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Procès de Biram à Rosso 30 décembre, 2014

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Rosso. Résumé de la 3e Journée du
procès de Biram et coaccusés : Le Procureur demande le maximum, les avocats plaident un procès politique
Au tribunal correctionnel de Rosso , lundi 29 décembre 2014, le procureur a requis, cinq ans d’emprisonnement (le maximum) contre Biram Ould Dah Ould Abeid et ses neuf
coaccusés. Cette troisième journée du procès a débuté avec la comparution de Djyby Sow, président de Kawtal Yellitaré , l’association initiatrice de la caravane contre « l’esclavage foncier » au cours de laquelle les arrestations ont eu lieu.
Djyby Sow , traduit du poular à l’arabe, est revenus sur les objectifs de la caravane. « Mes amis et moi, nous sommes pacifiques. Nous voulons que la Mauritanie progresse. Nous sommes contre l’accaparement des terres. C’est pourquoi nous avons participé à cette caravane », a déclaré Djiby .
« Monsieur le président, comment dans un pays musulman, quelqu’un peut s’approprier les cimetières ou sont enterrés des musulmans pour y faire un champ et une canalisation et obliger les habitants à traverser une frontière pour enterrer leurs morts ?», a interrogé Djiby . Il est ensuite revenu sur les
conditions de son arrestation. Le procureur ne lui a posé aucune question. Il est passé directement au réquisitoire. Un réquisitoire entièrement écrit. A aucun moment, le procureur ne s’est détaché de son texte qu’il a lu d’un trait.
Peine requise : Cinq ans d’emprisonnement pour tous les accusés.
La parole a été donnée ensuite à la défense pour les plaidoiries. Sur la liste des intervenants, une trentaine d’avocats. Huit d’entre eux ont plaidé avant la levée de la séance qui reprendra ce mardi à 10 heures. « Le dossier est vide » ,
ont répété presque tous les avocats qui ont plaidé. Me Salem Ould Boucar, 7eme sur la liste, a été applaudi par l’assistance malgré les injonctions de silence du président du tribunal. Pour lui, comme pour beaucoup de ses collègues, « c’est un procès politique. »
« On dit que tous les mauritaniens sont concernés par le problème de l’esclavage, ces détenus, Monsieur le président, sont plus concernés car c’est une condition qu’ils vivent. Il est temps d’arrêter de fermer les yeux et de chercher des solutions. » Il a ajouté qu’il ne peut y avoir « attroupement pour une caravane qui est par définition mobile. »
Me Lo Gourmo Abdoul est allé dans le même sens en déclarant : « il n’y a pas eu attroupement, il y a eu blocage d’un mouvement, il y a eu entrave à la liberté de circulation…. » Pour Me Lo, IRA existait au moment où Biram était challenger de Ould Abdel Aziz à la dernière élection présidentielle. Il interroge : « Pourquoi parler maintenant d’appartenance à une organisation
non reconnue ? » Il ajoute: « On a voulu casser du Biram et on l’a cassé à Rosso . »
Me Lo a également fait remarquer que l’accusation n’a produit aucun témoignage, aucun élément matériel confortant les accusations de violence contre les accusés.
Khalilou Diagana

Copyright © 2014 Cridem

Rosso: journée internationale de lavage des mains. 26 novembre, 2014

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Rosso celebre la journee de lavage de mains
C’est le 25 novembre que la journée mondiale du lavage de mains a été célébrée à Rosso. La cérémonie organisée par la direction régionale de l’Education nationale en partenariat avec l’UNICEF, a eu lieu à l’Ecole Mairie en présence de M. Dia, conseiller auprès du wali, du représentant du Drass, du Dren du Trarza, de l’Iden de Rosso,  de plusieurs directeurs d’écoles de centaines d’élèves. Du reste, ces petits élèves étaient les premiers concernés si l’on sait que le thème de cette année était ‘L’eau un droit pour tous les enfants’.
En plus de la célébration de la journée, il s’agissait de mettre à la disposition de toutes les écoles de la wilaya de kits pour le lavage des mains : bidons, seaux, gobelets, savons etc. ;
Après les discours d’usage tous axés sur l’importance de ce geste simple qu’est le lavage des mains, les enfants sont passés à des démonstrations. Il s’agit de donner aux enfants et aux adultes aussi le réflexe de se laver fréquemment les mains au savon pour éviter de contracter des maladies diverses. Cela est d’autant plus important que la fièvre au virus Ebola sévit en Afrique de l’ouest depuis de longs mois.

Rosso: journée internationale de lavage des mains.

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Rosso celebre la journee de lavage de mains
C’est le 25 novembre que la journée mondiale du lavage de mains a été célébrée à Rosso. La cérémonie organisée par la direction régionale de l’Education nationale en partenariat avec l’UNICEF, a eu lieu à l’Ecole Mairie en présence de M. Dia, conseiller auprès du wali, du représentant du Drass, du Dren du Trarza, de l’Iden de Rosso,  de plusieurs directeurs d’écoles de centaines d’élèves. Du reste, ces petits élèves étaient les premiers concernés si l’on sait que le thème de cette année était ‘L’eau un droit pour tous les enfants’.
En plus de la célébration de la journée, il s’agissait de mettre à la disposition de toutes les écoles de la wilaya de kits pour le lavage des mains : bidons, seaux, gobelets, savons etc. ;
Après les discours d’usage tous axés sur l’importance de ce geste simple qu’est le lavage des mains, les enfants sont passés à des démonstrations. Il s’agit de donner aux enfants et aux adultes aussi le réflexe de se laver fréquemment les mains au savon pour éviter de contracter des maladies diverses. Cela est d’autant plus important que la fièvre au virus Ebola sévit en Afrique de l’ouest depuis de longs mois.

Rosso: atelier de SOS/Esclaves sur la loi 048/2007 incriminant les pratiques esclvagistes

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SOS/Esclaves a organise a Rosso un atelier de formation sur la loi 048/2007 incriminant les pratiques esclavagistes. Cet atelier tenu a la Maison des jeunes de Rosso était destine a 20 membres de l’ONG.

M. Brahim Fall superviseur de SOS/Esclaves à Rosso a souhaité la bienvenue à la délégation et aux participants avant d’expliquer les objectifs de l’atelier. Ouvrant les travaux Mme Salimata Lam coordinatrice des projets de SOS/Esclaves a expliqué qu’il s’agissait d un programme d une année finance par le consulat du Royaume des Pays Bas et destine a deux wilayas: le Trarza et le Brakna. Il s agit d’informer sur les aspects procéduraux de la loi, le rôle de la société civile, sur les mesures d accompagnement qui font défaut, les insuffisances de la loi, les difficultés de son application, etc.

En effet depuis que cette loi existe on constate son inefficacité d autant que la société civile ne peut pas se constituer partie civile dans les procès ou les victimes sont souvent intimides au point de nier les faits.
Prenant la parole, Boubacar Ould Messoud, président de SOS/Esclaves a fait l historique du combat contre l esclavage en rappelant que c est dans cette même salle de la Maison des Jeunes qu’un tribunal militaire a juge une vingtaine de jeunes cadres harratines qui avaient ose au début des années 80 soulever cette question. Le président Messoud très ému, n a pas pu retenir ses larmes> Lui succédant, M. El Id Ould Mohamed Mbareck, avocat de SOS/Esclaves a démontre les insuffisances de la loi incriminant l esclavage en soulignant que des siècles dune pratique inhumaine ne pouvaient pas être balayes par un texte de quelques articles d’autant plus que la loi si on y réfléchit protège plus l oppresseur que l opprime.
Après la communication de l’avocat conseil de l’ONG, les participants ont fait un large débat autour de la question et des travaux d’atelier qui assurément ont permis de clarifier beaucoup de zones d’ombre.
CR. Djigo Aboubakry

Le feuilleton de Niabina 23 août, 2014

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Village paisible du département de Mbagne ,
village carrefour, Niabina a été du samedi 2 au dimanche 10
août, assiègé, encerclé par des individus en civil. D’où venaient-
ils? Que se passait-il? Qu’avait-on fait? Chacun se posait la
question. L’inquiétude était grande et la peur gagnait les
esprits.
En cette période d’hivernage où les hommes sont occupés par
les cultures du ‘jeeri’ , ou l’espoir risque d’être perdu à cause de
la rareté des pluies, et au moment où les cultures commencent
à sécher, et les animaux à être décimés, une horde de véhicules
de tous genres, 4×4, Hilux et autres, encerclent Niabina.
Des tentes sont immédiatement dressées aux alentours du parc de vaccination longeant l’axe bitumé
Boghé-Kaedi de son côté nord et des hommes en civil venant on ne sait d’où se positionnent en face du
village prêts à l’attaque.
Certains d’entre eux rentrent dans le village et commencent à fouiller les maisons tandis que d’autres
sautent le mur du cimetière et inspectent les tombes récentes. « Notre fils est venu dans ce village, s’il a
été tué, c’est ici qu’on l’ a tué et nulle part ailleurs ».
Quand un habitant sollicité pour héberger certains d’entre eux (la mère, la tente et les cousines du jeune
homme porté disparu ) répond qu’il ne peut pas parce qu’il a commencé des travaux de carrelage chez lui.
On le soupçonne d’avoir enterré le jeune homme dans la maison et de tout camoufler sous les carreaux.
Les descentes au cimetière sont quotidiennes, les marigots des alentours, les puits, les dunes, les rigoles,
les digues, tout est fouillé de fond en comble. Des enfants sont interpellés, interrogés, intimidés. La peur
gagne tout le village et personne ne sait d’où viennent les « assaillants ».
Les choses s’éclaircissent peu à peu et se précisent. Les supputations commencent. Il ‘agit d’un jeune
chamelier maure qui serait venu acheter des cartes de recharges téléphoniques qui serait kidnappé et tué à
Niabina. Le député du département arrive de Nouakchott. Il prend contact avec le hakem et le
commandant de la brigade de gendarmerie de Mbagne à l’entrée du village. Il s’informe auprès des
autorités tandis qu’il est critiqué par les assiégeants qui se plaignent de ne pas avoir été accueillis par les
villageois.
Comment accueillir des hommes venus vous assiéger? « Avez-vous expliqué aux habitants que vous
recherchez un parent disparu? », demande le député. « Non », répondent-ils mais notre fils ne peut être
qu’ici.
Le village constitue un comité de crise qui vient trouver les « assaillants » et les autorités départementales
au carrefour du collège érigé en base. Ce comité est composé du député, de l’imam ratib de la grande
mosquée de Niabina, des imams des cinq autres mosquées du village, du chef de village, de conseillers
municipaux et autres notables.
Tout ce monde vient apporter son aide pour la recherche du chamelier. Il est convenu que le lendemain, les
villageois se joignent aux assiégeants et aux forces de sécurité pour les recherches.
C’est ainsi que beaucoup de jeunes du village et même des vieux ont participé aux recherches avec les
parents du jeune chamelier. Après Miftah El kheîr , les véhicules sont garés et c’est la marche jusqu’à Sori
Malé et Thiodji Nguli. Tout le territoire communal est fouillé. Retour à la case départ le soir, Trois jours
durant, les populations du village ont participé à la recherche au moment où les leurs étaient soumis à
l’interrogatoire.
El Hadj Hamadi Sidi Ba, Thiama Ba, Moussa Sow , Demani Dia , Salif Gueye , Mamoudou Ba, frère de El
Hadj Hamadi Sidi Ba, de paisibles revendeurs de cartes de crédit. Baboye Kébé , Amadou Demba Aw ,
commerçants, tous ont été interpellés et interrogés par le procureur pendant plusieurs jours.
L’affrontement était inévitable s’il n’y avait pas eu l’intervention et la vigilance des forces de sécurité et
l’action du comité de crise qui a su maitriser et calmer les jeunes du village. Ce n’est qu’au huitième jour
de l’occupation que la nouvelle est tombée. La bonne nouvelle. Le chamelier est retrouvé sain et sauf. Il
aurait laissé son chameau pour prendre une voiture jusqu’à Tindouf . Les habitants de Niabina ont ainsi été
blanchis.
Après enquêtes, le jeune homme est écroué à la prison d’ Aleg. Ainsi finit un épisode qui s’il n’avait pas
connu ce dénouement aurait pu mettre Niabina à feu et à sang.
BASS MAMOUDOU, NIABINA ( Paru dans cridem.org)

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