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De A à Z 16 juillet, 2008

Posté par Aboubakry dans : De A à Z , ajouter un commentaire

 A comme addition. L’addition c’est l’une des premières opérations que l’on apprend en arithmétique. C’est une opération plutôt simple, même quand il y a des retenues. Mais l’addition cela peut également être une alchimie politique sous nos cieux. C’est ainsi qu’après les élections présidentielles qui ont porté Sidi Ould Cheikh Abdallahi à la tête du pays, les indépendants ont voulu se donner une majorité pour pouvoir gouverner en toute tranquillité. Aussi ont-il pensé à cette opération magique qu’est l’addition.

Indépendants de gauche, indépendants de droite, indépendants du centre, de l’avant-garde, de l’arrière garde, indépendants libéraux, indépendants conservateurs, ultra indépendants ont pensé que l’addition de leurs forces leur donnerait une majorité confortable.

Il est vrai que la somme de tous les indépendants forme une majorité dans le microcosme politique de notre pays,  mais cette majorité n’est pas forcément cohérente. Et voila que quelques mois après la formation du ‘parti du président’, la machine se grippe et la première crise apparaît au sein de la majorité. Une crise qui paralyse nos institutions.

Cette majorité composée par l’addition des forces de toute nature : forces du changement, forces d’inertie, forces conservatrices et tout ce que l’on veut est incapable de répondre aux aspirations du peuple. Elle est d’ailleurs la première manifestation de la crise que nous traversons. Et cette crise n’est pas comme certains veulent le croire une crise de croissance.

Il y a comme un jeu de cache-cache entre des généraux à l’ombre, un président par défaut, des députés frondeurs ; un jeu qui ne présage rien de bon.

L’addition des contraires donne lieu à un fourre tout d’où il ne peut sortir qu’une cacophonie. Il est temps, grand temps de rectifier le tir. Et rectifier le tir cela pourrait commencer par organiser des élections anticipées quel qu’en soit le prix.

aboubakry_d@yahoo.fr (La Tribune; N° 409)

De A a Z ‘week end’ 1 janvier, 2008

Posté par Aboubakry dans : De A à Z , ajouter un commentaire

De A à Z par Tabane

W comme Week-end. C’est un mot d’origine anglaise me diriez-vous, mais que voulez-vous ? Nos amis Français n’aiment pas beaucoup le W. C’est pourquoi il n’y a pas beaucoup de mots qui commencent par cette lettre. Les braves ! Ils ont eu comme une prémonition. Ils ont pressenti le désastre de ce début du 19ème siècle. Waterloo et la déroute de Napoléon.

A défaut d’un autre mot prenons notre Week-end. Et ça tombe bien avec les nouveaux horaires de travail décidés par les autorités. C’est vrai qu’il y a eu une large concertation avec les partenaires mais il y a au moins une catégorie qui n’a pas été consultée : les mendiants de Nouakchott.

Ce n’est pas la première fois que nous changeons de week-end. Après la mise au pas pendant toute la période coloniale, sous la première République et durant les premières années de l’ère des colonels, Haïdalla avait institué le vendredi comme jour de repos.

Normal dans un pays musulman, encore que…

A cette époque, j’ai surpris un vendredi matin, très tôt, une conversation entre mendiants au carrefour de la cité police.

- Ces gens ne savent pas ce qu’ils ont fait en changeant de jour de repos.

- Mais en quoi ça te gêne toi qui n’est pas focsinaire (fonctionnaire) ?

- Avant, comme les gens travaillaient le vendredi, ils donnaient la charité le matin et à cette heure, on avait reçu assez d’argent. Maintenant comme ils ne travaillent pas le vendredi, ils dorment chez eux et ne donnent rien. Et le dimanche quand ils vont au boulot, ils ne donnent rien parce que c’est un jour ordinaire.

Comme quoi, les décideurs oublient les plus ‘pauvres’ et agissent sans tenir compte de leurs intérêt.

aboubakry_d@yahoo.fr

De A à Z 17 décembre, 2007

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De A à Z  par Tabane 

V comme ville. Les villes mauritaniennes  sont des villes particulières. Elles échappent à toute classification. Parce que la ville est ce qu’en font ses habitants. Les citadins de chez nous sont pour la plupart des campagnards fraîchement débarqués de leur milieu rural. Ils apportent avec eux leur mentalité et leurs habitudes. Et l’on retrouve dans chaque maison, dans chaque rue, un élevage de petits ruminants, de bœufs ou de chameaux. 

Les citadins ne se gênent pas pour occuper l’espace public et le transformer en parc. A Nouadhibou, à la cité SNIM comme à Cansado un parc est aménagé pour que les animaux y soient rassemblés. Mais cela n’empêche pas certains,  de réserver dans leur maison un petit coin pour les moutons et les chèvres. 

Une autre conséquence de la transposition d’une mentalité de ruraux dans l’espace urbain c’est la saleté de la ville. Chacun balaie sa maison ou sa boutique pour jeter les ordures dans la rue. Parce qu’elle n’appartient à personne la rue. 

Aucune entreprise ne peut venir à bout de ces ordures. C’est un travail infernal. Sisyphe ou les Danaïdes. 

Du reste nous sommes tellement habitués dans nos villes à côtoyer les ordures que ce serait une mauvaise chose de tout nettoyer. Gouverner dit-on, c’est prévoir. C’est pouvoir anticiper. Je suis sûr que le jour où nos villes seront propres, une nouvelle maladie se développera. Une pathologie que seuls les psychiatres avertis pourront diagnostiquer et traiter. Les malades ne pourront guérir  que si on les plonge dans un univers d’ordures. Dans ces conditions il y a lieu d’être plus indulgents avec ceux qui sont chargés de l’assainissement de nos villes. 

aboubakry_d@yahoo.fr 

De A à Z 11 octobre, 2007

Posté par Aboubakry dans : De A à Z , ajouter un commentaire

De A à Z par Tabane S comme Sensible.  Il y a des sujets sensibles. La semaine dernière notre chronique a abordé quatre questions, entre autres, l’enseignement des matières scientifiques  en Français et celui des matières littéraires  Arabe, l’enseignement des langues nationales. Ce sujet justement est un sujet sensible auquel quelques compatriotes ont réagi, parfois avec passion. Il est vrai que dans la chronique il y avait un mot au moins qui choquait: ‘extrémiste’. Honnêtement je reconnais que le terme peut être choquant même si en l’employant je n’avais aucune intention de blesser qui que ce soit. ‘Errare humanum est’ dit l’adage latin. Je retire donc ce terme ‘extrémiste’ et je fais ici mon ‘mea culpa’. Ceci dit l’idée que je défendais est qu’il est nécessaire d’enseigner les langues nationales comme langues afin que les élèves au terme de leur cursus, soient capables de produire toutes leurs connaissances dans leur propre langue. Ceci permettrait non seulement de préserver notre culture mais encore d’intégrer efficacement les connaissances scientifiques d’où qu’elles viennent. S comme Séminaire. Le dernier séminaire organisé par le MEN a été littéralement boycotté par les professeurs. Motif: aucun perdiem n’était prévu. A Rosso sur plus de cinquante professeurs concernés, il n’y a eu que six présents. A Nouakchott, les professeurs sont venus malgré eux de crainte d’être mutés ailleurs. Dans les autres régions le boycott est général sauf parait-il à Aïoun. Les nouvelles autorités ont apparemment décidé que pour les séminaires qui contribuent au renforcement des capacités il n’y a plus de rémunération. C’est logique mais les professeurs n’ont pas voulu comprendre cela comme ça d’autant plus que les participants aux derniers séminaires sur le même sujet ont été payés. S comme Salaires. Les salaires n’ont pas bougé depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Cela a été rappelé au ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’emploi lors de la commémoration du quarantième anniversaire de la fonction publique. Pourtant les prix eux ne cessent de flamber surtout avec le Ramadan. Quand aurons nous un état fort qui puisse contrôler nos commerçants et les rappeler à l’ordre?  aboubakry_d@yahoo.fr 

De A à Z 15 septembre, 2007

Posté par Aboubakry dans : De A à Z , ajouter un commentaire

Q comme Questions. R Comme Réponses.
1)
Pourquoi enseigne-t-on les matières  scientifiques en français et les matières littéraires en arabe ?
Certains penseront que c’est parce que ‘la raison est française et l’émotion arabe’ pour paraphraser l’un des chantres de la Négritude. Ce ne serait pas logique car cela signifierait que toutes les générations de mauritaniens arabisants (du Zemmour au Brakna et du Trarza au Tagant) formées en arabe dans les séries scientifiques ont eu une formation au rabais. En outre on ne peut pas dire que la langue des inventeurs de l’algèbre n’est pas apte à véhiculer des concepts scientifiques. Cette dichotomie est inacceptable et insensée.
2) Pourquoi n’enseigne-t-on pas les langues nationales dans nos écoles ?
Parce que personne n’a compris le bénéfice qu’on peut en tirer. Les  négro-africains avaient obtenu il y a quelques années l’enseignement de ces langues à l’école fondamentale. Il y avait comme une course contre la montre. Chaque année on se précipitait pour produire des manuels pour l’année à venir. Les ‘cobayes’ ont fini, après un cursus de sept ans avec le Pulaar, le Wolof ou le Sooninke comme langue d’apprentissage, par intégrer la filière Arabe pour la plupart ou Bilingue pour certains. Or c’était une erreur monumentale que de croire que le Pulaar, le Wolof et le Sooninke pouvaient concurrencer l’Arabe, langue écrite depuis plus de mille ans. Dans un premier temps, il fallait enseigner nos langues nationales seulement comme langues et non comme véhicule de toutes les connaissances. Cela aurait permis au apprenants d’apprendre plus vite le français comme les langues utilisent les caractères latins. Ensuite il y avait la possibilité d’enseigner à chaque mauritanien une langue nationale différente de sa langue maternelle, ce qui serait un pas considérable vers la cohésion nationale. L’élève qui aura terminé son cycle secondaire et supérieur serait suffisamment outillé dans sa langue pour conceptualiser et transmettre les théories les plus abstraites…
3) Pourquoi les taux de réussite sont très bas au baccalauréat et très élevés au brevet ?
Parce que l’examen et la correction du baccalauréat se passent dans des conditions plus strictes que pour le brevet. Dans beaucoup de centres du pays pour le brevet, ce sont les surveillants qui écrivent les corrigés au tableau et les candidats n’ont qu’à recopier et rendre les copies. En plus il arrivait souvent que plusieurs personnes viennent successivement passer les épreuves pour un candidat absent. Il suffit de consulter les archives pour se rendre compte que des milliers de copies sont identiques, tous les candidats ayant puisé à la même source.
4) Pourquoi tous les élèves mauritaniens ne sont pas bilingues ?
Parce qu’il y a un phénomène de rejet. Les Noirs rejettent l’Arabe parce qu’ils ont le sentiment que cette langue leur est imposée comme une entrave à toute promotion. Les Arabes rejettent le Français parce que c’est la langue du colonisateur. Alors que nos élèves s’inscrivaient au département d’Anglais après seulement trois ans d’anglais au lycée à partir de la seconde, nos ‘bilingues’ après treize d’apprentissage de l’Arabe ne peuvent pas produire une phrase en Arabe et nos ‘arabisants’  après douze ans d’apprentissage du Français n’arrivent pas à faire une phrase correcte en Français. Il faut donc revoir ce système et le corriger. Ce n’est pas seulement une question de programmes. C’est tout un environnement qu’il faut assainir…
aboubakry_d@yahoo.fr

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