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La réintégration des fonctionnaires victimes des événements de 89 au cœur des préoccupations 30 novembre, 2012

Posté par Aboubakry dans : crise mauritanienne , ajouter un commentaire

Depuis plusieurs années, un sentiment d’inquiétude gagne le cœur des milliers de fonctionnaires qui attendent toujours leur réintégration dans l’administration mauritanienne. Ces derniers, victimes des évènements tragiques de 1989 et 1991 vivent dans des conditions inhumaines avec leurs familles. Ils exigent leur rétablissement dans leur droit.

‘Nous avons l’impression que, du côté de nos autorités, il n’y a nullement une volonté politique pour tourner cette page sombre que la Mauritanie a vécue et qui a mis dans la rue des milliers de familles à cause d’un régime dictatorial et aveugle qui a sacrifié ses dignes fils’. Tel est en substance les propos tenus par les responsables du bureau exécutif du regroupement des victimes des évènements de 1989 et de 1991. Dans une déclaration, rendue publique lors d’une conférence, l’on soutient qu’à ce jour, à part la commission nationale qui avait été mise en place de même qu’un  recensement des fonctionnaires et agents de l’Etat, le regroupement des victimes des évènements de 89 et de 91 semble véritablement avoir perdu tout espoir.

Cette structure regrette qu’aucune rencontre n’ait à ce jour été convoquée par le ministère de la Fonction publique. Aujourd’hui, même si la mesure du gouvernement mauritanien qui a fini de réintégrer près de 144 enseignants et personnels d’appui négro – mauritaniens avait été saluée par la plupart des organisations de défense des droits de l’homme, il reste que ces enseignants réintégrés demeurent dans une situation très confuse. Puisque rien n’est clair quant à leur avenir. Et sur l’indemnisation de ces agents, ‘qui sont restés des décennies sans rien faire’, la question est aujourd’hui de savoir à combien s’élèvent leurs indemnités ?

Pour le bureau exécutif de ce regroupement des victimes des événements du régime de Taya, la décision du gouvernement mauritanien de réintégrer les fonctionnaires doit s’étendre à toutes les victimes des événements survenus en 1989. Il y a celles des travailleurs des secteurs public, parapublic, privé, des éleveurs, agriculteurs, pêcheurs et acteurs du secteur informel. Et c’est à ce niveau que la réconciliation dont on parle tant aura un sens, ont laissé entendre les membres du bureau exécutif.

Toutefois, le blocage ou la ‘lenteur’ qui a été constaté(e) dans le traitement de la réintégration de ces fonctionnaires et agents de l’Etat a poussé ce regroupement à exiger la mise en place d’une commission nationale de recensement afin que des propositions de règlement dudit dossier soit formulées. Cela permettra également le recensement des travailleurs des sociétés d’Etat ainsi que ceux du privé dans les plus brefs délais. Ceci est d’autant plus pressant, selon les responsables du bureau exécutif, que les pouvoirs publics avaient promis de régulariser la situation administrative des personnels concernés par ces événements à travers la réalisation d’un recensement exhaustif avant la fin de l’année en cours, selon un communiqué du conseil des ministres du 15 octobre 2009.

Pour l’heure, ces fonctionnaires laissés à eux-mêmes, qui ont fini de prendre leur mal en patience, attendent la promesse ferme de l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz de régler de manière définitive leur problème. Ceci d’autant plus que l’actuel homme fort du ‘Palais ocre’ avait promis de trouver les solutions au ‘passif humanitaire’ pendant sa campagne électorale.

Abou KANE

(Source : avomm.com)

 

La Palestine devient un Etat observateur à l’ONU

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

La Palestine devient un Etat observateur à l'ONU dans actualités abbas_tribune_onu

Les Palestiniens ont acquis jeudi soir une nouvelle stature internationale en accédant au rang d’Etat observateur non membre à l’ONU, malgré l’opposition d’Israël et de son allié américain. La résolution l’emporte par 138 voix pour et 9 voix contre.

Le vote de cette résolution, qui fait de « l’entité » palestinienne un « Etat observateur non membre », a été acquis à une majorité confortable mais pas écrasante de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.

« L’Assemblée générale est invitée aujourd’hui à produire un acte de naissance de l’Etat de Palestine dans sa réalité », avait lancé aux 193 pays mem
Mahmoud Abbas a affirmé que par ce vote constituait la « dernière chance de sauver la solution à deux Etats » (Israël et un Etat palestinien) et a promis de « tenterbres le président palestinien Mahmoud Abbas avant le vote sur un projet de résolution octroyant à la Palestine ce statut « d’Etat observateur non membre ».

de ranimer les négociations » de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans. « Cependant, par-dessus tout, j’affirme que notre peuple ne renoncera pas à ses droits nationaux inaliénables, définis par les résolutions de l’ONU », a-t-il souligné.

A Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’un vote positif de l’Assemblée « ne changera rien sur le terrain » et que la résolution « ne va pas faire avancer la création d’un Etat palestinien (mais) au contraire va l’éloigner ». Cependant, Israël a annoncé qu’il n’annulerait aucun accord conclu avec les Palestiniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs vivement condamné jeudi soir le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas devant l’Assemblée générale de l’ONU, selon un bref communiqué de son bureau.

L’Europe était divisée

La date de jeudi n’a pas été choisie au hasard: il s’agit de l’anniversaire de l’adoption par l’ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait un Etat juif et un Etat arabe. Les Etats-Unis ont voté contre, comme le Canada. Pour Washington et Israël, seule la négociation directe peut mener à la création d’un Etat palestinien. Les Européens étaient eux divisés. Sur les 27 pays de l’Union européenne, une douzaine étaient en faveur de la résolution dont la France. La Russie s’est dite favorable, comme la Turquie et la Suisse.

L’Union europé

enne a rappelé jeudi qu’elle était « prête à reconnaître un Etat palestinien au moment opportun » mais que la priorité était de reprendre les négociations. Plusieurs Européens, selon des diplomates, estiment que le moment est mal choisi et redoutent aussi que Washington ne coupe les vivres aux agences de l’ONU auxquelles les Palestiniens, avec leur nouveau statut, pourront adhérer.

Ce qui inquiète Israéliens et Américains, mais aussi les Britanniques, c’est la possibilité qu’auraient désormais les Palestiniens de rejoindre la Cour pénale internationale et d’y porter plainte contre Israël. Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse siIsraël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie. Israël et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions en cas de vote positif. Le Congrès pourrait ainsi refuser de verser 200 millions de dollars d’aide promis aux Palestiniens. Israël pourrait bloquer les taxes qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire abroger les accords de paix d’Oslo de 1993. En compensation, la Ligue arabe a promis aux Palestiniens un « filet de sécurité » de 100 millions de dollars par mois.

(Source : cridem.org)

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