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Rapatriés

 

ALPD partenaire du HCR

L’ALPD est l’association pour la lutte contre pauvreté et le sous développement. C’est une ONG à vocation nationale qui travaille dans le cadre de la lutte contrée la pauvreté, pour un projet qui vise l’éradication de la pauvreté. D’autre part l’ALPD a un volet qui concerne la protection des droits de l’homme. Dans ce cadre, nous travaillons avec les agences des Nations Unies concernées ; par exemple nous sommes l’ONG qui prend en charge l’accueil et l’enregistrement des demandeurs d’asile en Mauritanie. Nous essayons d’assurer leur protection, de défendre leurs droits et de les assister. Nous travaillons aussi avec la FAAO avec un appui aux coopératives maraîchères, aux agriculteurs. Nous avons mené plusieurs campagnes de sensibilisation sur les dangers de fléaux comme le Sida, le paludisme, etc. Avec l’invasion acridienne de 2004 il y a eu 1 million de litres de pesticide pulvérisés en Mauritanie. En raison des dangers consécutifs à la réutilisation par les populations des emballages de pesticide vides, nous avons mené une vaste campagne surtout dans les zones où il y avait eu des pulvérisations. Cette campagne auprès des autorités, des élus et des populations a donné des résultats satisfaisants.

L’ALPD est le partenaire opérationnel du HCR. A ce titre nous sommes concernés par l’opération de rapatriement des mauritaniens qui a commencé aujourd’hui. Nous sommes chargés de gérer toute la logistique : accueillir les rapatriés, les assister, les transporter jusqu’aux sites C’est une première tache que nous assurons. Ensuite quand les rapatriés sont dans les sites de retour c’est-à-dire dans leurs villages nous avons des actions étalées sur trois périodes : des actions immédiates ; cela consiste à distribuer des produits non alimentaires comme le matériel domestique (cuisinières, nattes en plastiques, des couvertures, des draps, des seaux, des bouilloires, des tentes, lampes, etc.) ; cette première étape se fait en une semaine au plus ; pour ce premier contingent c’est déjà fait ; la deuxième action est une action à court terme qui doit durer un mois ; elle consiste à distribuer le matériel de construction ( ciment, fer, portes et fenêtres, etc. ) ; la troisième action est à moyen terme et se déroule en trois mois ; elle se fait en collaboration avec les autorités elle consiste à mettre en place des infrastructures sociales des écoles, des postes de santé, des puits cimentés, etc.

Pour le contingent qui vient d’arriver nous avons donné des enveloppes (3500 UM par personne) et des moutons pour les différents sites afin de leur permettre de se prendre en charge pour leurs premiers jours en Mauritanie.

 

 

Le bout du tunnel

Par Djigo Aboubakry
Mouhamadou Moustapha Ndaw gouverneur de Saint Louis, Mamadou Diom préfet de Dagana, Colonel Camara commandant de la zone militaire nord, colonel Diédhiou commandant de la légion de gendarmerie, lieutenant Ibrahima Faye chef de la subdivision régionale des douanes, SE Mohamed Ould Belal, ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal, le consul de Mauritanie à Dakar, Roselyne Idowu représentante du HCR à Dakar, Ibrahima Diallo chef du secteur frontalier de Rosso Sénégal, les chefs des services techniques du département de Dagana, le maire de la commune de Rosso, le sénateur maire de Richard Toll, Anta Diop, représentante du maire de Dagana, le directeur de l’OFADEC , les chefs religieux et coutumiers, tout ce beau monde était mardi 29 à l’embarcadère de Rosso Sénégal pour une cérémonie émouvante organisée à l’occasion du rapatriement du premier contingent des déportés mauritaniens après un exil forcé de 19 ans au Sénégal voisin.102 personnes dont 56 âgées de moins de 18 ans composaient ce premier contingent. Si la moitié de cette première vague est née en terre africaine du Sénégal, la fibre patriotique était aussi forte que pour ceux qui connaissaient le pays qu’ils allaient retrouver ce jour là.

Ce premier contingent est composé essentiellement de peulhs originaires du Pk 6, de Tulel Jeeri ou de Médina Salam. Toutes ces personnes étaient basées dans les camps de Dagana et Thiabakh 4 (périphérie de Richard Toll). Elles auront vécu 19 ans tout près d’un pays qu’ils aimaient bien mais qui les avait ‘rejetés’ durant les malheureux événements d’avril 89.

Ce 29 janvier 2008 (21 Muharram 1429), plusieurs autorités sénégalaises, les responsables du HCR et leur partenaire au Sénégal, l’ OFADEC ainsi que l’ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal et le consul de Mauritanie à Dakar ont pris part à la cérémonie organisée sur la rive gauche en présence de nombreux journalistes (presse écrite mauritanienne, TVM, Jazira, RFI, France 24, DW, l’hebdomadaire Politis, etc).

Le maire de Rosso Sénégal, le représentant des rapatriés, le directeur de l’OFADEC, la représentante du HCR à Dakar et le gouverneur de Saint Louis ont successivement pris la parole pour situer l’événement dans son contexte et saluer les efforts et le courage politique des présidents sénégalais et mauritanien pour le retour organisé des déportés.

Par la suite, les rapatriés se sont dirigés vers le bac où il a été procédé à l’identification de tous les membres du contingent.

C’est vers 11 heures 30 que le bac est arrivé sur la rive droite où une foule importante était mobilisée dès les premières heures de la matinée pour accueillir nos compatriotes.

La délégation officielle comprenait notamment Ould Waqhef, le ministre secrétaire général de la Présidence, le ministre de l’intérieur, Yall Zakaria, le wali du Trarza, Abdallahi Ould Mohamed Mahmoud, la wali mouçaid, le hakem Sidi Sow, l’adjoint au maire de Rosso et d’autres personnalités parmi lesquelles MM. Ndiaye Kane, Diallo Mamadou Bathia, Wane Birane.

Outre la délégation officielle, il y avait des représentants de partis de l’opposition et des délégués de la société civile.

Sidi Ould Messoud, adjoint au maire de Rosso, Ba Amadou, représentant des rapatriés, Didier Laye, représentant du HCR à Nouakchott, Ould Waqhef, ministre secrétaire général de la Présidence, Yall Zakaria, ministre de l’intérieur prendront la parole pour s’adresser aux rapatriés et souligner le courage de leur décision ; ils remercieront tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’opération.

Les rapatriés seront ensuite conduits au site de transit installé devant la Maison du livre en face du domicile du wali.

C’est dans les locaux de la Maison du livre que les services de l’Etat civil et de la carte d’identité les attendaient. Tous les rapatriés ont été recensés et ceux parmi eux qui étaient majeurs ont accompli les formalités pour l’obtention de la carte nationale d’identité.

Le repas a été servi sur place et tard dans l’après midi, les rapatriés de Médina Salam ont été acheminés à leur site d’accueil par l’ALPD, partenaire du HCR en Mauritanie. Ceux du PK 6 , de Demal Deuk et de Tulel Jeeri rejoindront leurs sites vers 23 heures après l’accomplissement de toutes leurs formalités d’enregistrement.

Conditions précaires

Quatre jours après leur arrivée sur les sites d’accueil, nous avons rendu visite aux rapatriés pour nous assurer de leurs conditions de vie. Au Pk 6 ceux que nous avons rencontrés (Aliou Sow, sa sœur et quelques autres rapatriés) nous ont fait part de leur satisfaction par rapport à l’accueil chaleureux qui leur a été réservé et de leur profonde gratitude à l’égard du président de la République, de son gouvernement, du président Abdoulaye Wade, du HCR, de toutes les ONG et de tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’opération.

Pourtant, il y a des problèmes. Au Pk 6 les rapatriés se plaignent : ils sont confrontés à un problème d’eau. L’unique borne fontaine du village a un débit très faible ce qui provoque des queues interminables ; un deuxième problème vient du fait que les femmes sont contraintes de faire la cuisine en plein air car il est impossible de le faire dans les tentes en toile. Un troisième problème est celui de latrines. Il n’y en a pas dans le site et il faut s’éloigner du site pour faire ses besoins en plein ai ; pour se baigner, il faut attendre la nuit pour chauffer de l’eau et s’abriter tant bien que mal derrière quelque bâtiment en ruine.

Les rapatriés du PK6 qui s’étaient retrouvés à l’étroit dans les tentes du HCR ont obtenu pour chaque famille une tente supplémentaire.

A Demal Deuk où il y a trois familles, ce sont les mêmes problèmes. Ils sont à l’étroit et comptent demander au HCR de nouvelles tentes.

A Tulel Jeeri vers l’ancien lycée de Rosso, deux familles ont été installées. Elles ont reçu comme les autres la ration alimentaire distribuée par le PAM (du riz, de l’huile, des lentilles) et la somme forfaitaire de 3500 UM par personne et par semaine. Les rapatriés de Tulel Jeeri déplorent le fait que depuis leur arrivée aucune autorité administrative n’est venue les voir pour s’enquérir de leurs problèmes. Ils ont reçu la visite du HCR, du PAM et d’un imam de Ndiourbel, Ka Amadou accompagné de son fils Abass. Ces chefs religieux sont venus les rassurer et les encourager.

 

 

Commentaires»

  1. je suis refugie mauritanien jouissant de possession d etat de mauritanien fils d un mauritanien et d une mauritanienne de la 5eme region cercle du brakna(BABABE)

    A mon avis consernant le retour des refugies je trouve que c est une situation lamentable degradante car fugure vous que meme pour se mettre a l aise il faut le faire en plein air
    je ne dis pas ces mots par mechancette nullement pas en tout les cas me consernant je dis ADIEU a ma chere patrie car pour rien au monde je ne me hasarderais a rentrer au pays tout en
    connaissant le degre de generosite qu ont mes compatriotes(maures) car jai servi sous le drapeau
    de la R I M et avoir vecu vu plusieurs attrocites dont je peux donner les noms des tortionnaires
    le but de ma deportation est du que je suis né a dakar en 1956 du temps de L AOF

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