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Budget de fonctionnement de l’Omvs : le Sénégal et le Mali ne cotisent pas depuis 2010 28 mai, 2013

Posté par Aboubakry dans : LU POUR VOUS , ajouter un commentaire

(Paru dans Cridem.org le 28-05-2013-

Depuis 2010, le Sénégal a cessé de contribuer au budget du Haut-commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), dont le siège est pourtant à Dakar.

Cette situation n’a pu trouver d’explication logique, alors que certains fonctionnaires de l’Etat affirment de leur côté que le pays est à jour de ses cotisations.

La 65ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organi­sa­tion pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) qui a pris fin hier à Dakar, a encore été une occasion supplémentaire de prendre le Sénégal à défaut. Le pays qui abrite le siège de l’Omvs est très loin d’être à jour dans ses cotisations au budget du Haut-commissariat de l’institution communautaire de bassin.

La commission des experts qui devaient préparer cette session ordinaire pour les ministres des Etats membres, a indiqué dans son rapport préparatoire que depuis 2010, le Sénégal n’a versé aucun kopeck au budget de fonctionnement du Haut-commissariat de l’Omvs.

Cette situation est d’autant plus surprenante qu’elle ne peut être imputable à la gestion du haut-commissaire sortant, le Mau­ritanien Mohamed Salem Ould­Mer­zoug. Il est notoirement connu que ce dernier avait de très bonnes relations, aussi bien avec le pouvoir du Président Abdoulaye Wade qu’avec son successeur Macky Sall. Les fonctionnaires de la boîte interrogés par Le Quoti­dien sur cette situation pour le moins incompréhensible, se sont réfugiés dans un silence tout diplomatique.

Les Sénégalais démentent

Quant à certains agents de l’Etat, bien au fait des arcanes de la coopération internationale, ils affirment de leur côté, que le Sénégal est à jour de ses cotisations. Ces gens vont même plus loin, déclarant que le long de toutes ces années, quand la situation des autres pays membres était assez difficile, c’est principalement le Sénégal qui a littéralement porté à bout de bras l’organisation, en versant ses contributions à temps.

Il n’empêche, à la lecture du document préparatoire des experts, l’on se rend compte que le Sénégal n’est pas seul dans cette situation, et que le Mali est également épinglé pour défaut de versement de ses contributions, pour la même période. Ce qui revient à dire que si les fonctionnaires de l’Omvs ont pu tenir, c’est essentiellement du fait des efforts des citoyens de la Mauritanie et de la Guinée. D’ailleurs, pour ce qui est de 2010 par exemple, c’est la seule République islamique de Mauritanie qui avait versé sa quote-part, qui cette année-là, s’élevait à 467 millions 615 mille 356 francs Cfa.

Si elle a sensiblement baissé l’année suivante, ladite quote-part a beaucoup augmenté pour l’année qui vient de finir, quand aussi bien la Mauritanie que la Guinée ont versé chacune 748 millions 082 mille 251 francs Cfa, portant leur contribution à toutes deux à plus de 1,4 milliard de francs Cfa.

Néanmoins, il faut croire que l’Omvs ne manque jamais d’imagination pour trouver des recettes additionnelles. En effet, le budget 2013 du Haut-commissariat en lui-même, s’élève à plus de 2,9 milliards de francs Cfa, en baisse de 1,05% par rapport à l’exercice précédent. Ce budget, comme celui de l’exercice 2012, s’équilibre en dépenses et en recettes. Pourtant, les fonctionnaires internationaux ont pu trouver le moyen de ne l’exécuter en 2012, qu’à 78,61%.

Diama se meurt

Au-delà de cette question, l’une des questions qui ont aussi occupé les débats lors de cette session ministérielle a été celle de la maintenance des ouvrages communautaires. Parmi les plus menacés, il y a le barrage de Diama, qui n’a pas connu d’entretien et de maintenance depuis plus de 20 ans. Mais avec le temps, la réhabilitation de l’ouvrage ne peut plus être repoussée indéfiniment. Le barrage permettant d’assurer un bon approvisionnement en eau potable pour les riverains du fleuve, les ministres réunis à Dakar ont pris la résolution d’accélérer la recherche de financements pour la réhabilitation et la maintenance du barrage et de ses ouvrages annexes.

 

L’expansion urbaine de Nouakchott : Une réalité effrayante 27 mai, 2013

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

(source: cridem.org)

L’expansion urbaine de Nouakchott : Une réalité effrayante dans Commune de Rosso 

En 1960, date de l’indépendance nationale, Nouakchott s’est donné le qualificatif de capitale politique de la Mauritanie mais représentait seulement un simple site destiné à abriter une future capitale. La raison en est que, à cette date là, la dualité population / habitat suffisait juste à donner à Nouakchott un nom de capitale mais certainement pas celui de ville.

Tout compte fait, la cité a connu une progression relativement stable jusqu’à l’année 1973. Suite à une terrible sécheresse qui a frappé tout le pays, des populations rurales en grand nombre se sont ruées sur Nouakchott, obligées de rompre avec le lien qu’elles avaient jusqu’ici avec l’agriculture et l’élevage.

Les nouveaux venus se sont alors installés pêle-mêle à la périphérie de la petite agglomération et ont réussi tant bien que mal à s’intégrer dans le milieu urbain où ils ont trouvé des emplois rémunérés dans l’armée, l’administration, les services ou tout simplement dans des activités relevant du secteur informel.

Le développement de l’administration ainsi que la création de la monnaie nationale et, peu de temps après, la nationalisation de la MIFERMA ont eu pour effet de provoquer chez les mauritaniens un syndrome de « l’immobilier », ce qui a constitué la base d’une première génération de propriétaires fonciers.

D’autre part la création de la Société Socogim et l’investissement proposé par certains établissements bancaires pour accompagner le développement urbain ont contribué grandement au renforcement du créneau.

Tous ces facteurs combinés ont attiré vers Nouakchott des milliers de familles en quête d’espace et de travail, ce qui a engendré un véritable dépeuplement de nos campagnes, d’autant plus que l’Etat n’a pas mesuré à temps l’ampleur du phénomène et ses conséquences, ni mené une action concrète dans l’optique du développement local, sensé favoriser la fixation de ces populations sur place.

En fait, l’Etat est même responsable de la situation qui en a résulté, au moment où plusieurs alertes ont été faites par des démographes, des économistes, des planificateurs et autres sociologues sur les effets négatifs du comportement humain liés au phénomène d’entassement et de cohabitation culturelle.

Je garde encore le souvenir de plusieurs conversations entre des cadres administratifs de ma génération, où chacun étalait avec fierté le nombre de maisons et de terrains acquis, à la place du cheptel décimé par la sécheresse.

Je répète que l’administration a créé et entretenu cet appétit foncier car chaque année, pratiquement, il procédait à des morcellements et distributions de terrains soit en zone résidentielle, soit en zone traditionnelle.

Chaque opération de cette nature créait un engouement et une onde de propagation à travers tout le pays. De nouvelles valises se posaient dans la capitale, amplifiant le phénomène d’occupation anarchique de l’espace foncier urbain.

Dès lors, mesurant le danger à sa réelle dimension, les missionnaires de Breton Woods et l’Etat Mauritanien ont entamé une série d’études et de réformes de nature à réduire les dégâts.

Il n’y a pas si longtemps seulement que des données statistiques fiables ont commencé à être produites et mises à la disposition de l’Etat pour faciliter sa politique de planification dans ce domaine.

Curieusement, depuis 2009, on assiste à un rebondissement du phénomène d’expansion de la ville et de l’exode rural. La restructuration des quartiers dits précaires sous le vocable de Gazra en est certainement l’élément moteur, avec tous les conflits sociaux et cas d’injustice que cela a pu engendrer.

Le Président des pauvres avait fait de la distribution d’un toit à chaque mauritanien un slogan de campagne. A l’arrivée le constat s’est avéré amer dans la mesure où le siège de l’ADU au Ksar et la devanture de la Présidence de la République sont devenus des lieux de rendez-vous quotidiens de citoyens lésés, qui réclament justice sans parvenir forcement à l’obtenir.

En réalité cette affaire a été un miroir aux alouettes, un bluff pour attirer et fidéliser un électorat au profit du candidat Président.

Aujourd’hui, selon les dernières statistiques exploitées, on estime que plus du tiers de la population du pays vit àNouakchott. Amusez-vous à situer, en vous déplaçant, les limites de la capitale dans ses quatre points cardinaux. Je l’ai fait moi-même il y’a juste une semaine. J’en ai tiré quelques enseignements :

- La ville continue à croître indéfiniment de tous les côtés sauf sur sa façade maritime

- Le goudron surgit de toute part et assure toutes les connexions, y compris avec des zones dunaires non habitées, du moins pour l’instant.

- Des villas somptueuses se dressent en un temps record sur la partie Nord et Nord-Est de la ville contrastant avec des habitations très modestes sur la partie Est et Sud de la capitale où s’offrent plutôt deux spectacles, celui de la démolition d’habitats dits illégaux et celui de chantiers de construction timide sur les sites déguerpis.

Au final, tout le monde s’accorde à dire que l’expansion urbaine de Nouakchott est devenue une réalité quelque peu effrayante.

Oumar Tafsir Bocoum 
Parti Convergence Démocratique Nationale 

 

Toute reprise d’article ou extrait d’article devra inclure une référence www.cridem.org

 

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Un gendarme mauritanien accusé de liens avec al-Qaida 26 mai, 2013

Posté par Aboubakry dans : LU POUR VOUS , ajouter un commentaire

Par Jemal Oumar à Nouakchott (source : magharebia.com)

La cour pénale de Nouakchott a condamné mardi 14 mai à dix ans de travaux forcés un gendarme reconnu coupable d’avoir espionné pour le compte d’al-Qaida.

Abdallahi Ould Mohamed Ghailani, gardien à la prison de Salah Eddine, avait facilité les communications entre des détenus salafistes et des terroristes extérieurs.

Cette affaire est la première dans laquelle un membre des services de sécurité mauritaniens a été jugé et reconnu coupable d’entretenir des liens avec al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Par ailleurs, quatre étudiants de l’Université des sciences islamiques d’al-Ayoun, à 600 kilomètres au sud-est de Nouakchott, qui avaient été arrêtés en janvier dernier, ont été condamnés à cinq ans de prison et à une amende de cinq millions d’ouguiyas pour avoir tenté de mettre en place des cellules de recrutement pour envoyer des combattants au Mali.

« Ces groupes, dont certains ont déjà été condamnés à mort, s’accrochent toujours à leurs convictions djihadistes, bien qu’ils soient isolés du reste du monde dans une région éloignée », a expliqué Riadh Ould Ahmed al-Hadi, spécialiste du terrorisme au Sahel, à Magharebia. « Ils tentent d’exploiter tout le monde, y compris des militaires. »

Il a ajouté : « Cette insistance et cet engagement envers l’idéologie salafiste djihadiste vont à l’encontre de tout ce que ces gens peuvent dire à propos de leur révision idéologique et de leur possible repentance. Ils démontrent également que ce qu’ils avaient exprimé lors du dialogue avec des intellectuels religieux il y a deux ans concernant le renoncement à leur idéologie extrémiste est faux. »

« Le personnel militaire doit être plus immunisé en termes d’idéologie et de doctrine au vu de l’influence de l’idéologie radicale », a-t-il ajouté.

Ces deux dernières années, les familles des prisonniers salafistes ont organisé plusieurs manifestations devant le ministère de la Justice et le parlement à Nouakchott. Elles souhaitent savoir où le gouvernement a transféré leurs proches.

Les autorités ont justifié leur décision de transférer ces détenus dans un site loin de la ville.

« Ces prisonniers représentent encore une menace pour la sécurité, parce que leurs conditions de détention dans la capitale leur avaient permis d’établir des liens à l’extérieur avec des groupes terroristes, ce qui implique qu’ils n’ont pas renoncé à leur idéologie djihadiste », a déclaré le Président Mohamed Ould Abdelaziz.

En condamnant ce gendarme, le tribunal a indiqué qu’il avait « coopéré avec des prisonniers d’al-Qaida, leur avait prêté allégeance et avait porté certains de leurs messages à leurs familles, ce qui avait permis à ces dernières de savoir pour la première fois qu’ils étaient détenus sur une base située dans la zone militaire restreinte dans le nord de la Mauritanie. »

Al-Qaida a souvent cherché à recruter des agents dans l’armée mauritanienne, mais avait jusqu’à présent toujours échoué, selon le journaliste Mohamed Salem Ould al-Sheikh.

« À mon sens, les tentatives de recruter des éléments de l’armée nationale mauritanienne sont rares, et sont le fait de terroristes et de groupes djihadistes qui souhaitent avoir accès aux plans de l’armée dans la lutte contre ces groupes, dans la mesure où l’armée avait lutté directement contre eux il y a deux ans », a-t-il ajouté.

Mardi, le procureur a également requis une peine de dix ans de prison à l’encontre d’un ressortissant canadien accusé d’avoir tenté de rejoindre un camp d’entraînement d’al-Qaida au Mali voisin, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

Aaron Yoon purge une peine de deux ans de prison à Nouakchott après sa condamnation l’an dernier, mais le procureur a demandé une prolongation de cette peine.

Il avait été arrêté en décembre 2011 alors qu’il tentait de se rendre dans les camps d’AQMI au Mali, selon le chef d’accusation. Le procureur général a également indiqué qu’il avait été impliqué dans des tentatives de recruter de jeunes Mauritaniens pour le compte d’al-Qaida.

Le tribunal devrait rendre son verdict dans cette affaire le mois prochain.

 

Rosso : APSDD en campagne contre le paludisme

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

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Le paysage de la société civile de Rosso compte un nouveau membre avec l’APSDD (Association pour la solidarité et le développement durable) présidée par M.Tidiani Ould Sidi Mohamed Ould Soueïlim très connu dans la ville.

Une cérémonie de lancement de la toute nouvelle association a été organisée le 25 mai à la maison des jeunes en présence du conseiller au wali et de nombreuses personnalités. L’APSDD n’a pas attendu cette cérémonie pour lancer une campagne de lutte contre le paludisme avec la pulvérisation d’insecticides dans tous les coins de la ville susceptibles d’abriter les moustiques, vecteurs de la maladie à la grande satisfaction des habitants de Rosso.

Outre la  lutte contre le paludisme, l’association a notamment pour objectif d’assainir l’eau et de protéger la nature.

Pour cette première campagne qui a mobilisé des dizaines de jeunes, l’APSDD a bénéficié du soutien du DRAS du Trarza et du  maire de la commune.

D.A.

 

 

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