navigation

Le wolof dans l’univers de l’informatique 16 juillet, 2008

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

Le directeur exécutif du programme Citoyenneté de Microsoft Afrique de l’Ouest, Samba Guissé, a annoncé ce mardi à Dakar, la traduction d’ici à la fin de cette année des logiciels Windows Vista et Office 2007 en wolof, langue principale parlée au Sénégal et en Gambie.

Selon M. Guissé, qui s’exprimait au cours d’un atelier de formation à l’utilisation de l’informatique pour le compte de micro-entrepreneurs, un partenariat a été mis en place depuis un an entre Microsoft, l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’entreprise Stratégies solutions informatiques pour traduire Windows Vista et Office 2007 en langue wolof.

« Depuis un an, les universitaires, plus particulièrement le département de Linguistique de l’université Cheikh Anta Diop, ont travaillé sur la traduction des mots et expressions français-anglais en wolof« , a renseigné le responsable de Microsoft qui a précisé qu’un glossaire comprenant 2148 mots ou expressions en wolof a été remis au ministère de la culture du Sénégal.

« L’objectif n’est rien d’autre que de s’approcher d’avantage des populations« , a expliqué M. Guissé, ajoutant que le wolof se parle en Gambie, un peu en Mauritanie et au Mali.

Pour lui, lutter contre la fracture numérique, c’est aussi utiliser les langues nationales africaines que la majorité de la population utilise pour communiquer.

Il a indiqué que le Swahili, le Yorouba, l’Afrikaner (parlé en Afrique du Sud) etc sont déjà traduits et de préciser qu’au total, 99 langues locales dans le monde dont une vingtaine en Afrique sont déjà traduites par Microsoft.

Pana via Afriquenligne

 

(Source : www.cridem.org)

De A à Z

Posté par Aboubakry dans : De A à Z , ajouter un commentaire

 A comme addition. L’addition c’est l’une des premières opérations que l’on apprend en arithmétique. C’est une opération plutôt simple, même quand il y a des retenues. Mais l’addition cela peut également être une alchimie politique sous nos cieux. C’est ainsi qu’après les élections présidentielles qui ont porté Sidi Ould Cheikh Abdallahi à la tête du pays, les indépendants ont voulu se donner une majorité pour pouvoir gouverner en toute tranquillité. Aussi ont-il pensé à cette opération magique qu’est l’addition.

Indépendants de gauche, indépendants de droite, indépendants du centre, de l’avant-garde, de l’arrière garde, indépendants libéraux, indépendants conservateurs, ultra indépendants ont pensé que l’addition de leurs forces leur donnerait une majorité confortable.

Il est vrai que la somme de tous les indépendants forme une majorité dans le microcosme politique de notre pays,  mais cette majorité n’est pas forcément cohérente. Et voila que quelques mois après la formation du ‘parti du président’, la machine se grippe et la première crise apparaît au sein de la majorité. Une crise qui paralyse nos institutions.

Cette majorité composée par l’addition des forces de toute nature : forces du changement, forces d’inertie, forces conservatrices et tout ce que l’on veut est incapable de répondre aux aspirations du peuple. Elle est d’ailleurs la première manifestation de la crise que nous traversons. Et cette crise n’est pas comme certains veulent le croire une crise de croissance.

Il y a comme un jeu de cache-cache entre des généraux à l’ombre, un président par défaut, des députés frondeurs ; un jeu qui ne présage rien de bon.

L’addition des contraires donne lieu à un fourre tout d’où il ne peut sortir qu’une cacophonie. Il est temps, grand temps de rectifier le tir. Et rectifier le tir cela pourrait commencer par organiser des élections anticipées quel qu’en soit le prix.

aboubakry_d@yahoo.fr (La Tribune; N° 409)

Rapatriés : essoufflement du processus ? 8 juillet, 2008

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

dscn25071.jpg 

Le premier contingent de rapatriés est arrivé le 29 janvier 2008. Autant les autorités et les bonnes volontés s’étaient penchées sur les premières vagues de rapatriés rentrées au pays autant les dernières sont accueillies dans l’indifférence. Après l’euphorie et la chaleur des premiers retours la machine s’est comme grippée et avec la routine, les derniers rapatriés ont le sentiment d’être abandonnés. Ils font face désormais à une situation des plus critiques : aucune couverture médicale, constructions arrêtées, pas de latrines pour beaucoup, une ration alimentaire maigre, peu d’activités génératrices de revenus et surtout avec l’hivernage qui s’installe,  une précarité qui s’accentue. Le désespoir et la désillusion, voila les sentiments qui animent les rapatriés.

hangar1.jpg Monsieur Mbodj que nous avons trouvé la semaine dernière au site d’accueil de Rosso-lycée, situé à la sortie est de Rosso, à environ deux kilomètres de l’ancien lycée est très déçu. Les 9 premières familles arrivées dans ce site avec la deuxième vague ont obtenu leurs permis d’occuper. Huit d’entre elles ont eu droit à une construction : une chambre de 5m sur 4, pas de latrines jusqu’à présent. La neuvième famille a eu droit à un hangar. Car désormais les constructions sont arrêtées, il n’y aura plus que des hangars et encore ! Pour avoir droit à un hangar il faut que la famille compte au moins quatre personnes. En d’autres termes, un couple qui n’aurait qu’un enfant sera condamné à rester dans les tentes données par le HCR. Des tentes qui ne protègent ni du soleil ni de la pluie.

En plus des neuf familles arrivées dans la deuxième vague, il y a quinze familles (53 personnes) qui attendent depuis leur arrivée. Aucun permis d’occuper n’a été signé depuis plusieurs semaines. On nous aurait dit que le wali doit aller en mission et qu’il ferait le nécessaire à son retour. En attendant, les rapatriés doivent endurer les dures conditions qui sont les leurs.

La maigre ration alimentaire distribuée par le Pam est épuisée depuis belle lurette et les rapatriés qui tirent le diable par la queue pour se nourrir ont du mal à nourrir les vaches laitières qu’ils ont reçues ; certains sont tentés de les vendre.

Il est vrai que le premier contingent a été bien traité : ils n’étaient pas nombreux et des bonnes volontés ont apporté leur aide ; mais cet élan de solidarité semble s’être essoufflé : l’arrivée des rapatriés est devenu un non évènement. Ce qui est inquiétant c’est que si les conditions des rapatriés ne sont pas améliorées dans l’immédiat, c’est tout le processus qui sera mis en péril. Après tout seul un quart environ des quelques 20 000 recensés est arrivé. Il ne faut surtout pas que les autres se découragent et choisissent de rester dans leur terre d’asile.

Djigo Aboubakry 

 (source; La Tribune n° 407)

 

Ingrid Bétancourt est libre 6 juillet, 2008

Posté par Aboubakry dans : actualités , ajouter un commentaire

 ingrid.jpgTrois citoyens américains enlevés en 2003 et 11 militaires colombiens, capturés au combat – il y a dix ans, pour certains -, ont également retrouvé la liberté, au terme d’une incroyable opération militaire menée sans tirer un coup de feu : « Une opération impeccable, parfaite », a commenté Ingrid Betancourt.

Sur le tarmac, l’émotion s’installe. Ingrid embrasse ses amis, ses proches et l’ambassadeur de France, Jean-Michel Marlaud. Le diplomate lui tend un portable, probablement pour parler avec ses enfants, Mélanie et Lorenzo, à Paris. Les généraux présents et le ministre de la défense, Juan Manuel Santos, donnent l’accolade aux soldats et aux policiers libérés.

Dans le regard encore hagard de ces hommes qui ont passé des années dans la jungle, il y a plus d’incrédulité que de bonheur. Les Américains ne sont pas là : ils volent déjà vers les Etats-Unis. Ingrid Betancourt, sa mère, et les autres otages s’agenouillent quelques minutes pour prier en compagnie d’un prêtre venu les accueillir.

La Franco-Colombienne est amaigrie mais éblouissante. Ses longs cheveux tressés sur sa tête, son teint frais et la joie qui irradie son visage lui donnent l’air d’une adolescente en cavale. On en oublierait presque l’interminable épreuve qu’elle vient de traverser.

De sa voix claire, sans jamais trébucher sur les idées ou les mots, elle en parle avec simplicité et dignité. Devant les télévisions du pays, dans les cafés et les centres commerciaux, les Colombiens se figent, comme au soir des grands matches de football.

Quelques heures plus tôt, le ministre colombien de la défense avait annoncé au monde le succès de cette opération « sans précédent », digne du meilleur cinéma d’action américain. Sur la base des témoignages des otages libérés, les militaires ont réussi à localiser la guérilla, dans le département amazonien du Guaviare, dans le sud du pays. Puis ils l’ont infiltrée et trompée.

« DES PERSONNAGES SURRÉALISTES »

Une « organisation humanitaire » a proposé aux guérilleros d’assurer le déplacement des otages pour les remettre au nouveau chef suprême de l’organisation armée, Alfonso Cano. Les guérilleros qui en avaient la garde ont reçu ordre de réunir les 15 otages et de les livrer aux prétendus « humanitaires ». Ingrid Betancourt raconte la suite.

Devant le micro installé au pied de l’avion, les militaires défilent d’abord. Ils disent merci à l’armée « qui ne les a jamais oubliés ». Ils se disent fiers d’appartenir à l’institution militaire. Ils disent que la victoire contre les FARC est désormais assurée. Pas un mot personnel : ils semblent répéter une leçon bien apprise. L’un d’eux a sur l’épaule un drôle de petit écureuil rapporté de la forêt.

Puis c’est le tour d’Ingrid Betancourt. Elle prend son souffle : « J’ai tant attendu ce moment, j’espère que je vais pouvoir parler », dit-elle. Elle remercie d’abord Dieu et la vierge – qu’elle a « si souvent priés » au cours de son calvaire. Puis elle a un mot pour tous ceux qui l’ont accompagnée dans ses prières pendant toutes ces années. Elle le redit, émue, en français. Puis elle remercie avec effusion « l’armée de [sa] patrie » et le président Alvaro Uribe.

Elle raconte ensuite les détails de sa libération et comment elle-même a cru au subterfuge monté par l’armée. Lorsque les faux « humanitaires » - « des personnages surréalistes » – ont débarqué de leur hélicoptère blanc, Ingrid Betancourt s’étonne des sigles inconnus et des T-shirt à l’effigie de Che Guevara. Le découragement la prend à l’idée d’être transférée vers un autre campement. Les guérilleros font monter dans l’avion les otages menottés. Leur chef monte également.

« L’hélicoptère s’est envolé et, tout à coup, quelque chose s’est passé – je ne me suis pas bien rendu compte de quoi – et j’ai vu le commandant guérillero qui, pendant quatre ans avait été si cruel et si humiliant, je l’ai vu au sol, les yeux bandés (…) le chef de l’opération a dit : ‘Nous sommes l’armée colombienne, vous êtes libres’ et l’hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s’est embrassé, on pouvait pas le croire, c’est un miracle » .

Au fil de son récit, elle égrène ses émotions du jour et encore des remerciements : à ses compatriotes, à la France et aux Français, au président Chirac et à son ami Dominique de Villepin, à ses compagnons d’infortune – certains, dit-elle, lui ont sauvé la vie – et aux médias.  » Vous, les médias, nous avez tant aidés « , dit Ingrid Betancourt aux journalistes. La radio est le seul contact des otages avec le monde extérieur. Elle conclut son intervention en évoquant la mémoire de tous ses compagnons d’infortune morts en captivité.

Les questions fusent. Ingrid Betancourt y répond avec grâce, parfois avec humour. Oui, elle a souhaité que l’armée tente un coup de force.  » Face à l’enlèvement, c’est un moindre mal », explique-t-elle. Sa famille s’était farouchement opposée à un éventuel raid de l’armée. Que porte l’ex-otage dans son sac à dos ? Un dictionnaire, des lettres qu’elle espérait faire parvenir à a famille et « des bidules ». Dans la jungle, on a si peu de choses que  » tout devient important ».

Regrette-t-elle ce jour fatal de février 2003 où, candidate à la présidence de la République, elle a décidé de prendre la route contre l’avis de l’armée ? Ingrid rappelle son engagement politique de l’époque et évoque l’idée de destin. « Si c’était à refaire, je le referais », conclut-elle.

Vise-t-elle encore la présidence de la République ? Ingrid crée à nouveau la surprise. Elle défend la réélection du président Alvaro Uribe qui a donné une continuité à la lutte contre les FARC. « Pour le moment, je ne suis qu’un soldat de mon pays au service de la paix », conclut-elle.

« C’est une grande dame et une grande politique qui nous est revenus de la fôret », pointe l’analyste Laura Gil.

Le soir, Ingrid Betancourt et les 11 militaires libérés sont reçus au palais présidentiel. En leur compagnie et entouré de tous les ministres, Alvaro Uribe donne une brève conférence de presse. Il félicite les militaires, les « héros du jour ». Il souligne qu’aucun coup de feu n’a été tiré au cours de la libération des otages, alors que l’armée aurait pu abattre une soixantaine de guérilleros complètement encerclés. Il réitère la disposition de son gouvernement à négocier la paix.

« Ma liberté est un miracle », lui dit Ingrid Betancourt. « Un miracle de Dieu, aidé par l’armée colombienne », précise le président. « C’est bien ça », conclut l’ex-otage.

(source: Le monde)

Trouvez votre notice ... |
Subversif |
passionbulgarie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ECOLE NORMALE DE FILLES D'O...
| La vie secrète des cactées
| RENNES STREET STYLE