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Lotissement de Demal Deuk 3 janvier, 2011

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

Demal Deuk : un spectacle de désolation

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Depuis dimanche 22 novembre 2010, les habitants de Demal Deuk sont sur le qui-vive. En effet après le lotissement du quartier, les techniciens sont venus pour tracer les voies principales. Naturellement les familles qui occupaient ces axes sont dans l’obligation de ‘déménager’. C’est ainsi que pour l’instant 30 familles ont été déplacées vers la ville nouvelle entre le Pk 6 et le Pk 8. Il faut dire que l’opération de déménagement bien qu’attendue depuis que le lotissement a commencé il y a quelques semaines, a perturbé plus d’un chef de famille. Les enfants qui avaient débuté les cours dans certains établissements de Rosso seront certainement accueillis à l’école du Pk 6 (Bien que cette école soit déjà surpeuplée ) pour ceux qui sont au fondamental.. Mais qu’adviendra-t-il des collégiens et lycéens ? Si dans la ville nouvelle, l’eau est disponible, il reste que les infrastructures de base ne sont pas encore en place et c’est littéralement en plein air que les 30 familles arrivées sur place ont été déposées. Des camions de l’armée on aidé au transport des baraques démolies qu’il faudra réinstaller ; quant aux maisons en dur  démolies, les propriétaires n’ont d’autre choix que de tenter de récupérer ce qui pouvait l’être.  Certains ne vont pas être déguerpis mais avec l’ouverture des voies secondaires, leurs habitations seront sérieusement amputées

.maisoncasse.jpg maisonpargne.jpg Pourtant sans vouloir ouvrir la porte à des arrangements interminables, il y a lieu de faire remarquer que de légères corrections au plan établi à partir de photographies aériennes étaient possibles. Des corrections qui auraient pu limiter les dégâts sans perturber l’ordre du monde.

Demal Deuk est un quartier  occupé depuis plusieurs décennies et dans certaines familles il y a trois générations de ‘squatters’. Malheureusement les agents ne recensent dans ces cas qu’une seule famille. Ce qui constitue un réel problème. Ensuite pour qui connait Rosso, le fait de prévoir pas moins de 46 voies dont 3 de 20 m et 15 places publiques sur une superficie d’un peu plus de 1 km2, expose beaucoup de familles au ‘déguerpissement’.
Malgré les efforts de la commission chargée des déplacements, il y  sérieux problèmes pour les familles déplacées.

C’est un spectacle désolant qui s’offre à ceux qui passent dans le coin. On dirait Gaza sous les bombardement ennemis. Les curieux se regroupent pour voir le spectacle du bulldozer qui détruit tout sur son passage. Un conducteur de la SNAT originaire de Boghé s’est arrangé pour ne pas être envoyé sur les lieux pour ne pas être connu pour celui qui a détruit le fruit de toute une vie de privations. Une bonne femme qui nous a vu prendre des photos, nous a dit l’autre jour :’envoyez ces photos à l’extérieur pour que les bonnes volontés nous viennent en aide.

Pour l’heure c’est le désarroi. Car les familles déplacées n’ont trouvé au Pk 7 qu’un terrain nu. On leur aurait demandé de ne rien construire pour le moment. Sans doute qu’une indemnisation ne serait-ce que symbolique est prévue. Dieu seul le sait. Le calvaire de ces familles -plus de deux cents – est  dans tous les cas loin d’être terminé. Ils sont privés de tout : pas d’école ; pas de dispensaire, pas de marché, pas de latrines, pas d’électricité…

Le fait de procéder au lotissement est en soit une bonne chose ; cela entraine forcément des déplacements. Il fallait cependant viabiliser un tant soit peu le lieu de destination. L’improvisation cependant est le fort du mauritanien.

Djigo Aboubakry  

 

La filière du blé : Campagne de production ou expérimentation ?

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

 

Depuis quelques années l’état mauritanien s’efforce de diversifier la production agricole. Seulement cette politique visait plus le consommateur étranger que les mauritaniens eux-mêmes. C’est ainsi qu’avait été lancée  la production du melon, du haricot vert. Cette année c’est une nouvelle spéculation  qui est intintroduite dans le cadre de la diversification de la production agricole initiée par l’état. Il s’agit du blé. Cette production est attendue depuis longtemps déjà en Mauritanie et certains agriculteurs ont déjà expérimentée.

Les résultaats des parcelles expérimentales ont permis de répondre à plusieurs questions sur le choix du type d’irrigation, les sols, les variétés, etc.  D’ores et déjà ces agriculteurs  sont persuadés qu’avec l’équipement adéquat, certaines variétés peuvent être cultivées en Mauritanie.

 

Tout récemment le secrétaire général du ministère du développement rural  s’estr rendu dans les exploitations de blé pour le lancementr de la campagne.  L’état mauritanien a pris en charge  les semences et des engrais  ce qui constitue  30 % du cout de production par ha ;  le reste est pris en charge par les agriculteurs . Il faut dire cependant que ce qui est annoncée par l’état comme une campagne de production  est aux yeux des agriculteurs une période d’expérimentation. Il y une nuance de taille car en principe durant la phase d’expérimentation, l’état devait prendre le projet en main d’amont en aval jusqu’à la realisation fiche technique. Ce n’est qu’à partir de ce moment que les agriculteurs devaient intervenir.

Pour la présente ‘campagne’ les agriculteurs qui ont voulu accompagner l’état n’ont pas hésiter à investir. Car comme nous l’a dit M. Mohamed Ould Mamoune, le directeur de la SICAP(Société industrielle et commerciale agropastorale), il s’agit d’une question de souveraineté nationale. L’impact socio économique est beaucoup plus important que les bénéfices réels. Sur les 1500 ha, la SICAP  a ainsi emblavé 100 ha à Lorine et Garack.La réussite de cette phase permettra de se lancer dans la production à grande échelle.

Malgré l’intervention de l’état (semences et engrais) pour les  agriculteurs il ne s’agit pas de subvention. Ils ont  pris des risques en voulant  accompagner cette nouvelle politique de l’état d’autant plus que les coûts de production à l’hectare sont beaucoup plus élevées que pour le riz qui n’est plus et depuis fort longtemps en phase expérimentale.A titre d’exemple le coût de  l’irrigation par hectare pour le riz peut atteindre jusqu’à  68000 ouguiyas contre  38000 par ha pour le blé. Le gap est de  30000 mais il y a d’autres rubriques où les coûts de production sont plus élevées pour le blé que pour le riz : les travaux du sol, le labour, le hersage etc.  Pour le riz on peut se contenter d’un offset à 12 000 pour une durée de cinq ans là où pour le blé l’aménagement revient au bas mot à 40 000. Là où pour le riz on peut avoir des parcelles de 1 ha, pour le blé il faut morceler la parcelles en cinq parties ce qui entraine plus de dépenses pour l’aménagement.

Au total les coûts de production par ha pour le blé s’élèvent à environ 300 000, beaucoup plus que pour la production de riz.

Les semis ont commencé fin novembre et la moisson est prévue pour fin mars. Jusqu’ici, les opérations se déroulent bien. Il faut espérer que le rendement soit au rendez-vous. Selon les techniciens la variété emblavée peut donner jusqu’à 8t/ ha mais les agriculteurs prudents comptent sur 4t /ha.

Si le programme connait le succès escompté, un grand pas vers l’autosuffisance alimentaire sera  accompli.
Djigo Aboubakry
 

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