navigation

Commune de Rosso: un bilan globalement positif 20 juillet, 2010

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

Dès son installation à la tête de la commune de Rosso, le Professeur Fassa Yérim  s’est investi pour l’amélioration des conditions des populations résidentes.

L’action de la mairie est particulièrement visible dans plusieurs domaines : jeunesse, santé, éducation notamment. Sans compter le volet social, l’assainissement, etc.

Dans un souci de visibilité le maire non seulement  s’est donné un chargé de communication mais encore, conscient des avantages des NTIC il a donné un site à la commune. Le site www.mairie-rosso.org est aujourd’hui quotidiennement visité par plusieurs centaines d’internautes à travers le monde. En partenariat avec la commune de Moissy Cramayel  (jumelée avec celle de Rosso) un cybercafé a été ouvert depuis deux ans et fonctionne au grand bonheur des résidents.

Pour le volet scolaire, la commune a contribué à la réhabilitation de la presque totalité des écoles fondamentales : murs et portes des écoles 1, 2, 3, écoles mairie et de Ndiourbel, approvisionnement en eau notamment à l’école Mairie, construction de loges gardiens dans les écoles, etc. L’inauguration de l’école de Dieuk  le 11 octobre 2008 entre dans le cadre des efforts constants du maire pour l’amélioration des conditions des élèves.

Pour la jeunesse la mairie a apporté un appui consistant à toutes les associations sportives et culturelles de la vile en distribuant notamment des équipements sportifs et en organisant des tournois comme la coupe du maire et les journées  culturelles et sportives de Rosso. La commune a toujours aidé les équipes dans leur déplacement à l’intérieur du pays et elle vient tout  récemment de recevoir  de la Principauté de Monaco un car destiné à la jeunesse.

En matière de santé, la commune  soutient l’hôpital régional de Rosso et les autres centres de santé. Un Samu municipal v a été créé avec deux ambulances dont l’un offert par le maire lui-même. Le maire s’est engagé à offrir au SAMU (services d’assistance médicale d’urgence) les médicaments nécessaires à son fonctionnement.

 

En matière d’assainissement, un grand projet d’évacuation des eaux pluviales a été entamé depuis 2007 ; les travaux ont connu un retard considérable du fait de la deuxième période de transition ; ils ont repris par la suite mais tardent à être achevés. Cependant la commune a à son actif la création d’une décharge financée par l’AIMF il y a trois ans.  C’est une décharge avec un système d’alvéoles. En principe tous les trois mois environ, à l’aide d’un bulldozer, les ordures doivent être poussées au fond de l’alvéole qu’il s’agit de recouvrir avant d’ouvrir une autre alvéole. D’un coût de plus de 20 millions d’UM, cette décharge est en passe d’être fermée pour diverses raisons pour être remplacée par une autre qui sera installée vers l’ouest de la ville.

 

Interview avec M. Le maire

 Monsieur le maire, voulez-vous décliner les grandes lignes de votre programme pour votre mandat ?

Pr Fassa Yérim : Pour la première année, le premier objectif c’est l’assainissement. D’abord l’assainissement de Sattara, ensuite l’assainissement des autres quartiers. Nous allons réhabiliter les anciens canaux d’évacuation et en creuser d’autres afin qu’il n’y ait plus d’eau stagnante. Le deuxième objectif c’est le recouvrement. Il faut que Rosso puisse arriver à un recouvrement parfait. Il faut que les gens aient l’habitude de payer les impôts. Et ça c’est extrêmement important. Je sais que ce n’est pas facile : il faut sensibiliser, éduquer, former. L’objectif c’est que  les habitants  acceptent leur devoir et à s’acquittent spontanément de leurs taxes d’habitats et autres impôts comme la taxe sur les ordures, etc. Voilà pour les deux premières années. Pour les trois ans qui restent, il nous faut mettre en place un crédit municipal qui visera essentiellement les femmes et les jeunes ; il s’agit de les aider à  monter des microprojets. Ensuite on s’attaquera à la construction d’un autre hôpital régional pour lequel on a un financement avec la coopération espagnole ; il faut aménager la rive du fleuve. Une sorte de corniche qui ira jusqu’à Ndiourbel avec des restaurants, des parcs d’attraction pour attirer non seulement les touristes mais aussi les nationaux. Ce qui nous permettra de développer le volet tourisme.. Enfin pour désenclaver les différentes localités de la commune, nous envisageons de bitumer les routes vers Breun, Dieuk, Tounguène, Garak, Bagdad, Goueïbina, Keur Madiké, etc. Si au bout de cinq ans j’arrive à réaliser ce programme en plus de la gare routière à construire et des marchés à rénover, j’aurai gagné mon pari.

Rosso est une ville historique. Mais le patrimoine architectural  n’est pas en général la préoccupation première des autorités. Que compte faire la commune pour la sauvegarde et la restauration du patrimoine ?

Pr. F.Y.: Vous savez certainement que les français ont pris des mesures qui interdisent la démolition du patrimoine historique.  Malheureusement ce n’est pas respecté dans notre pays Il n’y a pas longtemps j’ai vu des ouvriers exécuter des travaux à l’ancien lycée. J’ai rappelé aux responsables des travaux que c’était un monument historique qu’il convient de restaurer mais qui ne devait en aucun cas être modifié. La commune compte s’impliquer dans la sauvegarde et la restauration du patrimoine historique.

Rosso est confrontée à un problème d’espace : la ville est en pleine croissance et l’espace manque cruellement. Comment la commune compte s’attaquer à ce problème ?

Pr. F.Y. : Mon vœu c’est de faire des lotissements jusqu’au Pk 24, la limite nord de la commune. Il faut qu’on arrive à déplacer tous les périmètres agricoles pour faire ces lotissements. La plaine de Mpourié par exemple est appelée à disparaître pour faire place à des logements. Le vide entre l’ancien lycée et la ville sera occupé. La ville de Rosso est en pleine croissance et elle étouffe. C’est pourquoi les périmètres agricoles doivent être déplacés pour donner de la place aux populations. Le wali est très conscient de ce problème et nous avons déjà fait des études et quelques projets

 

DEUX ARTICLES DE PRESSE EN GUISE DE TEMOIGNAGE

  1. L’espoir retrouvé

La commune de Rosso longtemps laissée à elle même commence à changer avec l’équipe municipale qui la dirige depuis huit mois. Il est vrai que le site de la ville est plutôt contraignant. Le sol argileux ne laisse pas s’infiltrer les eaux de pluie et avec les barrages de l’OMVS, la nappe est de moins en moins profonde ;  en plus une bonne partie de la ville est située dans une cuvette.

Dans ces conditions il n’est pas facile d’assainir la ville mais depuis son installation la nouvelle équipe municipale ne ménage aucun effort pour améliorer la situation et le visage de Rosso commence à changer positivement.

Des camionnettes (don de l’association internationale des maires francophones) sillonnent la ville et ramassent les ordures le jour comme la nuit. Dans ce domaine, les efforts de la commune sont indéniables d’autant que les sites de transit des ordures aux couleurs de la mairie, sont visibles un peu partout dans la ville.

En plus du volet collecte des ordures, un travail de remblaiement des axes principaux de la ville a été fait. C’est ainsi que cette année, les automobilistes peuvent se rendre plus facilement à Ndiourbel et même dans certains coins de Sattara, quartiers d’habitude inaccessibles pendant l’hivernage.

L’action de la commune ne s’arrête pas là. Les jeunes qui évoluent dans le cadre des clubs sportifs ont été au centre des préoccupations de la commune. Des équipements sportifs ont été récemment distribués à 17 clubs seniors et 10 clubs juniors. Des équipements pour le football comme pour le basket ainsi que pour la lutte, l’athlétisme et les régates.

En même temps, la commune a tenu à donner aux jeunes des moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme. C’est dans ce même ordre d’idée que la commune a, en collaboration avec des techniciens du ministère de l’agriculture et de l’élevage et de la délégation régionale, organisé la formation d’agents de la mairie de Rosso et des volontaires du Croissant Rouge pour la pulvérisation d’insecticides dans la ville. L’intérêt de la formation est que désormais le personnel local sera en mesure d’opérer régulièrement sans appui extérieur.

L’objectif est de réduire la prévalence du paludisme dans une commune très touchée par cette maladie. C’était le 16 septembre courant. Une campagne de pulvérisation de trois jours a été lancée officiellement par le wali du Trarza le 17 septembre.

Toute la commune sera touchée grâce à la logistique apportée par le ministère et la délégation régionale.
Le Pr. Fassa Yérim  maire de la commune, a déclaré que deux autres campagnes seront effectuées bientôt pour que les résultats soient positifs.  (Source : La Tribune)

  1. Métamorphose d’une commune

Moins de six mois après son élection le Pr. Fassa est en action. Il s’est attaqué résolument au problème de l’assainissement de la ville dont le visage est entrain de changer. Rosso connaît une véritable métamorphose et les visiteurs qui connaissaient la ville ont du mal à la reconnaître. Sites de transit pour les ordures, poubelles, remblaiement des axes, des actions concrètes qui ne demandent pas nécessairement pour leur réalisation, des sommes colossales mais des actions pour lesquelles il faut un minimum de cœur, un minimum d’imagination et un minimum de dynamisme. Le nouveau maire a du cœur, il a de l’imagination et il est dynamique.

En collaboration avec plusieurs ONG locales, la commune a défini une politique de collecte des ordures qui donne déjà des résultats positifs. Des sites de transit ont été définis par les populations et la commune a construit des édifices pour la collecte des ordures. Plusieurs dizaines de dépôts d’ordures aux couleurs de la commune (comme pour tous les véhicules de la mairie) sont éparpillés dans tous les quartiers de la ville. Les camions de la commune passent régulièrement pour l’enlèvement de ces ordures qui sont déposées à la décharge publique aménagée au nord de la ville. Les équipes de balayage se relaient et il est devenu banal de les voir à l’œuvre  en pleine nuit notamment autour des marchés. Les rossossois disent en plaisantant que les seuls qui ne voteront pas pour le maire à la prochaine élection sont les balayeurs qui ne se reposent plus…

Depuis quelques semaines les travaux sur le canal d’évacuation des eaux ont commencé. Un engin de la commune a d’abord curé toute la partie du canal qui sépare le quartier Médina de Sattara pour s’attaquer ensuite sur la partie du canal qui pénètre dans le quartier de Sattara. Une partie où à plusieurs endroits des riverains avaient tout simplement enterré le canal pour éviter les eaux sales et les ordures. A Sattara la couverture du canal a commencé. Le maire que nous avons rencontré récemment a cependant reconnu que ces travaux sur le canal ont accusé du retard ; c’est pourquoi, pour parer au plus pressé, il a décidé de remblayer tous les axes habituellement transformés en véritables fleuves pour permettre une circulation correcte durant l’hivernage. D’ores et déjà on peut voir les tas de sable disposés sur les axes principaux en attendant que les engins de la commune viennent niveler le tout. Le maire de Rosso tient à ce que les habitants de Sattara n’aient pas à déménager cette année. Il a déjà ficelé en partenariat avec le PAM un programme de distribution de vivres aux nécessiteux durant la période de soudure.

Sur l’avenue principale des poubelles ont été installées notamment devant les commerces pour permettre aux populations de jeter leurs ordures sans salir la voie publique.

L’objectif principal de cette première année rappelle le maire, c’est l’assainissement de Sattara d’abord puis de toute la ville. Ensuite il s’attellera à sensibiliser les habitants pour qu’ils s’acquittent spontanément des taxes municipales pour donner à la commune les moyens de sa politique. Le maire s’attaquera ensuite à d’autres chantiers comme la construction d’un nouvel hôpital régional avec la coopération espagnole, le bitumage de routes pour désenclaver les différentes localités de la commune (Breun, Dieuk, Tounguène, Garack, Keur Madiké, Goueïbina, etc.). Il compte également organiser très prochainement un forum international qui se penchera sur la problématique du développement de la ville de Rosso après le pont. Il tient aussi à mettre en place un crédit municipal destiné essentiellement aux femmes et aux jeunes pour les aider à financer des microprojets. Au niveau de Rosso un ambitieux projet de valoriser la rive avec une corniche qui ira de l’Escale à Ndiourbel contribuera à changer radicalement le visage de la ville qui jusque là tourne le dos au fleuve…

Le maire pourra-t-il  tenir ses promesses ? Ses ambitions on le voit sont très grandes mais avec son dynamisme et au vu de ses réalisations après seulement six mois d’exercice, on est en droit d’espérer. Mais comme l’a fait remarquer un observateur, si le programme annoncé par le maire n’était réalisé qu’à 20 ou 30 %, les rossossois s’estimeront heureux après le non bilan de son prédécesseur qui après 21 ans à la tête de la commune (un record !) n’aura laissé que le souvenir de quelques bourdes et la réputation de la ville la plus sale du monde.

(Source :La Tribune)

 

DES ACTIONS CONCRÈTES

Distribution d’équipements aux clubs de la commune

Le 2 septembre 2007 a eu lieu dans la salle de conférences de la mairie de Rosso une cérémonie de distribution d’équipements aux clubs de la commune. La cérémonie présidée par le Pr. Fassa Yérim maire de la commune de Rosso s’est tenue en présence des représentants de la société civile en plus des délégués des différents clubs et des membres du RJTCD (Réseau des Journalistes du Trarza pour la Consolidation de la Démocratie). Dans son allocution, le maire a tenu  à rappeler que cette opération de distribution était une première et a demandé aux destinataires de lui envoyer des rapports pour qu’à l’avenir les correctifs nécessaires soient apportés. Dix sept clubs seniors et dix clubs cadets ont reçu chacun un jeu de 16 maillots, des ballons ainsi que 10 moustiquaires imprégnées. Des équipements ont été également fournis aux lutteurs, aux athlètes ainsi qu’aux piroguiers pour les régates. Le maire n’a pas oublié les arbitres et doit incessamment commander des tenues pour eux. Le Pr. Fassa a rappelé qu’il n’était en place que depuis sept mois mais que ses ambitions étaient immenses. Il a annoncé qu’il devait se rendre bientôt en Espagne, au Vietnam, en Corée du Sud et à Chicago et que partout où il sera il tentera d’obtenir du matériel pour la jeunesse, pour les femmes et pour tous les rossossois.

Après le mot du maire, MM. Abou Fall, Ahmed Bouye Vachet, Tidjany Fall de Talhaya et Ahmed Sow ont tenu à le remercier pour sa mobilisation constante auprès des populations de la commune. Notons que le maire n’a pas pu assister à l’ensemble de la cérémonie parce qu’il avait dû suspendre une réunion qui se tenait dans son bureau.
La mairie apporte  main forte à 95 mosquées et mahadras durant le mois de ramadan.                       

Ce samedi 13 septembre 2008, douzième jour du mois béni de Ramadan, une cérémonie  inhabituelle à Rosso, s’est tenue à l’hôtel de ville. A l’initiative du Professeur Fassa Yérim, maire de la commune, une commission composée de plusieurs conseillers municipaux  ( Diakhère Thièye première adjointe au maire, Diariétou Sy présidente de la commission santé,  Mohamedou Ould  Ely, Sidi Ould Lehbouss et Ba Isma)  a procédé  sous la supervision du SG de la commune, M. Mbodj El Hadj  à une distribution symbolique de sucre et de dattes. Au total 15 tonnes de sucre et 2 tonnes de dattes ont été remises aux imams et responsables de 95 mosquées et mahadras de Rosso et des environs. Tous ces responsables vont à leur tour redistribuer dans leur voisinage la dotation qu’ils ont reçue afin que les plus démunis soient servis. Ces produits très prisés pendant le Ramadan, c’est la commune elle même qui les a acquis sur ses fonds propres pour une valeur de 2.450.000 UM. (15 tonnes de sucre à 1.650.000 à raison de 110.000 la tonne et de 2 tonnes de dattes à 800.000 soit 400.000 la tonne). Pour une commune qui a des difficultés de recouvrement, ce geste est hautement significatif d’autant plus que de mémoire de rossossois, c’est la première fois que la commune apporte son soutien aux populations nécessiteuses à l’occasion du Ramadan.  La mairie compte faire plus les années prochaines en essayant de s’approvisionner sur le marché international plusieurs mois à l’avance pour avoir un stock consistant pendant le Ramadan et soulager davantage les populations les plus démunies.

 

 

Le  Samu social, œuvre du Pr Fassa Yérim                                           
Le 6 juin 2009, la commune de Rosso a reçu deux véhicules : une ambulance et un corbillard. L’ambulance qui vient de la région parisienne est un don du Lion’s club dont les responsables ont été contactés par le maire de Rosso par l’intermédiaire de son homologue de Chevilly La Rue, commune jumelée au village de Dieuk. Quant au corbillard, c’est en fait un don de la fondation du prince Dah Bokpé von Allada, béninois résidant en Allemagne à un établissement sanitaire de Nouakchott, en l’occurrence la MAM Mobile (Mauritanie Assistance Médicale Mobile), mais le Pr Fassa Yérim a racheté le véhicule pour l’offrir à la commune qu’il dirige. L’ambition du Pr Fassa est la mise en place d’un SAMU social (service d’assistance médicale d’urgence) au service des populations de la commune et des localités environnantes. Le service doit couvrir toutes les localités accessibles de Dieuk à Garack en passant par Breun et Tounguène ainsi que les localités situées sur l’axe RossoNouakchott, jusqu’à Mbalal). En plus du Dr Ould Moussa et du Pr Fassa Yérim, les deux médecins membres du conseil municipal de Rosso, les autres médecins exerçant à Rosso ainsi que des médecins ressortissants de la ville auront à assurer des astreintes pour prendre en charge ce service gratuit. Le SAMU ne se limitera pas des actions d’urgences : des consultations sont prévues de même que des dépistages périodiques (diabète et hypertension artérielle) notamment pour les couches les plus démunies. Quant aux médicaments nécessaires, le Pr Fassa à pris l’engagement de s’en occuper jusqu’à la fin de ses jours. Le Pr Fassa cherche à obtenir auprès des opérateurs de la place un numéro vert pour faciliter la tâche aux usagers. Une requête à l’étude notamment au niveau de Mattel. Un numéro est disponible pour contacter le SAMU : le 55 69 005. Le SAMU social ne compte pas se limiter à la rive droite. Le maire compte adresser une correspondance à son homologue de Rosso Sénégal pour lui proposer ses services.

      

C’est le  jeudi 18 juin  que la cérémonie de lancement du SAMU social de Rosso a eu lieu dans l’enceinte de la commune. C’était en présence du wali du Trarza, du hakem de Rosso, du secrétaire général du ministère de la santé, des autorités sécuritaires de la ville, de la quasi-totalité des chefs de service de la ville, des médecins et de nombreux invités dont le maire de Rosso Sénégal. Dans son mot de bienvenue le Professeur Fassa Yérim a rappelé  l’origine des deux véhicules qui lui ont permis de mettre en place le SAMU et donné les raisons pour lesquelles ce service d’urgence a été créé. Il a notamment rappelé des cas de décès de nouveaux nés ou de femmes enceintes qui à l’heure de l’accouchement n’ont pas pu être évacuées à temps. Dans son discours le Pr Fassa n’a pas manqué d’expliquer que ses nombreux déplacements avaient pour but de tisser des relations pour trouver des solutions aux problèmes de sa ville que le SAMU était un des résultats concrets des ses déplacements. Le maire  a également pris l’engagement de prendre en charge les médicaments nécessaires au fonctionnement du SAMU pour le reste de sa vie. Quant à M. Abbass Bougourbal, un vieil ami du Pr Fassa (ils étaient dans la même classe de  sixième année fondamentale  en  1960 avec Amadou Clédor Sall comme maître) il a promis de donner chaque année un million d’ouguiyas  pour le fonctionnement du SAMU. Le service qui ne se contentera pas seulement d’interventions d’urgence mais il fera aussi des consultations gratuites et du dépistage (diabète et hypertension artérielle notamment).

Reprise timide des travaux d’assainissement 

                 Un important chantier avait commencé il ya bientôt deux ans pour réhabiliter les canaux d’évacuation des eaux usées à Rosso. Malheureusement après le putsch du 6 août les partenaires ont fermé les robinets et beaucoup de financements extérieurs se sont arrêtés. C’est ainsi que les travaux entamés à Rosso ont été suspendus laissant un peu partout dans la ville des trous béants. Lors de la visite du général Fassa Yérim  maire de la commune avait posé le problème au chef de l’état qui avait promis de faire  le nécessaire. Le chef de l’état avait alors demandé de chiffrer les besoins pour l’achèvement des travaux. Le maire s’est adressée à l’Amextipe qui a fait un devis de l’ordre de 350 millions d’ouguiyas. Ces fonds ont été débloqués récemment et les travaux reprennent bien que timidement. Le maire de la commune avait souhaité  s’adresser à une autre société mais selon l’Amextipe il était préférable de continuer avec l’entreprise qui avait commencé. Car autrement  les coûts seraient plus élevés.

Pour l’heure on voit des ouvriers à la tâche pour finir le chantier colossal qui à moyen terme transformera le visage de la ville. Mais au rythme auquel  le travail se fait, il est clair que le bout du tunnel n’est pas encore pour demain.

Toujours en matière d’assainissement, le maire de la commune s’est attaquée à une poche insalubre à Sattara qu’il vient de réhabiliter. C’était une véritable cuvette remplie d’immondices en plein cœur d’un quartier populaire. Personne n’avait rien fait pour assainir la zone depuis plus de trente ans. Il a fallu deux semaines et plusieurs dizaines de charges de sable après le passage des bulldozers qui ont enlevé les ordures pour réhabiliter la zone. Le maire voudrait construire à la place et à la demande des riverains une école ou un marché.  A propos de marché ; la commune a également réhabilité celui qui était construit par l’ancien maire Sow Mohamed Deyna à Sattara vers le garage ‘Bendioura’. Ce marché est inutilisé depuis plus de cinq car, situé dans une dépression il est envahi par l’eau après la moindre pluie.

Assainissement : le maire sur la brèche

Après la dernière pluie à Rosso (42mm le mardi  11), la ville est devenue un véritable bourbier : des mares partout. Venise sans les gondoles. Les rossossois  ont sorti leurs bottes pour pouvoir circuler. Les travaux de réhabilitation de la canalisation on le sait sont au ralenti depuis la ‘rectification’ malgré le coup de pouce donné par le général à la demande du maire. Face à ce problème récurrent la mairie s’est attelée à pomper les eaux stagnantes ans les artères principales de la ville à ‘Escale et Médina notamment. Le maire lui-même a mis la main à la pâte pour superviser les travaux. C’est ainsi qu’il s’est rendu à Medine 2 où les employés ont creusé un canal de fortune pour évacuer des eaux vers une mare située entre Médine et Sattara.  Il se trouve que les eaux dégagées venaient des environs du docile du sénateur Mohsen ce qui a poussé les populations à dire que Fassa privilégiait les riches au détriment des pauvres. Des résidents qui n’avaient pas reconnu le maire se sont rendus aussitôt à la mairie pour le rencontrer alors qu’il était sur place avec les employés. Sans doute parce qu’ils ne pouvaient pas concevoir qu’un maire puisse se mêler à ses  employés pour exécuter des travaux d’assainissement. Quarante huit heures après la pluie la circulation était redevenue possible devant l’hôpital, vers la brigade de gendarmerie et sur l’axe qui va de la BMCI (vers le débarcadère) à la Wilaya mais de nombreuses poches sont restées à  Sattara, Demal Deuk et Ndiourbel.  Les résidents de ces quartiers se débouillent comme ils peuvent avec ces mares nauséabondes qui  entrainent la prolifération des moustiques avec  des conséquences sur la santé.

Il est vrai que les populations ne déménagent  plus pendant l’hivernage mais les conditions d’existence durant cette période sont plutôt précaires. Une situation qui risque de durer car pour Rosso,  en matière d’assainissement, c’est  sans doute  la 25ème heure, c’est-à-dire l’heure à laquelle même l’arrivée d’un  messie ne pourrait  rien changer.

   

Point de presse du maire après les pluies diluviennes.

Le maire de Rosso, le Pr. Yerim Fassa a tenu un point de presse ce  05/09/2009 dans les locaux de la commune. Il a évoqué la catastrophe dont est victime sa commune et les voies et moyens mis en œuvre pour gérer la crise. ‘La mairie face a l’ampleur du désastre s’est retrouvée débordée n’ayant que 3 motopompes et il a fallu l’intervention de l’état  et des bonnes volontés. Ainsi  nous avons eu 8 motopompes dont certains de 2 cylindres capables de 200 mètres cube à l’heure et  d’autres de 3 cylindres capables d’absorber 400 mètres cubes a l’heure’. D’autre part, l’ANAIR a offert 3 motopompes et le député de Rosso a fait la même chose. Les dégâts sont importants sur un rayon de 1 à 15 kilomètres, au niveau de la ville des maisons se sont écroulées a Satara, Demel Dek, Wenk (village de pécheurs)  et la foudre s’est abattue sur une maison à Ndiourbel mais il n y a pas eu de victime. Actuellement plus de 3600 familles sont sinistrées. Un comité de crise a été mis sur place dès le lendemain de la catastrophe. Ce comité comprend plusieurs commissions dont une de recensement, de santé transport etc….. les commissions doivent tenir des  réunions quotidiennes pour évaluer et apporter des solutions aux insuffisances sur le terrain. Ensuite une visite sur le terrain est prévue pour voir les populations n’ont pas pu se déplacer c’est pourquoi il faut écourter les périodes des réunions. Par ailleurs le traitement des sinistrés est le même sans distinction.

Le recensement des personnes non déplacées est urgent et le maire tient à forcer la main aux autorités pour faire bénéficier à tous les sinistrés des dons et ainsi gagner du temps.

Et d’ailleurs lors de l’ouverture de l’atelier sur l’élaboration du plan de développement local, il a lancé un appel aux partenaires multilatéraux (Banque mondiale, UE, BAD, BID, etc.) bilatéraux, sous régionaux (OMVS) ainsi qu’aux ONG nationales et internationales et nos partenaires de la coopération décentralisée.

 

 

 


Trouvez votre notice ... |
Subversif |
passionbulgarie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ECOLE NORMALE DE FILLES D'O...
| La vie secrète des cactées
| RENNES STREET STYLE