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Halte au feu, M. Biram Ould Dah Ould Abeid ! Halte au feu, M. Biram Ould Dah Ould Abeid ! 12 mars, 2014

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Par Lô Gourmo Abdoul ‘Source ; cridem.org)

Dans une interview qu’il vient d’accorder au CRIDEM, le candidat à l’élection présidentielle s’en prend avec violence à l’ensemble de la classe politique et à la société civile suivant la technique éprouvée de l’amalgame et des insultes, dont, bien sûr, l’inévitable et très fructueuse accusation d’esclavagisme qui a désormais vocation de terroriser et paralyser tous ceux qui ne partagent pas ses points de vue sectaires… Mettre tout le monde dans le même sac, confondre le pouvoir et l’opposition dans la même vindicte identitaire, faire feu de tous côtés avec une sorte de jubilation mortifère, sans explication ni raison apparente, faire de la lutte contre l’esclavage une arme de guerre contre l’unité de la patrie et contre tous les démocrates et tous les patriotes, et un instrument de promotion de carrière politique au service d’ambitions personnelles démesurées, se proclamer Grand Maître d’Horloge de la Morale et Pape d’un nouveau Vatican de vertus, insulter et excommunier sans retenue, pointer sur tout le monde un doigt accusateur et vengeur : voilà la posture typiquement d’extrême droite de M. Biram Ould Dah Ould Abeid, nouveau récipiendaire du Prix des droits de l’Homme des Nations Unies. Voilà l’autre face de Janus du nouveau Héros du jour. Mais si le candidat à la présidentielle croit que la stratégie lépeniste du « seul contre tous » est payante, il fait fausse route. Une cause juste s’éprouve dans son aptitude à s’ouvrir et à s’unir aux autres causes justes et non à les défier ou à les insulter. Faisant feu de tout bois, M. Biram Ould Dah Ould Abeid affirme que le Forum pour l’Unité et la Démocratie qui vient d’achever ses travaux à Nouakchott, avec l’ensemble des organisations des droits humains combattantes, dont la Fonadh et l’AFCF, tous les grands syndicats, dont la CGTM et la CLTM, tous les partis politiques démocratiques, etc… constituent l »opposition qui représente l’autre face tribale et raciste de la monnaie esclavagiste; une opposition qui adopte un black-out total sur l’esclavage et combat avec toutes ses énergies les anti-esclavagistes… ». Or, voilà ce que dit le Forum « esclavagiste » à propos de l’esclavage: «  »- Thème 3 : Esclavage L’esclavage est une tare sociale inacceptable, contraire à l’unité de notre pays et à ses valeurs fondamentales. Il est un obstacle à notre développement économique, social et sociétal, et constitue un risque permanent contre notre cohésion nationale, que l’on rencontre dans toutes les communautés nationales du pays à des degrés divers. Pour l’éradiquer, l’Etat doit s’engager résolument dans la mise en œuvre de la législation en vigueur, tout en appliquant avec détermination des programmes destinés à : – Assurer des politiques de développement local et sectoriel prenant en compte la situation des populations victimes des pratiques esclavagistes et de leurs séquelles. – Développer des actions prioritaires de discrimination positive en faveur de ces victimes particulièrement les femmes et les enfants – Promouvoir des politiques de communication destinées à sensibiliser toutes les couches de la population sur les dangers de ce fléau tout en encourageant les initiatives citoyennes destinées à la large prise de conscience des populations (porte à porte, caravanes, fatwas…). – Reconnaître et associer les organisations de la société civile qui luttent pour l’éradication de cet tare sociale. – Associer les populations dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes et politiques publics les concertant. » Il est clair en effet que M. Biram ne combat pas le même esclavagisme que les gens du Forum…. M. Biram Ould Dah Ould Abeid poursuit son procès en sorcellerie contre le Forum pour l’Unité et la démocratie en l’accusant d’ignorer sa deuxième grande cause des Noirs de Mauritanie: les exécutions sommaires et les déportations des années de Ould Taya. Voilà ce que dit M. Biram du Forum, sans sourciller:  » une opposition qui ne reconnait pas le deuil multi-décennal qui pèse sur la communauté noire à cause du génocide et qui méprise ceux parmi les victimes, qui osent exprimer leurs douleurs; celle-là n’est pas notre opposition, c’est une opposition dans le système, pour la reproduction du système et pour la pérennisation du système. » Il ne parle sans doute pas du même Forum car voilà ce que le document officiel (Rapport de synthèse) du vrai Forum de Nouakchott dit de cette question:  » Thème 4 : Passif Humanitaire : (Exécutions sommaires et déportations) – Le passif humanitaire découlant des douloureux évènements de 1989/1990/1991, reste toujours une plaie qui menace la cohésion nationale et ce, malgré certains efforts accomplis en vue de sa solution. Pour y faire face, les règles d’indemnisation des victimes et leur réinsertion permettant le rétablissement dans leurs droits, doivent être rigoureusement et équitablement appliquées ( restitution des biens, des terres, et des pièces d’état civil, réintégration et reconstitution de carrière des agents dans la fonction publique, parapublique et le secteur privé, la poursuite du processus de retour des déportés et exilés au Sénégal et au Mali…) en impliquant les organisations représentatives des victimes et de leurs ayant-droits. En vue d’un règlement définitif du passif humanitaire, il conviendra de répondre aux besoins de justice pour les victimes par la mise sur pied d’une Commission Nationale indépendante chargée de faire toute la lumière sur les évènements qui en en on été la cause, dégager les responsabilités, réparer les préjudices, et créer les conditions du pardon et de la réconciliation. En conséquence, et pour réaliser un tel objectif, l’ordonnance de 1993 portant amnistie de ces actes doit être abrogé. » Alors, qu’est-ce à dire là aussi? M. Birame parle t-il du même « passif humanitaire » pour reprendre la malheureuse expression consacrée ? Peut-on combattre l’injustice tout étant soi même si caricaturalement injuste envers les gens, même avec lesquels on ne partage pas grand chose? Comment redresser les torts inouïs et les tares de notre société archaïque, si l’on s’adonne soi même à ce jeu de massacre de la justice élémentaire, qui est de ne pas accuser à tort, même ses propres ennemis? Il est temps pour tout le monde de redresser la barre de la lutte pour l’égalité de tous dans un pays uni, pour éviter qu’on perde ce pays à jamais dans les brumes toxiques des contre-vérités et les sables mouvants du déni. Lô Gourmo Abdoul.

Mauritanie : Liste complète des membres du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf 15 février, 2014

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Mauritanie : Liste complète des membres du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf    dans actualités conseils_ministres_aziz_new 

Après une semaine d’attente, la liste du gouvernement dirigé parMoulaye Ould Mohamed Laghdaf a été communiquée ce matin vers 11 heures sur la Télévision de Mauritanie (TVM).

Voici la liste des membres du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Sidi Ould Zein : ministre de la Justice
Ahmed Ould Teguedi : ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
Ahmed Dey Ould Mohamed Radhi : ministre de la Défense

Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Rare : Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Sidi Ould Tah : Ministre des affaires économiques et du développement

Thiam Diombar : Ministre des Finances

Ahmed Ould Neini : ministre des Affaires islamiques et de l’enseignement originel.

Mohamed Ould Khouna : Le ministre du Pétrole et de l’énergie et des mines.

Sidi Mohamed Ould Maham : Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement

Ismail Bedde Ould Cheikh Sidiya : ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de technologies de l’information et de la communication.

Naha Mint Mouknass : ministre du Commerce ,de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme.

Sydina Aly Mohamed Khouna: Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la modernisation de l’administration.

Ahmedou Ould Haddemin Ould Jelvoune : ministre de la Santé

Nany Ould Chrougha: Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime

Dr Fatima Habib : ministre de l’Urbanisme de l’habitat et de l’aménagement du territoire

Brahim Mbareck Ould Mohamed Mokhtar : Ministre du Développement Rural.

Yahya Ould Haddemin : ministre de l’Equipement et des Transports

Ahmed Salem Ould El – Beshir : ministre de l’hydraulique et de l’assainissement.

Ba Ousmane: ministre de l’Education nationale

Bekkaye Ould Abdel Malick : ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Fatima Fall Mint souwena : ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports

Lemina Mint Momma : Le ministre des Affaires sociales, de l’enfance et de la famille .

Amedy Camara : ministre de l’Environnement et du développement durable.

Diallo Mamadou Bathia : Ministre Secrétaire Général du Gouvernement.

Mekfoula Mint Legatt : ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé du Maghreb et les Affaires africaines.

Awa Tandia : ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Mauritaniens de l’étranger.
Toute reprise d’article ou extrait d’article devra inclure une référence www.cridem.org

 

Source : cridem.orf

Les grands défis du Sahel, au centre d’un sommet régional à Nouakchott !

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source : cridem.org

Les grands défis du Sahel, au centre d’un sommet régional à Nouakchott ! dans actualités africaa_n1_logo_new  5 chefs d’états sahéliens se retrouvent ce dimanche dans la capitale mauritanienne. Objectif : chercher ensemble à trouver des solutions adéquates aux nombreux problèmes économiques, sociaux et sécuritaires auxquels font face leurs pays respectifs.

Ces grands défis interpellent les présidents malien, Ibrahim Boubacar Keita, burkinabé Blaise Compoaré, nigérienMouhamadou Youssouffou, tchadien Idriss Deby Itno et le président Mohamed ould Abdela Aziz, récemment porté à la tète de l’Union Africaine pour un mandat d’un an.

Au chapitre économique, les présidents nigériens et mauritaniens, ont lancés il a moins de deux mois, un projet de création d’une compagnie de transport aérien ce sera un pas décisif sur la voie de l’intégration, même si la réalisation du projet s’annonce laborieuse.

A Nouakchott, l’initiative mauritano-nigérienne ne passera pas inaperçue. Elle sera proposée aux autres pays. Mais le volet sécuritaire constitue incontestablement le sujet vedette. La prolifération des groupes terroristes intégristes, le trafic d’armes et des stupéfiants, exposent le sahel à tous les dangers et à l’instabilité.

Le mali continue de payer un lourd tribut d’une telle situation. L’opération serval menée par la France depuis l’année dernière, est loin très loi même d’avoir enrayé la monté de l’intégrisme et de la violence dans ce pays. Il y a moins de 72H, plusieurs roquettes ont été lancées sur la ville de Gao. Un acte revendiqué par le MUJAO. Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest.

La force de l’ONU qui doit prendre le relais de l’armée française, tarde à se mettre en place. Le terrorisme a frappé la Mauritanie à maintes reprises et le Niger aussi. C’est peu dire combien sont multiples et complexes, les défis securitaires auxquels, les 5 pays sahéliens, sont confrontés.

Africa N°1Nouakchott, Salem Mejbour Salem via crdem.org

«La submersion d’une partie de Nouakchott va coûter 07 milliards de dollars. Or, un réseau … 11 février, 2014

Posté par Aboubakry dans : LU POUR VOUS , ajouter un commentaire

(source: cridem.org) 26-01-2014

«La submersion d’une partie de Nouakchott va coûter 07 milliards de dollars. Or, un réseau ...…d’assainissement de la ville coûtera quelques millions de dollars…». «La Mauritanie fait partie d’une planète qui est en danger, compte tenue de la vulnérabilité de ce pays aux changements climatiques, il est très important de se réveiller tôt » a déclaré Ibrahima Thiaw, directeur exécutif adjoint du programme des Nations Unies pour l’environnement, PNUE. Monsieur Thiaw, de nationalité mauritanienne, s’exprimait au cours d’une conférence de presse à Nouakchott, jeudi 23 janvier 2013.

Monsieur Thiaw a rappelé, le taux d’urbanisation rapide de Nouakchott. Une ville qui est passée de quelques milliers d’habitant en 1960 a un peu moins d’un million aujourd’hui. « Les gouvernements n’ont pas planifié cette urbanisation rapide et il y a eu occupation de zones submersible dans cette ville, une partie deNouakchott se situe en dessous du niveau de la mer » a ajouté Monsieur Thiaw.

Autre point de vulnérabilité de Nouakchott rappelé par Ibrahima Thiaw : la ville est protégée de la mer par un fragile cordon dunaire.

En septembre 2013, il n’y a pas eu de pluies exceptionnelles à Nouakchott 

Le directeur exécutif adjoint du PNUE explique les inondations de septembre 2013 a Nouakchott par l’augmentation du niveau d’approvisionnement en eau douce avec Aftout es Sahili. « Ce projet aftout es Sahili (Approvisionnement de la ville de Nouakchott en eau douce a partir du fleuve Sénégal) a permis de tripler la quantité d’eau douce a Nouakchott par rapport a l’apport d’Idini» selon le responsable du PNUE. 

Le problème : « ce triplement de la production d’eau douce ne s’est malheureusement pas accompagné d’un plan d’assainissement. » Il n’a pas été prévue la « sortie des eaux qui entrent. » Et « l’absence d’un système d’assainissement élargi a toute la ville fait que les populations utilisent des fosses septique ou des puits perdus ; les eaux usées stagnent dans le sous sol ; Or, avec le triplement de la production d’eau douce, cette eau du sous sol qui ne s’évapore pas, continue a s’accumuler. 

En cas de pluie, l’eau de surface rejoint l’eau du sous sol et il y a inondation dans les zones les plus basses. » En septembre dernier, a rappelé monsieur Thiaw« il n’ y a pas eu de pluie exceptionnelle a Nouakchott » Mais « comme il n’y a pas d’évacuation des eaux usées, l’eau a tendance a s’accumuler dans les zones basses et ca fait des inondations qui affectent l’économie, la santé des populations… »

La nature peut supporter jusqu’à un certain point…

Pour le responsable du PNUE « il est important que la question de la vulnérabilité de la ville de Nouakchott soit examinée dans son ensemble par l’ensemble des acteurs mauritaniens, il faut considérer les inondations de septembre comme une alerte. » Il a ajouté « on ne peut pas souhaiter qu’il ne pleuve pas, mais il ne faut pas que la pluie soit un inconvénient pour les populations… »

La position basse de certaines parties de la ville par rapport au niveau de mer « entraîne aussi d’autres risques environnementaux qu’il faut prévenir » a dit Monsieur Thiaw. Il a rappelé les infrastructures (port, wharf, hôtel…) en bord de mer qui agressent le cordon dunaire protecteur. Autre menace : « la ville, elle-même se déportes vers la mer avec le quartier socogim plage… »

Le responsable du PNUE prévient : « la nature peut supporter jusqu’à un certain point. Mais des que l’on atteint un point d’inflexion, elle réagit ; Que dieu nous préserve des tempêtes exceptionnelles ou des marées exceptionnelles. Quand on construit sur une zone submersible, en cas d’inondation, en l’absence d’un système d’assainissement, on ne peut évacuer l’eau, autrement que par le pompage. Le seul moyen c’est de pomper l’eau et le jeter ailleurs et ce n’est pas une solution viable. Il fau donc un plan d’assainissement. Les autorités mauritanienne et leur partenaires doivent se pencher sur cette question pour éviter des difficultés futures »

Pour les parties de Nouakchott située sur des zones submersibles,y a-t-il autres solutions durables que le déménagement pur et semple ? Réponse d’Ibrahima Thiaw « Techniquement oui. L’ensemble des Pays-Bas est situé sur une zone submersible. Mais le gouvernement néerlandais a pu mettre en place un système d’assainissement et de gestion des eaux. Si vous traversez ce pays, vous voyez plein de carneaux, de digues… 

Une partie de la ville de New-York est submersible. La preuve : Sandy a inondé une partie du métro de cette ville, c’était une tempête exceptionnelle. PourquoiNew York n’est pas inondée chaque année ? Parce que les mesures d’assainissement y ont été prises.

Nouakchott, le développement s’est fait de manière très rapide sans planification. Et nous sommes proches du point d’inflexion dont je parlais. Les eaux de pluies a Nouakchott ont toujours été pompées à l’aide motopompes au moment ou il n’y avait pas l’eau d’Aftout es sahili. C’était gérable.

Aujourd’hui, il y a plus d’eau. Et, pire, d’ici 2030, il y en aura 05 fois plus d’eau duce qu’avec Idini et cette eau il faut la gérer. D’où la pertinence d’une vision prospective pour la mise en place, le plutôt possible, d’un réseau d’assainissement qui va pomper les eaux usées et les eaux de pluie.

Cette eau usée, d’ailleurs, c’est de l’or. La Mauritanie est un pays saharien qui a besoin d’eau pour le maraîchage, les plantes fourragères, le reboisement, les espaces verts…Il serait irrationnel d’utiliser de l’eau propre pour irriguer tout ça ; Ces eaux usées doivent être traitées et non jetées à la mer car jusqu’a un certain point, la nature peut gérer mais après ça devient difficile.

Dakar par exemple, la baie de Hann est devenue une zone morte car la nature ne peut plus y gérer les eaux usées. En Europe il existe des zones mortes. Quand la pollution atteint un niveau ou il n’y a plus d’oxygene, les plantes ne peuvent pas pousser et les poissons ne peuvent plus vivre.

On n’arrivera pas a cette situation en Mauritanie car autrement ça sera la pire des catastrophe pour un pays dont économie dépend essentiellement de la pêche. Vous croyez que les européens vont acheter du poisson pollué pour aller se faire tuer. Donc quand on parle de l’environnement, il s’agit aussi de l’économie.

« Il est possible de trouver une solution autre que le déménagement pour les habitants de Nouakchott qui sont dans des zones submersibles »

Techniquement, c’est possible de trouver une solution autre que le déménagement pour les habitants de Nouakchott qui sont dans des zones submersibles. C’est avec un réseau d’assainissement et la technologie existe. Bien sur que ça coûte cher. Mais laisser l’aéroport flotter ou l’hôpital national s’inonder… sera plus grave.

Des experts mauritaniens estiment que la submersion d’une partie deNouakchott va coûter 07 milliards de dollars. Or, un réseau d’assainissement de la ville coûtera quelques millions de dollars. Il y a donc un arbitrage à faire. Il faut anticiper autrement, l’inaction va coûter très chers en vies humaines et en dollars. Si j’avais de moyens pour contracter un prêt en vue de l’assainissement de la ville de Nouakchott et anticiper sur les risques pour mes enfants et les enfants de mes enfants…je prendrais ce prêt car il est rentable. »

Compte rendu : Khalilou Diagana

Budget de fonctionnement de l’Omvs : le Sénégal et le Mali ne cotisent pas depuis 2010 28 mai, 2013

Posté par Aboubakry dans : LU POUR VOUS , ajouter un commentaire

(Paru dans Cridem.org le 28-05-2013-

Depuis 2010, le Sénégal a cessé de contribuer au budget du Haut-commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), dont le siège est pourtant à Dakar.

Cette situation n’a pu trouver d’explication logique, alors que certains fonctionnaires de l’Etat affirment de leur côté que le pays est à jour de ses cotisations.

La 65ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organi­sa­tion pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) qui a pris fin hier à Dakar, a encore été une occasion supplémentaire de prendre le Sénégal à défaut. Le pays qui abrite le siège de l’Omvs est très loin d’être à jour dans ses cotisations au budget du Haut-commissariat de l’institution communautaire de bassin.

La commission des experts qui devaient préparer cette session ordinaire pour les ministres des Etats membres, a indiqué dans son rapport préparatoire que depuis 2010, le Sénégal n’a versé aucun kopeck au budget de fonctionnement du Haut-commissariat de l’Omvs.

Cette situation est d’autant plus surprenante qu’elle ne peut être imputable à la gestion du haut-commissaire sortant, le Mau­ritanien Mohamed Salem Ould­Mer­zoug. Il est notoirement connu que ce dernier avait de très bonnes relations, aussi bien avec le pouvoir du Président Abdoulaye Wade qu’avec son successeur Macky Sall. Les fonctionnaires de la boîte interrogés par Le Quoti­dien sur cette situation pour le moins incompréhensible, se sont réfugiés dans un silence tout diplomatique.

Les Sénégalais démentent

Quant à certains agents de l’Etat, bien au fait des arcanes de la coopération internationale, ils affirment de leur côté, que le Sénégal est à jour de ses cotisations. Ces gens vont même plus loin, déclarant que le long de toutes ces années, quand la situation des autres pays membres était assez difficile, c’est principalement le Sénégal qui a littéralement porté à bout de bras l’organisation, en versant ses contributions à temps.

Il n’empêche, à la lecture du document préparatoire des experts, l’on se rend compte que le Sénégal n’est pas seul dans cette situation, et que le Mali est également épinglé pour défaut de versement de ses contributions, pour la même période. Ce qui revient à dire que si les fonctionnaires de l’Omvs ont pu tenir, c’est essentiellement du fait des efforts des citoyens de la Mauritanie et de la Guinée. D’ailleurs, pour ce qui est de 2010 par exemple, c’est la seule République islamique de Mauritanie qui avait versé sa quote-part, qui cette année-là, s’élevait à 467 millions 615 mille 356 francs Cfa.

Si elle a sensiblement baissé l’année suivante, ladite quote-part a beaucoup augmenté pour l’année qui vient de finir, quand aussi bien la Mauritanie que la Guinée ont versé chacune 748 millions 082 mille 251 francs Cfa, portant leur contribution à toutes deux à plus de 1,4 milliard de francs Cfa.

Néanmoins, il faut croire que l’Omvs ne manque jamais d’imagination pour trouver des recettes additionnelles. En effet, le budget 2013 du Haut-commissariat en lui-même, s’élève à plus de 2,9 milliards de francs Cfa, en baisse de 1,05% par rapport à l’exercice précédent. Ce budget, comme celui de l’exercice 2012, s’équilibre en dépenses et en recettes. Pourtant, les fonctionnaires internationaux ont pu trouver le moyen de ne l’exécuter en 2012, qu’à 78,61%.

Diama se meurt

Au-delà de cette question, l’une des questions qui ont aussi occupé les débats lors de cette session ministérielle a été celle de la maintenance des ouvrages communautaires. Parmi les plus menacés, il y a le barrage de Diama, qui n’a pas connu d’entretien et de maintenance depuis plus de 20 ans. Mais avec le temps, la réhabilitation de l’ouvrage ne peut plus être repoussée indéfiniment. Le barrage permettant d’assurer un bon approvisionnement en eau potable pour les riverains du fleuve, les ministres réunis à Dakar ont pris la résolution d’accélérer la recherche de financements pour la réhabilitation et la maintenance du barrage et de ses ouvrages annexes.

 

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