navigation

Rosso : Les rapatriés se plaignent 30 juin, 2010

Posté par Aboubakry dans : actualités,Commune de Rosso , trackback

Réunion

Les chefs des différents sites de rapatriés du Trarza ont organisé ce dimanche 20 avril, une rencontre avec la presse locale pour faire part de leurs problèmes.

Selon Mbodj Bocar chef du site de Rosso Lycée où la rencontre s’est tenue, les rapatriés sont confrontés depuis leur retour à des difficultés permanentes. Malgré la circulaire 003 du 4 mai 2009 relative au règlement des litiges fonciers,  adressée par le ministre de l’intérieur aux walis du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha, pratiquement aucune terre n’a été restituée aux ayants-droit. Jusqu’à présent seuls les rapatriés de Medina Salam et ceux de Dioli ont eu respectivement droit à l’aménagement de  57 ha et 11 ha. Des superficis insignifiants par rapport aux haitants concernés. Plusieurs rapatriés ont été arrêtés, torturés et détenus pour avoir pacifiquement réclamé leurs terres. C’est le cas notamment  de Ousmane Diack, Abass Sy (Fada) et Iba Diop (Medina Salam, Thiambène).

A en croire le représentant du site de Medina Moussa, la situation des rapatriés au Trarza est encore plus précaire que la situation de réfugiés au Sénégal. Depuis leur retour ils ont eu droit à beaucoup de promesse dont aucune n’a été tenue. A Dabaye, ls rapatriés possèdent bien des terres mais aucun aménagement n’a été fait. Cela fait six mois qu’ils attendent la réalisation d’un forage promis et ils ont en tout et pour tout 0,25 ha de terre de cultures aménagées. Les rapatriés de Fada sont encore installés dans une zone inondable sur les berges du fleuve parce que les populations installées dans leur village refusent de leur céder la place.

Deux ans après le retour de la première vague, les rapatriés sont encore dans l’insécurité : pas de travail, pas de revenus, pas de papiers pour la plupart. A cause des problèmes de terre, ils seront les grands exclus de la campagne agricole que le chef de l’état vient de lancer à Rosso.

Aujourd’hui plus que jamais ils sont convaincus que seule la volonté politique du président de la République peut apporter une solution définitive à leurs problèmes. Toutes les démarches auprès des autorités administratives locales ont en effet échoué. Pourtant, les rapatriés ne demandent pas grand-chose : entre autres la restitution des terres, la mise à jour des documents d’état-civil, la relance du dossier des fonctionnaires, le recensement des employés du secteur privé et une solution pour le cas des élèves.

Djigo Aboubakry

 

 

 

Commentaires»

pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

Trouvez votre notice ... |
Subversif |
passionbulgarie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ECOLE NORMALE DE FILLES D'O...
| La vie secrète des cactées
| RENNES STREET STYLE