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Démission du Pdt Sidi Ould Cheikh Abdallahi 28 juin, 2009

Posté par Aboubakry dans : crise mauritanienne , ajouter un commentaire

Renversé par un coup d’État le 6 août 2008, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a volontairement démissionné, ce vendredi (26.06), et émis un décret nommant un gouvernement d’union nationale chargé de préparer la présidentielle du 18 juillet.

Le président mauritanien renversé par un coup d’Etat le 6 août Sidi Ould Cheikh Abdallahi a démissionné et signé vendredi soir à Nouakchott un décret portant nomination d’un gouvernement d’union nationale, chargé de préparer l’élection présidentielle du 18 juillet.

Il a signé le document devant les membres du Conseil constitutionnel et en présence du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui conduit la médiation internationale.

Après la signature, il a été vivement applaudi par l’assistance. La cérémonie a eu lieu au Palais des congrès de la capitale mauritanienne en présence des protagonistes de la crise ainsi que des membres du Groupe de contact sur la Mauritanie.

Paris a estimé cette décision comme « une étape importante dans le processus de sortie de crise », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
(AFP via France 24)

Rosso:Démarrage du SAMU social 23 juin, 2009

Posté par Aboubakry dans : Commune de Rosso , ajouter un commentaire

dscn4509.jpgC’est le jeudi 18 juin dernier que la cérémonie de lancement du SAMU social de Rosso a eu lieu dans l’enceinte de la commune. C’était en présence du wali du Trarza, du hakem de Rosso, du secrétaire général du ministère de la santé, des autorités sécuritaires de la ville, de la quasi-totalité des chefs de service de la ville, des médecins et de nombreux invités dont le maire de Rosso Sénégal. 

Dans son mot de bienvenue le Professeur Fassa Yérim a expliqué l’origine des deux véhicules qui lui ont permis de mettre en place le SAMU et donné les raisons pour lesquelles ce service d’urgence a été créé. Il a notamment rappelé des cas de décès de nouveaux nés ou de femmes enceintes qui à l’heure de l’accouchement n’ont pas pu être évacuées à temps.

Dans son discours le Pr Fassa n’a pas manqué de lancer une flèche aux journalistes qui l’avaient traité il a quelques mois de ‘pigeon voyageur’ en précisant que le SAMU était un des résultats concrets des ses déplacements. Le maire  a également pris l’engagement de prendre en charge les médicaments nécessaires au fonctionnement du SAMU pour le reste de sa vie. 

 Par la suite, le secrétaire général du ministère de la santé, le maire de Rosso Sénégal ont pris la parole pour saluer la création du SAMU social et féliciter le maire de Rosso pour ses efforts inlassables. 

M. Abbass Bougourbal, un vieil ami du Pr Fassa (ils étaient dans la même classe de  sixième année fondamentale  en  1960 avec Amadou Clédor Sall comme maître) a promis de donner chaque année un million d’ouguiyas  pour le fonctionnement du SAMU. 

Notons qu’avant la cérémonie du jeudi, une réunion avec les médecins exerçant à Rosso et des médecins de Rosso exerçant hors de la ville avait permis de mettre au point les modalités de fonctionnement du SAMU social. Un service qui ne se contentera pas seulement d’interventions d’urgence mais qui fera aussi des consultations gratuites et du dépistage (diabète et hypertension artérielle notamment). Le service couvrira plusieurs localités accessibles : Dieuk, Breun, Tounguène, Garack ainsi que les localités situées sur l’axe Rosso – Nouakchott, jusqu’à Mbalal. 

En attendant le numéro vert que le professeur a demandé aux opérateurs de téléphonie mobile, on peut joindre le SAMU au 55 69 005. 

 

D. Aboubakry 

 

 

 

 

 

 

Rosso : Un SAMU social pour bientôt. 11 juin, 2009

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

 

prfassadevantlesambulances.jpgLa commune de Rosso vient de recevoir deux véhicules, le 6 juin dernier : une ambulance et un corbillard. L’ambulance qui vient de la région parisienne est un don du Lion’s club dont les responsables ont été contactés par le maire de Rosso par l’intermédiaire de son homologue de Chevilly La Rue, commune jumelée au village de Dieuk.

 

Quant au corbillard, c’est en fait un don de la fondation du prince Dah Bokpé von Allada, béninois résidant en Allemagne à un établissement sanitaire de Nouakchott, en l’occurrence la MAM Mobile (Mauritanie Assistance Médicale Mobile), mais le Pr Fassa Yérim a racheté le véhicule pour l’offrir à la commune qu’il dirige.

L’ambition du Pr Fassa est la mise en place d’un SAMU social (service d’assistance médicale d’urgence) au service des populations de la commune et des localités environnantes.

Le service doit couvrir toutes les localités accessibles de Dieuk à Garack en passant par Breun et Tounguène ainsi que les localités situées sur l’axe RossoNouakchott, jusqu’à Mbalal). En plus du Dr Ould Moussa et du Pr Fassa Yérim, les deux médecins membres du conseil municipal de Rosso, les autres médecins exerçant à Rosso ainsi que des médecins ressortissants de la ville auront à assurer des astreintes pour prendre en charge ce service gratuit.

Le SAMU ne se limitera pas des actions d’urgences : des consultations sont prévues de même que des dépistages périodiques (diabète et hypertension artérielle) notamment pour les couches les plus démunies. Quant aux médicaments nécessaires, le Pr Fassa à pris l’engagement de s’en occuper jusqu’à la fin de ses jours. Le Pr Fassa cherche à obtenir auprès des opérateurs de la place un numéro vert pour faciliter la tâche aux usagers. Une requête à l’étude notamment au niveau de Mattel.

Pour le moment un numéro est disponible : le 55 69 005. Le SAMU social ne compte pas se limiter à la rive droite. Le maire compte adresser une correspondance à son homologue de Rosso Sénégal pour lui proposer ses services. C’est lors du dernier conseil municipal que le Pr Fassa avait exposé le projet de SAMU. Un projet qui a été salué par les conseillers municipaux dont Sow Mohamed Deïna l’ancien maire qui avait alors publiquement félicité son successeur, montrant ainsi combien il savait être grand.

Ce geste plein de noblesse n’est pas étonnant de la part de Sow Mohamed Deïna qui est connu pour être un homme de principes. Pourtant à Rosso les ‘girouettes’ sont nombreuses. Il n’y a pas longtemps un homme ‘respectable’ marchait à la tête des manifestants du FNDD et fustigeait l’agenda ‘unilatéral’ des militaires. Moins de quinze jours après, l’homme qui a retourné son boubou roule désormais – et en 4 X 4 – pour le général. Il aurait reçu un cadeau consistant et une belle somme pour sa troupe ‘mythique’? Suivez mon doigt….

Djigo Aboubakry

Décès du Dr Mourtoudo Diop

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

mourtoudo.jpg

Le combattant Moutoudo est allé rejoindre son ami de longue date, feu Saydou Kane. Que la terre leur soit légère.

La Mauritanie vient de perdre l’un des ses illustres hommes politiques, en l’occurrence, le Dr Mourtoudo Diop, doyen des opposants mauritaniens, qui vient de rendre l’âme, ce jeudi à l’hôpital de Nouakchott.

L’homme s’est fortement impliqué dans le combat politique contre la dictature depuis les années de braise et récemment, aux côtés du Fndd, où au terme de l’ACD, il a appelé la coalition anti-putsch à soutenir la candidature de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Dans son plus récent entretien dans les colonnes de la presse, il s’est confié au Rénovateur Quotidien, dans son édition 619, en date de mai dernier. Ci-après, l’interview de ce grand combattant de la vérité, dont la disparation restera ancrée dans nos esprits, aussi longtemps que la Mauritanie n’ a pas retrouvée les lettres de noble de justice, de convivialité et de bien-être économique et social.

Docteur Mamadou Samba Diop Alias Mourtodo est une figure très connue dans les mouvements de lutte politique pour la revendication de l’égalité, de justice et de meilleure cohabitation entre les composantes nationales de la Mauritanie.

L’homme dont la personnalité se confond à ce combat opiniâtre au nom de la défense des opprimés et des exclus d’un système impitoyable incarné à l’époque par le régime autocratique de l’ancien dictateur Ould Taya et dirigé notamment contre une communauté, a mené cette bataille dans la clandestinité, à l’étranger avec d’autres de ses frères forcés à l’exil.

L’intellectuel le plus recherché des années de braise est sorti de la clandestinité après la chute du régime de Taya. Aujourd’hui il se consacre plus que toujours à son projet d’une Mauritanie réconciliée avec elle-même.

Souvent voué aux gémonies par des lobbies politiques qui le diabolisent au point que jusque-là son parti politique qui existe depuis dix dans l’illégalité n’arrive pas à trouver un récépissé de reconnaissance pour exercer pleinement ses activités. Nous l’avons rencontré pour vous, dans cet entretien exclusif accordé au Rénovateur.

Le Rénovateur : Ancienne figure de la lutte clandestine, opposant farouche au régime Ould Taya, défenseur de la cause des opprimés, notamment au temps de la chasse à l’élément noir, Dr Mourtoudo, Quelle appréciation faites-vous aujourd’hui de la situation politique du pays ?

Dr Mourtoudo : Pour me résumer, cette situation chaotique, elle est provoquée par l’entêtement des militaires incapables de sécuriser le pays et qui sont habitués aux gains faciles que leur offre la confiscation du pouvoir. Ils y sont depuis trente ans et y accumulés villas, fortunes, bagnoles et honneurs. Ils mettent leurs intérêts personnels au-dessus de la Mauritanie. Aziz est le pur produit de Taya. L’action de Hanana leur a poussé à se débarrasser de leur Maître, mais en réalité ils n’ont pas changé.

Ils ne connaissent que la terreur, la répression, la division. Ils ont aggravé tous les mots du pays. Ils mènent le même combat que Taya sous un autre contexte qui ne tolère plus le despotisme, ni leur façon d’agir. Aziz est égal à Taya ; c’est pourquoi comme à l’accoutumée, nous continuerons à le combattre, à défier son système obtus, autocratique, haineux et revanchard. Le pays est appauvri, isolé, menacé de dislocation. L’entêtement d’Aziz qui croit que la Mauritanie est une caserne a placé notre pays dans une logique de confrontation qu’il est souhaitable d’éviter.

Le Rénovateur : Vos rapports avec votre ancien frère d’arme, le leader de l’AJD/MR ne semble pas se porter mieux. Pourquoi ?

Dr Mourtoudo : Il ya a parmi eux, des amis, des disciples qui me respectent. C’est pourquoi je continue de garder le même rapport avec ceux-là, tout en rappelant que je n’ai jamais été militant d’AJD/MR. Je suis Président d’un parti politique appelé en pulaar : Dental Kaaldigal Leyyi Muritani, c’est-à-dire le Rassemblement pour le Dialogue des Nationalités Mauritaniennes DEKAALEM/RDNM. Ce parti existe depuis dix ans dans la clandestinité.

Il a déposé ses dossiers depuis 9 mois au Ministère de l’Intérieur. Etant donné qu’il est affilié au FNDD, Aziz a refusé de le reconnaitre. La junte a reconnu 12 partis qui l’applaudissent et piétine le mien qui le défie. Ceci prouve qu’Aziz est autocrate et non démocrate.

Le Rénovateur : Qu’est-ce qui explique aujourd’hui votre adhésion au FNDD qui est un regroupement hétéroclite de politiciens de tous horizons ?

Dr Mourtoudo : C’est le bouleversement et la recomposition politique qui l’ont provoqué. C’est une coalition hétéroclite, contre nature, mais nécessaire. Le FNDD est un véritable laboratoire où des courants qui s’affrontaient se sont retrouvés malgré eux pour s’opposer au fascisme. Leur dénominateur commun est le retour de Sidi au pouvoir. C’est un principe que nous soutenons fermement. Le FNDD est la seule coalition dynamique qui s’est opposée courageusement aux militaires.

Ces militants ont transcendé des clivages surannés pour affronter une dure répression afin de sauvegarder la démocratie. Il a permis à des mauritaniens aux idées différentes de se retrouver, de se connaître, de s’apprécier, de briser les murs de la peur et de la séparation. Ils se tolèrent et affrontent ensemble les problèmes cruciaux de démocratie, d’égalité, de justice, de combat contre l’esclavage et ses séquelles.

Certains privilégient l’échec au coup d’état. D’autres pensent que c’est dès maintenant qu’il faut aborder ces problèmes qui retardent la Mauritanie depuis son indépendance, tout en soutenant aussi le retour de Sidi au pouvoir. Les tabous y sont brisés. Taya avait divisé nos races, privilégié son ethnie, sa langue sur d’autres. Aujourd’hui, on exige l’enseignement de toutes nos langues, l’abrogation de l’article 6 de la constitution… On oblige le dialogue en vue de la remise en cause des injustices.

Ce regroupement hétéroclite des politiciens de tous les horizons s’attèle à édifier une autre Mauritanie où chaque ethnie et race s’identifierait. C’est une chance qu’il faut préserver.

Le Rénovateur : Sur quoi semble porter maintenant votre combat quand on sait que vos idées étaient plus dirigées vers la libération des victimes d’exclusion et de discrimination ?

Dr Mourtoudo : Mes idées ont évolué mais pas varié. Je me bats contre toutes les formes d’injustices et plus particulièrement pour l’enseignement de toutes nos langues, y compris le Hassaniya et la solution définitive de notre question nationale c’est-à-dire de notre cohabitation pour stabiliser notre pays et créer les véritables bases de son développement qui profite à tous et non à une race ou à une minorité.

Mon combat culturel a produit des milliers d’alphabétiseurs en pulaar en Afrique en Europe et aux Etats-Unis. J’ai écrit et traduit en Pulaar beaucoup de livres dont la chimie, le Coran, la recherche scientifique nous permet-elle d’accéder à la connaissance de Dieu ? J’anime des conférences politiques et religieuses. Je crée les bases de mon parti qui apporte une contribution à l’édification de notre pays, de l’Afrique dans un monde altermondialiste.

Le Rénovateur : Partagez-vous encore le combat avec vos anciens camarades des FLAM ?

Dr Mourtoudo : Oui ! Ils sont mes meilleurs collègues. Ils ne sont pas hypocrites, ni corrompus, ni influençables. Nous collaborons étroitement en Europe et aux U.SA. Tous nos écrits figurent dans leur site. FLAM et DEKAALEM sont complémentaires.

Le Rénovateur : Ould Taya, votre bête noire des années de plomb est sous le coup d’une plainte dans les tribunaux Belges. Quelle est votre réaction par rapport à cette plainte jugée, semble-il, recevable par la justice internationale ?

Dr Mourtoudo : Des milliers de mauritaniens vivants en Europe ont porté plainte contre Taya. La justice Belge a proclamé que cette plainte est recevable. Je la soutiens. Taya et tous les despotes n’y échapperont pas.

Le Rénovateur : Votre combat pour la revalorisation des langues nationales fut aussi votre fer de lance pendant plusieurs décennies. Cette bataille a été menée sur le plan de la recherche scientifique mais aussi politique« `que. Etes-vous arrivé à des conclusions précises ?

Dr Mourtoudo : Cette bataille là continue, s’approfondit. Elle est ingrate et difficile. Mais, quand on croit à quelque chose, il faut aller jusqu’au bout. Le problème principal se situe au niveau des « intellectuels francisants analphabètes », c’est à dire ceux qui sont déracinés et qui ne croient pas à l’importance de nos langues. Voyez ce qui se passe à l’Assemblée Nationale et au Sénat ! Les maures s’expriment dans leurs langues. Je le soutiens ; mais les nègres s’expriment en français ! Pourquoi ne parlent-t-ils pas leurs langues ?

Pourquoi n’exigent-ils pas l’abrogation de l’article 6 de la constitution et inciter l’état à promouvoir la diversité culturelle ? Les masses sont partout à l’avant-garde du combat alors que nos intellectuels ne s’y intéressent pas comme Cheikh Anta Diop, Obenga et tant d’autres.

Je suis arrivé à une conclusion qu’il faut sensibiliser les cadres, les décideurs politiques, les marabouts, les politiciens et autres et encourager un vaste mouvement d’alphabétisation pour éradiquer totalement l’ignorance et développer une conscience civique sans laquelle toute démocratie est chimérique. Ainsi donc, la création d’une Académie des Langues Nationales serait un support incontournable à cette œuvre salvatrice.

Il faut inciter chaque intellectuel à écrire aussi dans sa langue maternelle et créer une sorte d’encyclopédie pour nos langues qui alimentera notre future Académie des Langues Nationales.

Le Rénovateur : La Mauritanie traverse l’une des crises les plus profondes de son histoire politique. Quelles solutions s’offrent à vous en tant que politologue, acteur et observateur politique ?

Dr Mourtoudo : Je suis le premier mauritanien à écrire un article appelé : Comment sortir de la crise depuis le 13 Août 2008. Les journaux Biladi, Assiraje, Tribune l’ont publié. Cette proposition a été améliorée et publiée plusieurs fois :

1-Dialogue direct entre Sidi et Aziz
2-Dialogue entre Aziz et les Anti putschistes
3- Amnistie des membres de la junte
4-Possibilité de leur offrir des postes diplomatiques ou de sociétés d’état et une garantie de leur intérêt à la retraite.
5-Appui de la communauté internationale
6-organisation d’une fête nationale pour la réconciliation entre les différents protagonistes.

J’ai l’impression aujourd’hui que la communauté internationale s’est accaparée de cette proposition à travers d’autres concepts appelés dialogue inclusif national. En dépit de quelques faiblesses de la proposition sénégalaise, même Wade est dans la logique de Mourtoudo Diop.

Le Président Messaoud, le FONADH, le RFD et d’autres en ont fait aussi. Mais après DEKAALEM le parti que je dirige, sauf le journal La Tribune, aucune autre revue ou leader politique n’attribue la paternité de sortie de crise à Mourtoudo Diop. Or, ceux qui sont partis négocier en Libye avec Kadhafi ou ont répondu à l’appel de Kadhafi à Nouakchott n’ont nullement songé à Mourtoudo ou à DEKAALEM.

Ils négocient aussi avec Wade, le grand intellectuel que je connais mieux qu’eux pour avoir soutenu sa lutte pendant 10 ans au Sénégal et m’a souvent invité à son domicile au point E avec Mamadou N’Diathie cadre PDS de Rufisque. Son brillant Ministre d’Etat Gadio est un intellectuel avec qui j’ai étudié en France. Ni DEKAALEM, ni son Président, n’ont pas été associés aussi à cette médiation. Mais, je n’en fais aucun problème. Ce n’est pas ma personne qui compte mais la cause que je défends.

Je soutiens la médiation sénégalaise, je félicite Wade et son Ministre d’Etat. Je félicite aussi les responsables du FNDD et du RFD. Les Waghef seront libérés grâce à l’armée invisible d’Allah et du Sénégal. Cette armée invisible d’Allah facilitera aussi le retour de Sidi au pouvoir.

Dans les conditions propices au dialogue, est en passe d’être satisfaite, la libération de Waghef et de ses codétenus. L’arrêt de l’agenda unilatéral des militaires et leur départ du pouvoir est encore en discussion. En aucun cas on ne doit pas tolérer un putschiste et tenter d’éliminer un président démocratiquement élu. Un acte de rébellion contre le chef suprême des armées est partout dans le monde lourdement punissable. Cela ne doit pas du tout donner l’occasion à celui qui porte atteinte à la sécurité de l’état de confisquer le pouvoir pour masquer son forfait.

Donc Aziz doit déguerpir honorablement et non organiser des élections qui n’arrangent que lui et non la Mauritanie. C’est pourquoi nous combattons ce calendrier unilatéral qui risque de porter un grave préjudice à notre pays.

Mais, il faut éviter la logique de la confrontation, libérer les médias surtout la radio et la télévision devenues propriétés personnelles de Aziz. Qu’on lui permette de quitter dignement le pouvoir. Il est le seul responsable de ce qui nous arrive.

Le Rénovateur : Vous avez suivi le règlement unilatéral du dossier du passif humanitaire par le Général Ould Abdel Aziz. Approuvez-vous cette démarche ?

Dr Mourtoudo : Il n’ ya jamais eu règlement du dossier du passif humanitaire. C’est le plus grand bluff du général. Nous avons publié un document là-dessus que nous pouvons vous communiquer. Ce dossier a été traité dans les coulisses avec le COVIRE, le colonel Dia, quelques imams. Il s’agit de 245 des familles militaires seulement dont le montant varie entre 1 million 800 milles ou 1million 600 mille, selon que l’on soit officier ou soldat. Il est discriminatoire devant Dieu et les hommes. On a sacrifié des centaines de milliers d’autres qui galèrent en Mauritanie, en Afrique, en Europe ou ailleurs.

Demandez aux victimes qui vivent en Mauritanie de s’exprimer. Excusez-moi, j’en suis une qui traîne une surdité stoïquement depuis 23 ans. Elle est la conséquence des évènements douloureux de1986, car beaucoup de gens ne savent que moi aussi j’ai été frappé par les mêmes peines que les éléments de FLAM de 1986 et condamné par contumace avec d’autres étudiants.

Notre repli en Europe nous a permis de continuer la lutte d’une manière éclatante avec tous ceux et toutes celles qui se soucient de l’égalité et de la justice. Combien de torturés, de handicapés, de femmes violées, de champs de culture et autre propriétés spoliées ? Combien de militaires et civils assassinés et oubliés ? Combien de civils et militaires radiés de leurs fonctions depuis 1986 ? Combien de déportés et d’exilés politiques en Europe, aux U.S.A et ailleurs que le « règlement », ou le « dérèglement » du passif humanitaire d’Aziz a oublié ?

Ce n’est pas un règlement, mais un dérèglement que je condamne. La majorité des Organisations Nationales et Internationales des Droits de l’Homme, nos partis FLAM et DEKAALEM ne l’acceptent pas ; donc c’est un coup d’épée dans l’eau. La lutte continue.

 

(Propos recueillis par Cheikh Tidiane Dia) 

Mohamed Ould Mohamed Lemine (mdhademine@yahoo.fr

(source : cridem.org) 

 

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