un conseiller juridique, un assistant social, un coordinateur.

Mme Soultana Mint Mohamed Yahya a vivement remercié l’Union européenne qui à travers son programme ‘Instrument Européen pour
la Démocratie et les Droits de l’Homme’ a appuyé l’ONG Association Femme / Aide pour la réalisation du centre d’écoute de Rosso et de celui d’Atar qui sera inauguré incessamment.

Après le mot du Wali qui félicitera et encouragera Mme Soultana Mint Mohamed Yahya pour le travail qu’elle accomplit, les autorités avant de prendre congé, ont visité le centre.  Des locaux fonctionnels et bien équipés dans un site approprié au quartier Escale de Rosso.

Djigo Aboubakry 

 

Décès du Dr Mourtoudo Diop 11 juin, 2009

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mourtoudo.jpg

Le combattant Moutoudo est allé rejoindre son ami de longue date, feu Saydou Kane. Que la terre leur soit légère.

La Mauritanie vient de perdre l’un des ses illustres hommes politiques, en l’occurrence, le Dr Mourtoudo Diop, doyen des opposants mauritaniens, qui vient de rendre l’âme, ce jeudi à l’hôpital de Nouakchott.

L’homme s’est fortement impliqué dans le combat politique contre la dictature depuis les années de braise et récemment, aux côtés du Fndd, où au terme de l’ACD, il a appelé la coalition anti-putsch à soutenir la candidature de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Dans son plus récent entretien dans les colonnes de la presse, il s’est confié au Rénovateur Quotidien, dans son édition 619, en date de mai dernier. Ci-après, l’interview de ce grand combattant de la vérité, dont la disparation restera ancrée dans nos esprits, aussi longtemps que la Mauritanie n’ a pas retrouvée les lettres de noble de justice, de convivialité et de bien-être économique et social.

Docteur Mamadou Samba Diop Alias Mourtodo est une figure très connue dans les mouvements de lutte politique pour la revendication de l’égalité, de justice et de meilleure cohabitation entre les composantes nationales de la Mauritanie.

L’homme dont la personnalité se confond à ce combat opiniâtre au nom de la défense des opprimés et des exclus d’un système impitoyable incarné à l’époque par le régime autocratique de l’ancien dictateur Ould Taya et dirigé notamment contre une communauté, a mené cette bataille dans la clandestinité, à l’étranger avec d’autres de ses frères forcés à l’exil.

L’intellectuel le plus recherché des années de braise est sorti de la clandestinité après la chute du régime de Taya. Aujourd’hui il se consacre plus que toujours à son projet d’une Mauritanie réconciliée avec elle-même.

Souvent voué aux gémonies par des lobbies politiques qui le diabolisent au point que jusque-là son parti politique qui existe depuis dix dans l’illégalité n’arrive pas à trouver un récépissé de reconnaissance pour exercer pleinement ses activités. Nous l’avons rencontré pour vous, dans cet entretien exclusif accordé au Rénovateur.

Le Rénovateur : Ancienne figure de la lutte clandestine, opposant farouche au régime Ould Taya, défenseur de la cause des opprimés, notamment au temps de la chasse à l’élément noir, Dr Mourtoudo, Quelle appréciation faites-vous aujourd’hui de la situation politique du pays ?

Dr Mourtoudo : Pour me résumer, cette situation chaotique, elle est provoquée par l’entêtement des militaires incapables de sécuriser le pays et qui sont habitués aux gains faciles que leur offre la confiscation du pouvoir. Ils y sont depuis trente ans et y accumulés villas, fortunes, bagnoles et honneurs. Ils mettent leurs intérêts personnels au-dessus de la Mauritanie. Aziz est le pur produit de Taya. L’action de Hanana leur a poussé à se débarrasser de leur Maître, mais en réalité ils n’ont pas changé.

Ils ne connaissent que la terreur, la répression, la division. Ils ont aggravé tous les mots du pays. Ils mènent le même combat que Taya sous un autre contexte qui ne tolère plus le despotisme, ni leur façon d’agir. Aziz est égal à Taya ; c’est pourquoi comme à l’accoutumée, nous continuerons à le combattre, à défier son système obtus, autocratique, haineux et revanchard. Le pays est appauvri, isolé, menacé de dislocation. L’entêtement d’Aziz qui croit que la Mauritanie est une caserne a placé notre pays dans une logique de confrontation qu’il est souhaitable d’éviter.

Le Rénovateur : Vos rapports avec votre ancien frère d’arme, le leader de l’AJD/MR ne semble pas se porter mieux. Pourquoi ?

Dr Mourtoudo : Il ya a parmi eux, des amis, des disciples qui me respectent. C’est pourquoi je continue de garder le même rapport avec ceux-là, tout en rappelant que je n’ai jamais été militant d’AJD/MR. Je suis Président d’un parti politique appelé en pulaar : Dental Kaaldigal Leyyi Muritani, c’est-à-dire le Rassemblement pour le Dialogue des Nationalités Mauritaniennes DEKAALEM/RDNM. Ce parti existe depuis dix ans dans la clandestinité.

Il a déposé ses dossiers depuis 9 mois au Ministère de l’Intérieur. Etant donné qu’il est affilié au FNDD, Aziz a refusé de le reconnaitre. La junte a reconnu 12 partis qui l’applaudissent et piétine le mien qui le défie. Ceci prouve qu’Aziz est autocrate et non démocrate.

Le Rénovateur : Qu’est-ce qui explique aujourd’hui votre adhésion au FNDD qui est un regroupement hétéroclite de politiciens de tous horizons ?

Dr Mourtoudo : C’est le bouleversement et la recomposition politique qui l’ont provoqué. C’est une coalition hétéroclite, contre nature, mais nécessaire. Le FNDD est un véritable laboratoire où des courants qui s’affrontaient se sont retrouvés malgré eux pour s’opposer au fascisme. Leur dénominateur commun est le retour de Sidi au pouvoir. C’est un principe que nous soutenons fermement. Le FNDD est la seule coalition dynamique qui s’est opposée courageusement aux militaires.

Ces militants ont transcendé des clivages surannés pour affronter une dure répression afin de sauvegarder la démocratie. Il a permis à des mauritaniens aux idées différentes de se retrouver, de se connaître, de s’apprécier, de briser les murs de la peur et de la séparation. Ils se tolèrent et affrontent ensemble les problèmes cruciaux de démocratie, d’égalité, de justice, de combat contre l’esclavage et ses séquelles.

Certains privilégient l’échec au coup d’état. D’autres pensent que c’est dès maintenant qu’il faut aborder ces problèmes qui retardent la Mauritanie depuis son indépendance, tout en soutenant aussi le retour de Sidi au pouvoir. Les tabous y sont brisés. Taya avait divisé nos races, privilégié son ethnie, sa langue sur d’autres. Aujourd’hui, on exige l’enseignement de toutes nos langues, l’abrogation de l’article 6 de la constitution… On oblige le dialogue en vue de la remise en cause des injustices.

Ce regroupement hétéroclite des politiciens de tous les horizons s’attèle à édifier une autre Mauritanie où chaque ethnie et race s’identifierait. C’est une chance qu’il faut préserver.

Le Rénovateur : Sur quoi semble porter maintenant votre combat quand on sait que vos idées étaient plus dirigées vers la libération des victimes d’exclusion et de discrimination ?

Dr Mourtoudo : Mes idées ont évolué mais pas varié. Je me bats contre toutes les formes d’injustices et plus particulièrement pour l’enseignement de toutes nos langues, y compris le Hassaniya et la solution définitive de notre question nationale c’est-à-dire de notre cohabitation pour stabiliser notre pays et créer les véritables bases de son développement qui profite à tous et non à une race ou à une minorité.

Mon combat culturel a produit des milliers d’alphabétiseurs en pulaar en Afrique en Europe et aux Etats-Unis. J’ai écrit et traduit en Pulaar beaucoup de livres dont la chimie, le Coran, la recherche scientifique nous permet-elle d’accéder à la connaissance de Dieu ? J’anime des conférences politiques et religieuses. Je crée les bases de mon parti qui apporte une contribution à l’édification de notre pays, de l’Afrique dans un monde altermondialiste.

Le Rénovateur : Partagez-vous encore le combat avec vos anciens camarades des FLAM ?

Dr Mourtoudo : Oui ! Ils sont mes meilleurs collègues. Ils ne sont pas hypocrites, ni corrompus, ni influençables. Nous collaborons étroitement en Europe et aux U.SA. Tous nos écrits figurent dans leur site. FLAM et DEKAALEM sont complémentaires.

Le Rénovateur : Ould Taya, votre bête noire des années de plomb est sous le coup d’une plainte dans les tribunaux Belges. Quelle est votre réaction par rapport à cette plainte jugée, semble-il, recevable par la justice internationale ?

Dr Mourtoudo : Des milliers de mauritaniens vivants en Europe ont porté plainte contre Taya. La justice Belge a proclamé que cette plainte est recevable. Je la soutiens. Taya et tous les despotes n’y échapperont pas.

Le Rénovateur : Votre combat pour la revalorisation des langues nationales fut aussi votre fer de lance pendant plusieurs décennies. Cette bataille a été menée sur le plan de la recherche scientifique mais aussi politique« `que. Etes-vous arrivé à des conclusions précises ?

Dr Mourtoudo : Cette bataille là continue, s’approfondit. Elle est ingrate et difficile. Mais, quand on croit à quelque chose, il faut aller jusqu’au bout. Le problème principal se situe au niveau des « intellectuels francisants analphabètes », c’est à dire ceux qui sont déracinés et qui ne croient pas à l’importance de nos langues. Voyez ce qui se passe à l’Assemblée Nationale et au Sénat ! Les maures s’expriment dans leurs langues. Je le soutiens ; mais les nègres s’expriment en français ! Pourquoi ne parlent-t-ils pas leurs langues ?

Pourquoi n’exigent-ils pas l’abrogation de l’article 6 de la constitution et inciter l’état à promouvoir la diversité culturelle ? Les masses sont partout à l’avant-garde du combat alors que nos intellectuels ne s’y intéressent pas comme Cheikh Anta Diop, Obenga et tant d’autres.

Je suis arrivé à une conclusion qu’il faut sensibiliser les cadres, les décideurs politiques, les marabouts, les politiciens et autres et encourager un vaste mouvement d’alphabétisation pour éradiquer totalement l’ignorance et développer une conscience civique sans laquelle toute démocratie est chimérique. Ainsi donc, la création d’une Académie des Langues Nationales serait un support incontournable à cette œuvre salvatrice.

Il faut inciter chaque intellectuel à écrire aussi dans sa langue maternelle et créer une sorte d’encyclopédie pour nos langues qui alimentera notre future Académie des Langues Nationales.

Le Rénovateur : La Mauritanie traverse l’une des crises les plus profondes de son histoire politique. Quelles solutions s’offrent à vous en tant que politologue, acteur et observateur politique ?

Dr Mourtoudo : Je suis le premier mauritanien à écrire un article appelé : Comment sortir de la crise depuis le 13 Août 2008. Les journaux Biladi, Assiraje, Tribune l’ont publié. Cette proposition a été améliorée et publiée plusieurs fois :

1-Dialogue direct entre Sidi et Aziz
2-Dialogue entre Aziz et les Anti putschistes
3- Amnistie des membres de la junte
4-Possibilité de leur offrir des postes diplomatiques ou de sociétés d’état et une garantie de leur intérêt à la retraite.
5-Appui de la communauté internationale
6-organisation d’une fête nationale pour la réconciliation entre les différents protagonistes.

J’ai l’impression aujourd’hui que la communauté internationale s’est accaparée de cette proposition à travers d’autres concepts appelés dialogue inclusif national. En dépit de quelques faiblesses de la proposition sénégalaise, même Wade est dans la logique de Mourtoudo Diop.

Le Président Messaoud, le FONADH, le RFD et d’autres en ont fait aussi. Mais après DEKAALEM le parti que je dirige, sauf le journal La Tribune, aucune autre revue ou leader politique n’attribue la paternité de sortie de crise à Mourtoudo Diop. Or, ceux qui sont partis négocier en Libye avec Kadhafi ou ont répondu à l’appel de Kadhafi à Nouakchott n’ont nullement songé à Mourtoudo ou à DEKAALEM.

Ils négocient aussi avec Wade, le grand intellectuel que je connais mieux qu’eux pour avoir soutenu sa lutte pendant 10 ans au Sénégal et m’a souvent invité à son domicile au point E avec Mamadou N’Diathie cadre PDS de Rufisque. Son brillant Ministre d’Etat Gadio est un intellectuel avec qui j’ai étudié en France. Ni DEKAALEM, ni son Président, n’ont pas été associés aussi à cette médiation. Mais, je n’en fais aucun problème. Ce n’est pas ma personne qui compte mais la cause que je défends.

Je soutiens la médiation sénégalaise, je félicite Wade et son Ministre d’Etat. Je félicite aussi les responsables du FNDD et du RFD. Les Waghef seront libérés grâce à l’armée invisible d’Allah et du Sénégal. Cette armée invisible d’Allah facilitera aussi le retour de Sidi au pouvoir.

Dans les conditions propices au dialogue, est en passe d’être satisfaite, la libération de Waghef et de ses codétenus. L’arrêt de l’agenda unilatéral des militaires et leur départ du pouvoir est encore en discussion. En aucun cas on ne doit pas tolérer un putschiste et tenter d’éliminer un président démocratiquement élu. Un acte de rébellion contre le chef suprême des armées est partout dans le monde lourdement punissable. Cela ne doit pas du tout donner l’occasion à celui qui porte atteinte à la sécurité de l’état de confisquer le pouvoir pour masquer son forfait.

Donc Aziz doit déguerpir honorablement et non organiser des élections qui n’arrangent que lui et non la Mauritanie. C’est pourquoi nous combattons ce calendrier unilatéral qui risque de porter un grave préjudice à notre pays.

Mais, il faut éviter la logique de la confrontation, libérer les médias surtout la radio et la télévision devenues propriétés personnelles de Aziz. Qu’on lui permette de quitter dignement le pouvoir. Il est le seul responsable de ce qui nous arrive.

Le Rénovateur : Vous avez suivi le règlement unilatéral du dossier du passif humanitaire par le Général Ould Abdel Aziz. Approuvez-vous cette démarche ?

Dr Mourtoudo : Il n’ ya jamais eu règlement du dossier du passif humanitaire. C’est le plus grand bluff du général. Nous avons publié un document là-dessus que nous pouvons vous communiquer. Ce dossier a été traité dans les coulisses avec le COVIRE, le colonel Dia, quelques imams. Il s’agit de 245 des familles militaires seulement dont le montant varie entre 1 million 800 milles ou 1million 600 mille, selon que l’on soit officier ou soldat. Il est discriminatoire devant Dieu et les hommes. On a sacrifié des centaines de milliers d’autres qui galèrent en Mauritanie, en Afrique, en Europe ou ailleurs.

Demandez aux victimes qui vivent en Mauritanie de s’exprimer. Excusez-moi, j’en suis une qui traîne une surdité stoïquement depuis 23 ans. Elle est la conséquence des évènements douloureux de1986, car beaucoup de gens ne savent que moi aussi j’ai été frappé par les mêmes peines que les éléments de FLAM de 1986 et condamné par contumace avec d’autres étudiants.

Notre repli en Europe nous a permis de continuer la lutte d’une manière éclatante avec tous ceux et toutes celles qui se soucient de l’égalité et de la justice. Combien de torturés, de handicapés, de femmes violées, de champs de culture et autre propriétés spoliées ? Combien de militaires et civils assassinés et oubliés ? Combien de civils et militaires radiés de leurs fonctions depuis 1986 ? Combien de déportés et d’exilés politiques en Europe, aux U.S.A et ailleurs que le « règlement », ou le « dérèglement » du passif humanitaire d’Aziz a oublié ?

Ce n’est pas un règlement, mais un dérèglement que je condamne. La majorité des Organisations Nationales et Internationales des Droits de l’Homme, nos partis FLAM et DEKAALEM ne l’acceptent pas ; donc c’est un coup d’épée dans l’eau. La lutte continue.

 

(Propos recueillis par Cheikh Tidiane Dia) 

Mohamed Ould Mohamed Lemine (mdhademine@yahoo.fr

(source : cridem.org) 

 

Rapatriés 15 février, 2008

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ALPD partenaire du HCR

L’ALPD est l’association pour la lutte contre pauvreté et le sous développement. C’est une ONG à vocation nationale qui travaille dans le cadre de la lutte contrée la pauvreté, pour un projet qui vise l’éradication de la pauvreté. D’autre part l’ALPD a un volet qui concerne la protection des droits de l’homme. Dans ce cadre, nous travaillons avec les agences des Nations Unies concernées ; par exemple nous sommes l’ONG qui prend en charge l’accueil et l’enregistrement des demandeurs d’asile en Mauritanie. Nous essayons d’assurer leur protection, de défendre leurs droits et de les assister. Nous travaillons aussi avec la FAAO avec un appui aux coopératives maraîchères, aux agriculteurs. Nous avons mené plusieurs campagnes de sensibilisation sur les dangers de fléaux comme le Sida, le paludisme, etc. Avec l’invasion acridienne de 2004 il y a eu 1 million de litres de pesticide pulvérisés en Mauritanie. En raison des dangers consécutifs à la réutilisation par les populations des emballages de pesticide vides, nous avons mené une vaste campagne surtout dans les zones où il y avait eu des pulvérisations. Cette campagne auprès des autorités, des élus et des populations a donné des résultats satisfaisants.

L’ALPD est le partenaire opérationnel du HCR. A ce titre nous sommes concernés par l’opération de rapatriement des mauritaniens qui a commencé aujourd’hui. Nous sommes chargés de gérer toute la logistique : accueillir les rapatriés, les assister, les transporter jusqu’aux sites C’est une première tache que nous assurons. Ensuite quand les rapatriés sont dans les sites de retour c’est-à-dire dans leurs villages nous avons des actions étalées sur trois périodes : des actions immédiates ; cela consiste à distribuer des produits non alimentaires comme le matériel domestique (cuisinières, nattes en plastiques, des couvertures, des draps, des seaux, des bouilloires, des tentes, lampes, etc.) ; cette première étape se fait en une semaine au plus ; pour ce premier contingent c’est déjà fait ; la deuxième action est une action à court terme qui doit durer un mois ; elle consiste à distribuer le matériel de construction ( ciment, fer, portes et fenêtres, etc. ) ; la troisième action est à moyen terme et se déroule en trois mois ; elle se fait en collaboration avec les autorités elle consiste à mettre en place des infrastructures sociales des écoles, des postes de santé, des puits cimentés, etc.

Pour le contingent qui vient d’arriver nous avons donné des enveloppes (3500 UM par personne) et des moutons pour les différents sites afin de leur permettre de se prendre en charge pour leurs premiers jours en Mauritanie.

 

 

Le bout du tunnel

Par Djigo Aboubakry
Mouhamadou Moustapha Ndaw gouverneur de Saint Louis, Mamadou Diom préfet de Dagana, Colonel Camara commandant de la zone militaire nord, colonel Diédhiou commandant de la légion de gendarmerie, lieutenant Ibrahima Faye chef de la subdivision régionale des douanes, SE Mohamed Ould Belal, ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal, le consul de Mauritanie à Dakar, Roselyne Idowu représentante du HCR à Dakar, Ibrahima Diallo chef du secteur frontalier de Rosso Sénégal, les chefs des services techniques du département de Dagana, le maire de la commune de Rosso, le sénateur maire de Richard Toll, Anta Diop, représentante du maire de Dagana, le directeur de l’OFADEC , les chefs religieux et coutumiers, tout ce beau monde était mardi 29 à l’embarcadère de Rosso Sénégal pour une cérémonie émouvante organisée à l’occasion du rapatriement du premier contingent des déportés mauritaniens après un exil forcé de 19 ans au Sénégal voisin.102 personnes dont 56 âgées de moins de 18 ans composaient ce premier contingent. Si la moitié de cette première vague est née en terre africaine du Sénégal, la fibre patriotique était aussi forte que pour ceux qui connaissaient le pays qu’ils allaient retrouver ce jour là.

Ce premier contingent est composé essentiellement de peulhs originaires du Pk 6, de Tulel Jeeri ou de Médina Salam. Toutes ces personnes étaient basées dans les camps de Dagana et Thiabakh 4 (périphérie de Richard Toll). Elles auront vécu 19 ans tout près d’un pays qu’ils aimaient bien mais qui les avait ‘rejetés’ durant les malheureux événements d’avril 89.

Ce 29 janvier 2008 (21 Muharram 1429), plusieurs autorités sénégalaises, les responsables du HCR et leur partenaire au Sénégal, l’ OFADEC ainsi que l’ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal et le consul de Mauritanie à Dakar ont pris part à la cérémonie organisée sur la rive gauche en présence de nombreux journalistes (presse écrite mauritanienne, TVM, Jazira, RFI, France 24, DW, l’hebdomadaire Politis, etc).

Le maire de Rosso Sénégal, le représentant des rapatriés, le directeur de l’OFADEC, la représentante du HCR à Dakar et le gouverneur de Saint Louis ont successivement pris la parole pour situer l’événement dans son contexte et saluer les efforts et le courage politique des présidents sénégalais et mauritanien pour le retour organisé des déportés.

Par la suite, les rapatriés se sont dirigés vers le bac où il a été procédé à l’identification de tous les membres du contingent.

C’est vers 11 heures 30 que le bac est arrivé sur la rive droite où une foule importante était mobilisée dès les premières heures de la matinée pour accueillir nos compatriotes.

La délégation officielle comprenait notamment Ould Waqhef, le ministre secrétaire général de la Présidence, le ministre de l’intérieur, Yall Zakaria, le wali du Trarza, Abdallahi Ould Mohamed Mahmoud, la wali mouçaid, le hakem Sidi Sow, l’adjoint au maire de Rosso et d’autres personnalités parmi lesquelles MM. Ndiaye Kane, Diallo Mamadou Bathia, Wane Birane.

Outre la délégation officielle, il y avait des représentants de partis de l’opposition et des délégués de la société civile.

Sidi Ould Messoud, adjoint au maire de Rosso, Ba Amadou, représentant des rapatriés, Didier Laye, représentant du HCR à Nouakchott, Ould Waqhef, ministre secrétaire général de la Présidence, Yall Zakaria, ministre de l’intérieur prendront la parole pour s’adresser aux rapatriés et souligner le courage de leur décision ; ils remercieront tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’opération.

Les rapatriés seront ensuite conduits au site de transit installé devant la Maison du livre en face du domicile du wali.

C’est dans les locaux de la Maison du livre que les services de l’Etat civil et de la carte d’identité les attendaient. Tous les rapatriés ont été recensés et ceux parmi eux qui étaient majeurs ont accompli les formalités pour l’obtention de la carte nationale d’identité.

Le repas a été servi sur place et tard dans l’après midi, les rapatriés de Médina Salam ont été acheminés à leur site d’accueil par l’ALPD, partenaire du HCR en Mauritanie. Ceux du PK 6 , de Demal Deuk et de Tulel Jeeri rejoindront leurs sites vers 23 heures après l’accomplissement de toutes leurs formalités d’enregistrement.

Conditions précaires

Quatre jours après leur arrivée sur les sites d’accueil, nous avons rendu visite aux rapatriés pour nous assurer de leurs conditions de vie. Au Pk 6 ceux que nous avons rencontrés (Aliou Sow, sa sœur et quelques autres rapatriés) nous ont fait part de leur satisfaction par rapport à l’accueil chaleureux qui leur a été réservé et de leur profonde gratitude à l’égard du président de la République, de son gouvernement, du président Abdoulaye Wade, du HCR, de toutes les ONG et de tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’opération.

Pourtant, il y a des problèmes. Au Pk 6 les rapatriés se plaignent : ils sont confrontés à un problème d’eau. L’unique borne fontaine du village a un débit très faible ce qui provoque des queues interminables ; un deuxième problème vient du fait que les femmes sont contraintes de faire la cuisine en plein air car il est impossible de le faire dans les tentes en toile. Un troisième problème est celui de latrines. Il n’y en a pas dans le site et il faut s’éloigner du site pour faire ses besoins en plein ai ; pour se baigner, il faut attendre la nuit pour chauffer de l’eau et s’abriter tant bien que mal derrière quelque bâtiment en ruine.

Les rapatriés du PK6 qui s’étaient retrouvés à l’étroit dans les tentes du HCR ont obtenu pour chaque famille une tente supplémentaire.

A Demal Deuk où il y a trois familles, ce sont les mêmes problèmes. Ils sont à l’étroit et comptent demander au HCR de nouvelles tentes.

A Tulel Jeeri vers l’ancien lycée de Rosso, deux familles ont été installées. Elles ont reçu comme les autres la ration alimentaire distribuée par le PAM (du riz, de l’huile, des lentilles) et la somme forfaitaire de 3500 UM par personne et par semaine. Les rapatriés de Tulel Jeeri déplorent le fait que depuis leur arrivée aucune autorité administrative n’est venue les voir pour s’enquérir de leurs problèmes. Ils ont reçu la visite du HCR, du PAM et d’un imam de Ndiourbel, Ka Amadou accompagné de son fils Abass. Ces chefs religieux sont venus les rassurer et les encourager.

 

 

Politique 1 janvier, 2008

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La longue attente

 

Le peuple mauritanien serait-il l’un des peuples les plus malheureux de la terre? Quarante-cinq ans après l’indépendance le voici encore à la case départ, à la croisée des chemins, au moment où d’autres peuples d’Afrique, sur la bonne voie depuis quelques années en sont, à se plaindre d’un déficit de transparence, d’un manque de démocratie, parce qu’ils sont de plus en plus exigeants vis-à-vis de dirigeants qu’ils ont librement choisis…

Le mercredi 3 août, la parenthèse Maaouya a été fermée par une junte militaire. Une parenthèse ouverte 21 ans plus tôt, le 12 décembre 1984, un autre mercredi. Une longue errance avait alors commencé pour le peuple, une errance ponctuée d’abord par l’espérance avec la libération de dizaines de prisonniers politiques…Mais très vite, il a fallu déchanter : l’erreur monumentale de politiciens amateurs qui, faisant sans doute confiance à la volonté de changement du nouveau chef d’état, publient le fameux manifeste, déclenche la chasse aux sorcières et le début d’une dérive. Dérive qui portera un sérieux coup à l’unité nationale…

Plus tard, après plusieurs crises dont les événements de 89 et à la faveur du contexte international, le peuple trouvant insuffisantes les timides ouvertures du régime de Taya (élections  municipales à partir de 1986) réclame fiévreusement plus de réformes ; c’était en 1991 avec  les nombreux tracts, la grève générale annoncée par l’U.T.M., le défilé monstre du 1er mai, deux semaines seulement après les promesses faites le 15 avril, lors d’un message à la Nation par le chef de l’état lâchait du lest…

La suite on la connaît. Un référendum massivement boycotté selon les consignes d’un Front dont les responsables n’avaient pas osé se constituer en parti politique à l’exemple d’un certain Gbagbo.  Le résultat officiel du référendum constitutionnel sera un plébiscite et ceux qui avaient recommandé le boycott allaient pourtant créer un parti politique après l’ordonnance de juillet 91,  tombant dans le piège du légalisme et acceptant les règles définies par un pouvoir qui ne tirait sa légitimité que de sa force.

Par la suite, la campagne électorale fonctionnera comme une véritable catharsis. Le peuple longtemps muselé, aura l’occasion d’extérioriser toutes ses frustrations dans une mobilisation sans précédent pour se débarrasser d’un chef de plus en plus perçu comme un autocrate impopulaire et peu charismatique. Malheureusement les hommes politiques de l’opposition manquaient de vision et la suite est connue : le 24 janvier 1992, le régime de Taya à qui l’opposition n’avait ménagé aucune porte de sortie s’accrochera au pouvoir dans «un putsch électoral» qui écartera le principal challenger Ahmed Ould Daddah. Le boycott «insensé» des législatives de 92 donnera les coudées franches à Taya qui abandonne son costume de colonel chef de l’état pour celui de président de la République, laissant pour quelques temps la « rue publique » à Daddah dont chaque meeting draine les foules.

Le peuple attendra pacifiquement les échéances électorales, continuant à faire confiance à une classe politique qui malheureusement brille le plus souvent par son incohérence.  Après les échéances de 97 qui ne donnent rien, celles de 2003, survenant après le «séisme» du 8 juin se terminent par un autre hold-up électoral. Le pays entre temps s’est installé dans une période de turbulences avec à sa tête un homme usé dont la personnalité est insaisissable.

Ould Taya apparaît tantôt comme un dirigeant perspicace, percevant les véritables enjeux de l’heure et les défis à affronter, tantôt comme un chef naïf et médiocre montant au créneau pour promouvoir une «trouvaille». Coupé des réalités il est l’otage d’une partie de son entourage qui fait semblant d’appliquer ses directives et réussit à lui faire endosser tout.

Avec le culte de la personnalité poussé à l’extrême, le président Taya s’est isolé de plus en plus dans sa tour d’ivoire en développant un instinct de survie avec une dérive sécuritaire prononcée. L’homme a le sentiment d’être le sauveur infaillible, le bâtisseur inégalable, l’homme providence à qui il faut rendre grâce, le guide à qui le peuple doit tout. Ce qui explique sa surprise comme il l’avouera à Zouerate. «Comment tenter un coup d’état contre un régime qui a accompli tant de réalisations?»

A force de faire le vide autour de lui, et de ne compter que sur un cercle très fermé de «fidèles», il a fini par tomber dans son piège, devenant l’otage d’une sorte d’état occulte qui tirait les ficelles et prenait du même coup le peuple en otage.

Ould Taya a peut-être entrevu cela, en prenant à témoin le peuple lors de son discours de Kiffa. Mais il n’en a pas tiré les conséquences…

L’homme des réalisations, qui a régné pendant 21 ans avec une équipe de profiteurs ne s’est pas aperçu que, la seule réalisation qui vaille, aura été  rangée aux oubliettes. L’Etat a volé aux éclats, rendant caduques et sans portée toutes les autres réalisations. Et cela il faut le reconnaître, n’était pas de la seule responsabilité de Taya. Il était le chef certes mais l’équipe qui n’a jamais cessé de lui raconter des boniments a sa part de responsabilité. Il ne faut surtout pas que les loups se mettent à crier au loup…

Le putsch du 3 août survient après une période de turbulences. Il est trop tôt pour parler de nouveau régime. Le projet politique du CMJD n’est encore qu’une intention et il faudra juger le pouvoir sur ses actes. Pour le moment il faut peut-être saluer le fait que la « révolution » se soit déroulée sans effusion de sang. Ce qui n’est pas pour autant un mérite. Car les putschistes sont pour la plupart des proches du système. Même si certains d’entre eux en ont été des victimes.

Aujourd’hui, le CMJD est porteur de l’espérance du  peuple. Un peuple qui sans être amnésique peut accorder le bénéfice du doute à des hommes qui ont longtemps fait partie de l’équipe de Taya et qui prônent aujourd’hui le changement.

Les premières décisions sont suivies avec beaucoup d’intérêt et dans un concert assourdissant les approbations viennent de partout. Même les loups crient au loup.

Le peuple cependant a des aspirations simples et légitimes. Il attend la justice et l’égalité. Il attend des réformes qui consolident l’unité nationale, des réformes qui vont dans le sens de la consolidation de l’état de droit qui seule peut garantir au citoyen ses droits les plus inaliénables. Pour cela, il faut instaurer un large débat et discuter en toute franchise de tous les sujets brûlants…

 

Une transition pour rien

Il ne reste plus aux mauritaniens  progressistes que de s’en aller…C’est à peu près ce qu’un leader politique disait – et avec quelle éloquence – en 1992 quand Ould Taya, après huit ans à la tête de l’Etat usurpait ‘démocratiquement’ le pouvoir et ravissant Ahmed Ould Daddah de sa victoire. Il s’exprimait dans les colonnes de Mauritanie Nouvelles.

Aujourd’hui c’est le retour à la case départ après une transition pour rien, une transition ratée.

Finalement cela n’aura été qu’une récréation. Tous les rêves étaient permis, mais la force d’inertie a été la plus forte. Dix-neuf mois après le coup de balai qui avait débarrassé le planché du despote non éclairé, le tapis rouge est déroulé pour le retour des dinosaures, ces barons du PRD(S)R qui ont pillé le pays et sapé son unité.

On comprend aujourd’hui la crainte de certains leaders politiques par rapport aux candidatures indépendantes. Ces leaders que l’on qualifiait de peu démocrates avaient flairé les coups fourrés et compris le stratagème qui consistait à ‘faire du neuf avec du vieux’ en cachant la vilaine réalité sous un habillage nouveau.

Je comprends le zèle de cet instituteur en service  – théoriquement – à l’école 3 de Rosso qui n’enseigne pas depuis plusieurs années, ce qui ne l’empêche pas d’être logé aux frais de la princesse. Le médiocre vient du reste d’avoir une promotion avant le deuxième tour qui consacre la ‘victoire’ de son candidat, c’est-à-dire pendant la transition.

Je comprends également le zèle de ce politicien d’occasion qui a débarqué à Rosso il y a quelques jours pour distiller un message des plus réactionnaires. Mais comme l’a fait remarquer quelqu’un, quand un ressortissant de Tékane vient à Rosso et s’installe à l’hôtel, il ne fait pas peur et inspire plus de pitié que de respect. Rappelons que le bonhomme tenait un tout autre langage avant les élections de 92. C’était un partisan engagé ( ?) de l’UFD. Il a dû tourner et retourner sa veste. Sans état d’âme.

Certes, ceux qui ont supporté dignement 21 ans de régime d’exception sans courber l’échine et sans accepter de se compromettre avaient légitimement espéré que la transition allait apporter le changement. Ils sont déçus. Mais ils sauront supporter ces 5 ans à venir avec la même dignité en regardant avec mépris tous ces médiocres nostalgiques de l’ancien régime qui ont usé de toutes les magouilles pour revenir aux affaires.

Pour ma part, sans être de son parti, j’ai voté pour le candidat du changement. Et je le considère comme mon président. Ce n’est pas faire preuve d’un esprit anti- démocratique. C’est peut-être de la désobéissance civile. Je l’assume.

 

 

 

 

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