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Brahim Ould Abdallahi ou le Sisyphe de la pensée Mauritanienne. 10 juillet, 2011

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Brahim Ould Abdallahi ou le Sisyphe de la pensée Mauritanienne.  dans actualités LibreExpression2 

Brahim Ould Abdallahi, vient de payer de sa fonction, son engagement sémantique auprès du mouvement de la jeunesse révolutionnaire du 25 février, notamment par ce fameux slogan « Change ou Dégage ». Cet intellectuel iconoclaste, amoureux de la culture, polyglotte, théoricien de l’Afro-Andalousie et concepteur du substratum identitaire Mauritanien NBA ou (Nègres. Berbères. Arabes) , philosophe, journaliste et enfin poète…

Cet homme que j’ai eu la chance de connaitre dans l’intimité et que j’ai pu apprécier pour son indépendance d’esprit, pour son amour du pays, pour sa connaissance de la complexité des rapports de pouvoirs, pour la franchise de son approche qui est frontale et qui rentre en opposition avec les stratégies politiques pratiquées par chez nous.

Ce que je retiendrais de lui à titre personnel et qui me semble sauter aux yeux en ce qui le concerne , c’est sa qualité de visionnaire.

Voir au-delà des réalités et des contingences immédiates, diagnostiquer les symptômes et agir avant de constater le fait accompli mais surtout de savoir proposer un destin commun d’exception et d’excellence à une Nation plurielle, un défi à relever en somme.

Le régime en place on le sait, a une sainte horreur des intellectuels honnêtes et intègres, si en plus vous ajoutez à cela du tempérament, des convictions et un charisme, alors vous êtes l’ennemi, l’adepte forcé des traversées du désert continuelles. Ce qu’on attend de vous , ce qu’on vous suggère , c’est de faire des éloges ou de vous taire… D’applaudir et de soutenir, les artisans de votre propre ruine, aussi bien sociale, économique, que morale et spirituelle.

Il y a ceux qui rendent des honneurs inavouables à leur patrie et il y a ceux qui la servent au mépris de leur réussite personnelle et malheureusement dans l’indifférence générale.

En recevant la nouvelle de son remerciement, ma première réaction fut motivée par la sympathie et la compassion que suscite chez moi le devenir de l’individu, de l’homme et du mentor qu’il est. Par extension, j’ai pensé automatiquement à tous les intellectuels Mauritaniens qui vivent en Mauritanie et qui se retrouvent chaque jour dans la position d’abdiquer leur singularité , leur originalité, leur inventivité, au nom d’une supposée mentalité Mauritanienne qui ne serait pas prête…

Nayra Cimper

(Source : www.cridem.org)
 

 

Rosso: mariage compromis pour cause de discrimination?

Posté par Aboubakry dans : opinion , ajouter un commentaire

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Béchir Ould Khalifa devait célébrer son mariage avec Fatma Mint El Herim Ould Hassan le 7 juillet 2011. Mais ce jour là il était convoqué avec des membres de sa famille au  tribunal régional de Rosso. La belle famille aussi était là et  l’objectif était de casser l’union consacrée une semaine auparavant, le 1er  juillet. Son représentant, Mohamed Ould El Am, relate les faits.

Nous avons contacté M. El Herim Ould Hassan il y a environ un an pour
demander la main de sa fille pour le jeune instituteur Béchir Ould Khalifa.  Le père de la fille
entouré de ses proches dont sa sœur Minetou Mint Hassan nous a bien reçus. Le père de la jeune fille nous a même dit qu’il connaissait les parents de Béchir. Par la suite nous sommes allés voir El Herim pour fixer la date du mariage.

La belle famille était prête à célébrer l’union sur le champ mais nous avons
préféré attendre les grandes vacances, d’autant plus que Fatma Mint El Herim Ould Hassan est élève au collège de Rosso.

Le 1er  juillet, l’union a été consacrée en présence du père de la fille (voir fac
simile ci-joint) et il était convenu que la célébration du mariage ait lieu la
semaine suivante. Mais à notre grande surprise il est venu le 6 juillet nous apporter une convocation au tribunal. C’est ainsi que le lendemain 7 juillet,
nous nous sommes rendus au tribunal où nous avons d’abord rencontré un
greffier.

Nous avons été reçus après par le procureur. M. El Herim Ould Hassan a
expliqué qu’il voulait dissoudre le mariage parce qu’il ne savait pas si le
jeune à qui il avait accordé la main de sa fille ‘était chrif, Znaga ou … ou….’
‘ou esclave’
complétera Béchir à qui le procureur dira qu’il n’avait pas la parole. El Herim  a aussi expliqué qu’il avait subi des pressions et que le responsable de leur tribu, M Banoune Ould Eminou avait menacé de bruler le quartier où réside le jeune marié si le mariage n’était pas annulé.

Certains proches de El Herim Ould Hassan ont même prétendu que ce
dernier était très souvent malade et ne jouissait pas de toutes ses facultés de sorte qu’il n’était pas habilité à marier sa fille. Le procureur a rappelé au père de la jeune fille quelques versets de Coran faisant état de l’égalité entre tous
les hommes avant de demander aux deux parties de trouver un terrain d’entente. Béchir  Ould Khalifa, le jeune marié a expliqué que si sa belle famille était venue  le voir directement pour lui faire part de ses préoccupations, il aurait pu comprendre et éventuellement accéder à sa demande.

Mais comme l’affaire est portée au niveau de la justice, alors que la justice
suive son cours. Le procureur a demandé aux deux parties de se présenter devant le juge le dimanche 10 juillet. Il avait suggéré aussi au jeune marié de ne pas tenter d’emmener la jeune mariée dans la nuit du 7 juillet comme initialement prévu. La fille qui était au tribunal a été interrogée. Elle aurait dit qu’elle aimait son tout nouveau mari et qu’elle ne souhaitait pas la dissolution du mariage. La situation est plutôt délicate. Il semble que les parents de la fille ne veulent plus du mariage parce que ce serait une mésalliance pour eux.

Le problème est que ce n’est pas facile de trancher dans cette histoire. La loi
2007/48 en son article 9 punit quiconque ‘empêche de se marier, une femme
prétendue esclave contre son gré
’ mais elle ne parle pas de ceux qui
empêche un homme (prétendu esclave ou de classe inférieure) de se marier…

Dans tous les cas on est semble-t-il en face d’un cas de discrimination qui ne dit pas son nom. Pour l’heure la famille de Béchir Ould Khalifa s’en remet à la justice et lance un appel à toutes les organisations qui luttent pour les droits de l’homme.

 

Djigo Aboubakry (aboubakry_d@yahoo.fr)

(Source: www.cridem.org)

L’unicef donne des kits solaires à des mahadras et des rapatriés

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

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La mission de distribution (et d’installation) de kits solaire de l’Unicef en faveur de mahadras (écoles coraniques) et de sites de rapatriés se poursuit au Brakna après plusieurs jours au Trarza. La distribution des kits solaires entre dans le cadre du Programme éducation pour tous. L’Unicef répond notamment à une requête du Pr. Fassa Yérim, maire de Rosso en faveur de plus de 20 mahadras (écoles coraniques) de la commune et de plusieurs sites de rapatriés.

Le 4 juillet la mission s’était rendue avec Mme Diakhère Thièye première adjointe au maire et M. Mbodj El Hadj au PK 3, au PK 6 (rapatriés), au PK 9, à Dieuk, Tékech, Breun Gouyar puis Breun Darou (Mahadras).

La journée du 5 a été une véritable journée marathon : le technicien de l’Unicef est allé dans les localités situées à l’est de Rosso : Donghaye, Rosso Lycée, Garack, Taiba Maure, Tezaya, Chigara, Rabany, Thiambène. La délégation d’accompagnement a rebroussé chemin quand elle a atteint les limites de la commune et la mission a continué vers des localités plus éloignées comme Gani, Djolly, Keke dans la commune de Tékane.  

Le 6 juillet la mission a repris l’axe Rosso-Nouakchott  pour livrer et installer le matériel au PK 14-15, au PK 18-19, à Tounweïrat, à Bir Saada et enfin à Essaye Aleyat. Partout le chef de mission assisté par ses deux compagnons (Maouloud et Samba Diallo) a installé les kits au grand bonheur des bénéficiaires.

Dans toutes ces localités, la corvée du bois mort pour l’éclairage est finie. Les enfants des mahadras pourront désormais apprendre la nuit grâce à l’énergie solaire. L’Unicef contribue ainsi à l’atteinte des OMD et à la préservation de l’environnement.

Après le Trarza, la mission a poursuivi sa route vers le Brakna où d’autres sites attendent les kits solaires qui changeront leur vie.

Compte rendu : Djigo Aboubakry  (aboubakry_d@yahoo.fr)

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