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Elégie pour une femme africaine, par Fatim Dieng 8 mars, 2011

Posté par Aboubakry dans : littérature , ajouter un commentaire

Voici un poème que j’ai composé à l’occasion de la fête des femmes  pour ma mère et aussi pour rendre hommage à toutes ces braves femmes oubliées. Ce poème est dédié à toutes les femmes africaines, ces femmes que souvent l’on ignore mais qui portent en elles la semence de vie et qui travaillent avec abnégation pour nous nourrir! A travers elles, je salue toutes les mères du monde entier qui souffrent pour nous et qui portent sur leurs frêles épaules les souffrances du monde. Arrêtons-nous un instant et célébrons-les pour leur œuvre géniale!

A Feue Fatimata Mamadou Dieng dite  Thilel, ma mère qui me montra la lumière du jour, sut diriger mes premiers pas sur cette terre des hommes mais qui, hélas, disparut trop tôt pour moi. 

 

 

Femme brave, femme paysanne

 C’est pour toi que j’écris, femme Africaine !

 Dans la solitude de la nuit tu connais le moindre battement de mon cœur

 J’aurais aimé à jamais sur tes genoux poser ma tête

 Tes genoux qui supportèrent toutes les souffrances de la vie.

Je revois ces genoux qui furent pour moi plus moelleux que des coussins de laine.

 

 Femme paysanne, femme Africaine

 C’est pour toi que je crie, mère Noire !

 Dans le froid de l’harmattan ta douce poitrine me réchauffait le frêle corps

 Blottie contre ton sein je ressentais l’immense amour que tu portes en toi.

 L’amour avec lequel tu supportas ma turbulence, mes gaffes et espiègleries

 Mère, ton image à jamais restera gravée dans ma mémoire !

 Femme Africaine, femme Noire

 Je te loue, ô implacable guerrière du quotidien !

 Thilel, l’amazone des forêts denses, l’amazone qui sait se donner en sacrifice pour les siens.

 

Tu sus conquérir à force de sueur et d’abnégation le respect et l’admiration de tous.

 Jamais ton bras ne se reposait ni ton foyer ne s’éteignait

 Tu connaissais par cœur les moindres secrets des champs

 Et tu étais le pilier de la famille, la pierre angulaire de la société.

 

 Femme rurale, femme souvent oubliée

 C’est pour toi que je prononce ces mots, ô limon fertile de la sève libidinale !

 Toi qui donnes la vie et s’occupe fidèlement de tes rejetons

 Ton dos connut le soleil, la pluie et toutes les souffrances

 Et sans rechigner dans le labeur, tu nous donnas un modèle de vie inestimable !

 Mère, c’est à toi que je veux rendre hommage !

 Je veux te louer pour cette douce voix qui me chantait des berceuses

 Je veux magnifier ces mains angéliques qui m’essuyaient les larmes

 Chantons pour ce sourire immortel qui en premier nous accueillit

 Ce sourire qui guide nos pas et nous accompagne dans la vie.

 Des tonnes d’encre versées, du papier noirci, des flots de paroles

 Ne sauraient te dire merci pour ton chef-d’œuvre, génitrice de l’humanité !

 Je grave ces mots pour que l’humanité se souvienne de toi

Pour que la postérité te respecte et te loue, mère soumise mais dévouée :

Femme de la pure tradition africaine

 Née dans le creuset de la civilisation séculaire

 Eduquée dans la rigueur ancestrale pour servir et conseiller la société,

 Tu es le soleil qui éclaire les nuits sombres du chef de famille

 Etoile céleste qui veille sur le sommeil candide de l’enfant innocent.

  Ta fille chérie!

                                                      Fatim Dieng

 

 

 

 

 

 

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