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Leadership féminin en Mauritanie: Un atelier de formation de formateurs au profit des femmes 22 mars, 2009

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

Salimata Sy, chargée de la formation à l’Afcf

 

Un atelier de formation de formateurs en leaderships féminins a été organisé du 13 au 18 mars 2009 par l’Association des Femmes Chefs de Familles (Afcf) à son siège à Nouakchott.

En collaboration avec l’Association Démocratique des femmes du Maroc (Adfm) qui a envoyé trois représentantes spécialisées en la matière, l’atelier a pour objectif d’aider et d’assurer aux femmes mauritaniennes activistes dans la défense des droits des femmes, le renforcement de leurs capacités en matière de leadership féminin.

L’atelier qui s’est déroulé en plusieurs séquences et modules a été une opportunité pour les femmes mauritaniennes de comprendre ce que c’est le leadership féminin. Il s’agissait surtout de faire participer les principales actrices aux débats pour mieux comprendre et saisir la quintessence des rôles qu’elles doivent jouer. Ce qui a été déjà retracé par la présidente de l’Afcf, Mme Aminetou Mint El Moctar dans son discours introductif.

Cette méthode participative utilisée par Mesdames Maria Ezzaouini et Rabia Mardi de l’Association démocratique des femmes du Maroc, a permis aux participantes de saisir et de comprendre le fossé qui existe entre les rôles des couples dans un foyer conjugal. Ce que les femmes déduisent pour dire que l’image de la femme africaine est bafouée dans nos sociétés africaines, notamment musulmanes où l’Islam constitue une référence au fonctionnement de la vie en société, notamment conjugal.

Des observateurs ont pensaient que s’il y a discrimination de la femme au foyer, cela pourrait être lié au fait que l’Islam dès le départ a tracé les contours et déterminés les rôles des couples. Ce que Mme Maria Ezzaouini, enseignante de son état, estime que l’Islam a agi juste et a bien déterminé les rôles et que s’il y a des injustices cela relève de la façon dont les couples gèrent les foyers.

Au cours de cet atelier, les femmes se sont élevées contre cette forme de discrimination qui se matérialise par les rôles qu’elles jouent au sein des foyers. Elles ont saisi cette occasion pour décortiquer les causes de cette discrimination. Ce qui pourra les amener à envisager de nouveaux rôles sur les plans, social, politique, économique voire culturel dans le cadre d’un leadership féminin, objet de cet atelier.

Ainsi, par des procédés imagés, des interprétations à l’aide des documents constituant des supports de travail et des travaux en groupe, des mises en scènes suivis d’évaluations et commentaires, les participantes ont exprimé leur ferme volonté à assurer un leadership féminin en Mauritanie. Un signe précurseur d’un succès qui se profile à l’horizon. L’aspect communicationnel n’a pas été en reste.

Mme Saida Drissi Amrani, conseillère au Ministère marocain de la famille, membre de l’Adfm a insisté sur le rôle que doivent jouer sur le plan communicationnel, les activistes des droits humains pour exposer, défendre et résoudre leurs problèmes face à l’autorité qui bafoue les règles élémentaires et les lois relatives aux droits des femmes en particulier. Elle a trouvé nécessaire de faire des scénarios pour apprendre aux femmes comment construire un argumentaire et un plaidoyer. Les femmes ont aussi appris certaines règles élémentaires relatives à la presse.

Enfin, il y a eu un échange d’expérience entre femmes marocaines et mauritaniennes dans le cadre du leadership féminin. Si les femmes marocaines ont pu réalisé des avancées notoires en matière d’émancipation de la femme en l’espace de 20 ans, les Mauritaniennes, elles, sont encore à l’état embryonnaire et doivent prendre le mal en patience.

Toutefois, il faut reconnaître que ces récipiendaires qui sont désormais plus armées avec l’inculcation de nouvelles expériences acquises par le truchement de cet atelier, vont pouvoir, dans un avenir proche, renverser la tendance et rehausser l’image de la femme mauritanienne. Celle-là qui veut jouer pleinement son rôle dans un esprit de complémentarité.

D’ailleurs, Mme Saïda Drissi Amrani a déclaré au terme de l’atelier « qu’l y a une grande motivation des participantes dans les travaux de groupes et l’application dans les jeux de rôle. Les questions étaient pertinentes. Par rapport aux outils et aux techniques d’échange, les femmes se sont impliquées dans l’atelier.

Il y a eu une dynamique de groupe évolutive qui montre que les participantes veulent apprendre et sont conscientes de la condition des femmes. Par rapport aux expériences partagées, nous sommes toutes passées par les mêmes étapes. Mais il faut toujours capitaliser les expériences. Nous aurons d’autres occasions pour apporter notre soutien aux femmes mauritaniennes».

Durant cinq jours, les femmes mauritaniennes sous la houlette de leurs homologues du Maroc et de Mme Salimata Sy (photo en illustration), chargée de la formation de l’Afcf, se sont livrées à des exercices qui aboutiront, à coup sûr, à faire de la femme mauritanienne, un leader inconstatable.

Il reste à savoir comment les femmes mauritaniennes comptent s’y prendre sachant que les autorités mauritaniennes rechignent à ratifier et respecter les textes internationaux relatifs aux droits des femmes. Déjà, la réserve relative au CEDEF en son article 16 concernant le divorce en est une parfaite illustration.


Ibou Badiane

(source: cridem.org)

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