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Le général joue et gagne 1 août, 2009

Posté par Aboubakry dans : opinion , ajouter un commentaire

La victoire du général est incontestable. Bien sûr l’opposition crie au scandale et il est vrai que la Raddho (Rencontre africaine des droits de l’homme) comme la Céni (Commission électorale nationale indépendante) parlent de quelques imperfections. Cependant, force est de reconnaître que imperfection ne veut pas dire irrégularité. Ould Abdel Aziz a gagné dès le premier tour. Dieu seul sait comment. Aucun pronostic n’avait envisagé une telle éventualité mas c’est ce qui s’est produit.
Le général n’a pas gagné à cause des directeurs de campagne qu’il a choisis. Loin s’en faut. La plupart, notamment ceux qui étaient à Rosso, n’ont franchement pas été à la hauteur, à quelques exceptions près. Heureusement pour le général, il y avait des hommes comme Cheikh Ould Maouloud, maire de Jidrel Mohguen qui bénéficient d’un charisme certain et qui ont su s’impliquer à fond dans la campagne.
Ould Abdel Aziz a gagné parce qu’il ne pouvait pas perdre. Il a fait dix mois de campagne et a été concret. Il a montré aux électeurs des choses palpables et surtout a montré que c’était un homme courageux qui savait se donner les moyens d’atteindre ses objectifs.

Il était irréaliste de penser qu’après son coup de force du 6 août, le général pouvait envisager un seul instant, l’hypothèse de perdre les élections. Qu’allait-il devenir ? Dans quelle situation le pays serait plongé ? Avec les pressions internationales, un nouveau putsch était impensable. Dès lors il fallait mettre tous les atouts de son coté pour gagner. Et il a gagné au premier tour. Parce qu’un deuxième tour était pour le moins périlleux. Voila donc que l’auteur de la ‘rectification’ devient président de la République. Il faut s’y faire et lui souhaiter bonne chance. Souhaiter surtout que le pouvoir ne le corrompe pas. Il est vrai aussi que parmi ceux qui gravitent autour de lui on peut rencontrer de la mauvaise graine, mais tout porte à croire que le général saura le moment venu, séparer la bonne graine de l’ivraie. Il faut s’attendre à un véritable coup de balai maintenant que Mohamed Ould Abdel Aziz est devenu le président de la République.

La victoire du général est d’autant plus éclatante que l’opposition, non seulement ‘contrôlait’ le ministère de l’intérieur (et d’autres postes clés) et avait eu son mot à dire dans le choix des membres de la CENI mais encore elle a présenté ses grosses pointures. En définitive, elle est tombée dans son propre piège. La victoire du général s’est certainement jouée pendant la période de flou qui a précédé la formation du GUN et l’ouverture de la deuxième campagne. C’est certainement pendant que les esprits étaient suspendus aux résultats des négociations de dernière minute, que tout s’est joué. L’histoire nous le dira un jour…. En attendant, l’opposition a intérêt à préparer les prochaines consultations électorales. Elle a surtout intérêt à se souder au lieu d’aller en ordre dispersé. A bon entendeur, salut.

D.A. (Source: La Tribune)

Quelle est la botte secrète du général ?

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

Les hommes politiques mauritaniens ont été pris de court. Aucun pronostic sérieux, aucun sondage crédible n’avait osé évoquer l’éventualité d’une victoire au premier tour du général mais c’est bien cela qui s’est produit. Il faut tirer le chapeau au général. Il fallait le faire !
Après les négociations de Dakar I et II, nombre d’observateurs ont crié à la victoire de la démocratie. Parce que le FNDD avait apparemment réussi à faire plier le général en lui imposant entre autres, le report des élections, la participation de poids lourds de l’opposition aux élections et la redéfinition du statut du HCE. C’était sans compter sur la botte secrète du général. Une botte secrète que les observateurs les plus avertis n’arrivent pas à connaître. Si Machiavel avait été son contemporain, il ne serait que son élève.
Il aurait mieux valu pour l’opposition que le général fût plébiscité le 6 juin face à des candidats taillés sur mesure. On pourrait alors parler de mascarade et continuer à faire des pressions avec l’appui de la communauté internationale. Mais dans ce contexte, c’est plutôt difficile de parler de fraude ou de mascarade. En théorie c’est l’opposition qui a organisé les élections parce qu’elle contrôlait le ministère de l’intérieur. L’opposition a également eu son mot à dire dans la composition de la CENI. Il est vrai pourtant qu’en dehors du général qui le proclamait haut et fort, personne ne s’attendait à ce que la partie soit pliée en un tour de scrutin. Dans le directoire de campagne du général à Rosso, l’inquiétude et le découragement étaient visibles. D‘autant que dans le directoire de campagne, certains observateurs ont douté de la sincérité de quelques directeurs de campagne dont on dit que s’ils avaient voulu faire perdre leur candidat, ils n’allaient pas s’y prendre autrement. En effet, certains directeurs de campagne ont, durant toute la campagne multiplié les maladresses. Par exemple, le directeur régional et le directeur départemental de la campagne du généra l n’ont pas pu troquer leurs costumes d’administrateur rigoureux ou de fonctionnaire zélé pour celui du politicien courtois capable d’attirer les électeurs indécis. Comme si l’opposition avait infiltré le camp du général par le sommet, c’est-à-dire par son directoire de campagne. Pour la plupart des hommes hautains et antipathiques qui visiblement ne sont pas rompus dans les règles de la politique. N’eut été la présence (l’omniprésence) de Cheikh Ould Maouloud, maire de Jidrel Mohguen, véritable cheville ouvrière de la campagne du général, les carottes seraient cuites pour Ould Abdel Aziz à Rosso. Il faut noter aussi le travail inlassable de Mmes Fatimetou Mint Sidi et Fatou Diop dite Seyyel respectivement coordinatrice régionale et coordinatrice départementale des femmes pour le général.
Du côté de Ely, le directeur départemental, Me Mohamed Vall Ould Mbareck a semblé travailler contre son candidat avec son attitude hautaine vis-à-vis de nombre d’électeurs potentiels qui ont fini par rallier d’autres candidats. L’ancien maire Sow Deyna a usé de toute son autorité mais l est entré en campagne un peu tard et n’a pas pu changer la donne ; quant à l’actuel maire de Rosso, le Pr Fassa Yérim, il s’est impliqué activement dans la campagne de son frère d’armes le général Ould Abdel Aziz en sensibilisant toutes les populations des localités relevant de sa commune. Pas étonnant si on se rappelle le discours élogieux lors de la visite à Rosso du général qu’il avait comparé à Eisenhower, De Gaulle et Churchill.
En définitive les électeurs à Rosso sont abasourdis. Ils ne comprennent pas comment cela est possible. Il est vrai que nombre de citoyens inscrits après le report des élections n’ont pas eu de carte électorale. On est en droit e penser que ceux là n’étaient pas favorables au général puisqu’ils n’avaient pas voulu participer au scrutin du 6.6. Mais cela n’explique pas les résultats. Pour beaucoup comme les résultats annoncés sont confirmés, il faudrait peut être porter un brassard pour les cinq ans à venir en signe de consternation. Et ce n’est pas qu’ils n’aiment pas le général. Ils n’aiment pas cependant les parachutages intempestifs au profit des protégés de certains hommes de l’entourage du général…
Djigo Aboubakry

(Source: La Tribune)

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